Rejet public: Arber Xhekaj visé par les médias de Philadelphie

Rejet public: Arber Xhekaj visé par les médias de Philadelphie

David Garel
Le 2026-07-25

C’est une claque monumentale pour Arber Xhekaj.

Et cette fois, elle ne vient pas d’un journaliste de Montréal ou d’un partisan frustré sur X.

Pas même de Martin St-Louis, son pire ennemi qui le méprise depuis toujours.

Non.

Cette fois, ce sont les médias de Philadelphie eux-mêmes qui rejettent carrément l’idée de voir le Shérif débarquer chez les Flyers.

Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère.

Pour eux, acquérir Arber Xhekaj serait carrément « un désastre total ».

Les différentes émissions de radio et podcast issus de la région de Philadelphie sont unanimes: Arber Xhekaj est nuisible.

Mais les journalistes qui couvrent quotidiennement l’équipe estiment que Xhekaj ne règle pratiquement aucun de leurs véritables problèmes.

Selon eux, Philadelphie a besoin d’un défenseur capable de jouer dans un top-4, de relancer l’attaque, de transporter la rondelle et de contribuer dans les deux sens de la patinoire. À leurs yeux, Xhekaj est un moins que rien qui fait le contraire de tout ça.

Ils citent plusieurs modèles d’analyse différents (RAPM, GAR, WAR, HockeyViz) ainsi que les statistiques de possession et de buts attendus, en affirmant qu’ils racontent tous essentiellement la même histoire.

Peu importe l’outil utilisé, ils soutiennent que Xhekaj est régulièrement dominé territorialement et que le Canadien contrôle moins le jeu lorsqu’il est sur la glace.

C’est cette accumulation d’indicateurs qui les pousse à conclure qu’il ne représente pas une véritable amélioration pour les Flyers, mais bien un régression.

Pourtant, les Flyers cherchent désespérément un défenseur depuis des mois. Ils ont tenté leur chance avec John Carlson, Zach Werenski et Darnell Nurse. Ils ont multiplié les appels partout dans la LNH afin de solidifier leur brigade défensive.

Puis voilà que le nom d’Arber Xhekaj revient dans les rumeurs.

Le journaliste David Pagnotta a confirmé que Philadelphie fait partie des équipes qui suivent son dossier depuis longtemps.

Normalement, ce serait une excellente nouvelle pour un joueur. Débarquer enfin dans une équipe qui te veut et dont le coach ne te méprisera pas.

Devenir un "Broad Street Bullies", quoi de mieux pour le shérif?

Mais comble de malheur, justement le site très popualire "Broad Street Hockey" a littéralement détruit cette possibilité.

Selon eux, Xhekaj représente exactement le type de joueur que les Flyers doivent éviter à tout prix.

Leur argument est brutal.

Ils reconnaissent tous la robustesse du défenseur du Canadien et sa capacité à jeter les gants contre pratiquement n’importe qui.

Ils avouent même que voir Xhekaj distribuer des mises en échec ou gagner un combat demeure spectaculaire pour les amateurs.

Mais, selon eux, si les Flyers veulent réellement ajouter de la robustesse, ils devraient cibler un défenseur capable d’apporter aussi une contribution offensive et de bien faire circuler la rondelle.

La LNH moderne, écrivent-ils, ne récompense plus les joueurs qui misent uniquement sur leur jeu physique. Pour gagner, un défenseur doit également être capable de suivre le rythme du hockey actuel.

Le verdict tombe alors comme une tonne de briques.

Xhekaj ne produit presque rien offensivement.

Il ne joue ni en avantage numérique, ni en désavantage numérique.

Son temps de jeu a diminué de façon importante la saison dernière.

Il a terminé avec seulement quatre points en 65 matchs.

Et surtout, les auteurs de l’article soutiennent que pratiquement tous les modèles d’analyse avancée arrivent à la même conclusion : les Flyers deviendraient une moins bonne équipe avec lui sur la glace.

Le passage est particulièrement cinglant.

Ils vont jusqu’à comparer Xhekaj à Nicolas Deslauriers… mais en défense.

Un joueur extrêmement physique, apprécié pour son intensité, mais qui n’apporterait pas suffisamment de valeur dans le jeu à cinq contre cinq pour justifier une transaction importante.

Ouch.

Puis arrive la phrase qui fait mal.

Les auteurs écrivent qu’ils ne signeraient même pas Xhekaj comme joueur autonome…alors imaginer échanger des actifs pour ensuite lui offrir un contrat important leur paraît complètement incompréhensible.

Ce qui rend cette sortie encore plus cinglante, c’est qu’elle vient d’un marché qui adore pourtant le hockey robuste.

Philadelphie n’a jamais eu peur des joueurs physiques.

Les Flyers ont bâti leur identité sur ce type de hockey.

Les Broad Street Bullies font partie de leur ADN.

S’il existe une ville où Arber Xhekaj semblait pouvoir être accueilli à bras ouverts, c’était probablement Philadelphie.

Et malgré tout…

La majorité de ceux qui couvrent quotidiennement les Flyers affirme qu’il ne représente pas une solution, mais bien un recul.

Plusieurs organisations de la LNH continuent d’apprécier le profil de Xhekaj, et Montréal n’a toujours montré aucun empressement à le laisser partir.

Mais cette sortie publique fait mal à la valeur du pauvre shérif.

Lorsque même un marché reconnu pour son amour du jeu physique commence à remettre aussi sévèrement en question ton impact sur la glace, le message est sans aucune pitié.

Pour Arber Xhekaj, c’est probablement l’une des critiques les plus dures qu’il ait reçues depuis le début de sa carrière.

Et si Kent Hughes ou Jeff Gorton avaient encore besoin d’un rappel sur la polarisation que suscite leur défenseur, ils viennent d’en obtenir un.

Même à Philadelphie, on le méprise.

Martin St-Louis va bien dormir ce soir. Au final, c'est lui qui avait raison depuis le tout début.