Question malaisante d’un journaliste : Cole Caufield finit par rire tellement c’était ridicule

Question malaisante d’un journaliste : Cole Caufield finit par rire tellement c’était ridicule

Par William Petit Lemay le 2026-04-02

Il y a des questions qui tombent bien.

Et il y en a d’autres qui tombent tellement à côté… que même Cole Caufield n’a pas pu s’empêcher de rire.

Parce qu’après avoir encore une fois porté le Canadien de Montréal sur ses épaules avec deux gros buts dans une victoire de 3-2 contre les Rangers, le petit numéro 13 s’est retrouvé devant les médias pour parler de sa soirée. Jusqu’ici, tout allait bien.

Puis un journaliste lui a lancé LA question malaisante.

En gros :

“Tu es à un but de Nathan MacKinnon pour le sommet de la ligue… est-ce que tu y penses?”

Caufield répond d’abord :

“No.”

Petit silence.

Puis tout le monde comprend très vite que… personne n’achète ça.

Même pas lui.

Le journaliste insiste, reformule, revient à la charge… et là, Caufield finit pratiquement par admettre l’évidence en riant :

“You’d be crazy not to know what’s going on around the league…”

Et voilà.

Merci, bonsoir.

Parce qu’on va se dire les vraies affaires deux secondes :

bien sûr qu’il regarde ça.

Voyons donc.

Le gars vient de marquer deux buts énormes, il est rendu à 49 buts cette saison, il est en plein cœur de la course au Rocket Richard, et il est en train de vivre l’une des plus grosses séquences offensives de tout le hockey.

C’est sûr qu’il sait exactement où il est rendu.

Et honnêtement?

Il aurait été bizarre qu’il ne le sache pas.

Le plus beau là-dedans, c’est que malgré ce moment un peu malaisant, Caufield a quand même livré une réponse très “team-first”, très mature, très à l’image de ce groupe-là.

Il a répété que le focus du Canadien, c’est de gagner des matchs, que les statistiques individuelles viennent avec le bon jeu collectif, et qu’en ce moment, le vestiaire est encore affamé.

Et ça se voit.

Parce que pendant que certains parlent de ses buts, le Canadien, lui, continue simplement de rouler sur tout ce qui bouge.

Avec cette victoire contre les Rangers, Montréal signe une 7e victoire de suite en temps réglementaire, une première du genre depuis la fin de l’année 2016.

Et surtout :

le voyage sur la route est jusqu’ici parfait.

4 victoires en 4 matchs, toutes en temps réglementaire.

C’est majeur.

Et au centre de cette séquence-là, il y a évidemment le trio qui fait complètement exploser la ligue en ce moment :

Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovský.

Caufield lui-même l’a admis après le match : on sent que les trois se trouvent naturellement, qu’ils connaissent leurs routes, qu’ils savent où chacun va être.

Sur son premier but, on a encore vu exactement ça.

Nick Suzuki lit le jeu comme un cerveau offensif élite.

Juraj Slafkovský sert une superbe passe.

Et Caufield fait le reste.

Encore.

Slaf, lui aussi, a confirmé que oui, évidemment, ils essaient de le trouver quand il est libre… mais que le trio joue surtout la game de la bonne façon, et que les récompenses viennent naturellement quand tout le monde reste discipliné.

Résultat?

Caufield a été nommé première étoile du match, avec ses 48e et 49e buts de la saison.

Et ce qui est complètement fou là-dedans?

Aucun de ses 49 buts n’a été marqué dans un filet désert.

Pas un seul.

Tout est “legit”.

Tout est gagné pour vrai.

Et son deuxième but de la soirée résume parfaitement la saison qu’il est en train de connaître.

Les Rangers venaient à peine de créer l’égalité 2-2…

Et seulement 47 secondes plus tard, Caufield leur a planté le poignard.

Encore un but qui fait mal.

Encore un but qui change un match.

Encore un but gagnant.

C’était d’ailleurs son 12e but gagnant de la saison.

Douze.

C’est énorme.

Alors oui, la question du journaliste était franchement niaiseuse.

Parce qu’évidemment que Cole Caufield regarde Nathan MacKinnon.

Mais la vraie nouvelle, ce n’est même pas ça.

La vraie nouvelle, c’est que pendant que tout le monde commence à parler du Rocket Richard…

Cole Caufield, lui, est surtout en train de faire gagner le Canadien soir après soir.