Bryce Pickford affole les compteurs… et relance un débat beaucoup plus grand à Montréal
Pendant que la WHL assiste à une réécriture complète de son livre des records, le Canadien de Montréal se retrouve, presque malgré lui, au cœur d’un débat stratégique majeur sur le marché des transactions.
Vendredi soir, Bryce Pickford a inscrit son 33e but de la saison, devenant le défenseur ayant marqué le plus de buts en WHL depuis 30 ans. Un exploit rarissime et un record de l’ère moderne.
🐅 GRAB THAT RECORD SETTING PUCK!!! 🐅
— Medicine Hat Tigers (@tigershockey) January 17, 2026
Bryce Pickford scores his 33rd goal of the season, setting a new WHL record for goals by a defenceman in a single season during the internet era! 🚨🐅#GoHabsGo | @CanadiensMTL pic.twitter.com/gCJOnL2K6Z
Surtout, c'est un signal extrêmement clair envoyé à toute la LNH : ce joueur est devenu un actif de premier plan.
Mais à Montréal, cette explosion offensive n’est plus seulement admirée. Elle est analysée, disséquée… et même redoutée.
Parce que plus Pickford marque, plus une question s’impose : le Canadien a-t-il réellement besoin d’un autre défenseur offensif?
Sur le plan individuel, Pickford est en train de faire exactement ce qu’un espoir de haut niveau doit faire : dominer, attirer l’attention, créer de la valeur.
Sur le plan organisationnel, toutefois, son profil entre en collision directe avec la réalité du CH :
Lane Hutson est déjà le moteur offensif de la ligne bleue
Noah Dobson est installé comme défenseur droitier offensif établi
Mike Matheson reste une menace constante en transition
Montréal n’a pas un problème de production offensive en défense.
Il a un problème de robustesse pour nettoyer le filet.
Et c’est là que Pickford, aussi spectaculaire soit-il, devient logiquement discutable à long terme.
Jusqu’à récemment, le Canadien était perçu comme hors course dans le dossier Artemi Panarin. Trop cher. Trop vieux. Trop compliqué. Et trop de tension entre Chris Drury et Jeff Gorton.
Puis Renaud Lavoie a semé le doute : il ne faut pas écarter Montréal du dossier Panarin.
Pas parce que le CH est favori. Mais parce qu’il doit s’informer.
Les Rangers ont officiellement amorcé un « retool ».
Elliotte Friedman a confirmé que Panarin ne recevra pas d’offre de prolongation.
À 34 ans, 51 points en 47 matchs, encore dominant, Panarin ne fait plus partie du plan à moyen terme à New York.
Et là, soudainement, la valeur de Pickford prend un tout autre sens.
Sur les réseaux sociaux, une idée revient sans cesse :
Pickford pourrait être l'une de spièces défensives dans un gros package.
C’est dans ce contexte que surgissent des propositions audacieuses, voire irréalistes, comme celle-ci :
Kirby Dach + L.J. Mooney + Adam Engström ou Bryce Pickford + 1er choix 2026 contre Artemi Panarin (50 % retenu + prolongation courte de 2-3 ans.)
Or :#GoHabsGo
— 🇨🇦 Alex (@AbsCoverage) January 16, 2026
F Artemi Panarin (50% retained - 2026 UFA)
* 2-3 year extension after the season#NYR
F Kirby Dach (2026 RFA)
F L.J. Mooney
D Adam Engstrom or Bryce Pickford
2026 1st
The assets help the Rangers and the Habs give up assets they don't badly need. https://t.co/88M6qe6DjA
Est-ce suffisant? Probablement pas. Mais les Rangers obtiendraient quand même un jeune centre qui n'a pas atteint son potentiel à cause des blessures (Kirby Dach), un petit attaquant tellement talentueux et américain en LJ Mooney, un jeune défenseur complet en Adam Engstron ou un pari plus risqué, mais au potentiel incroyable en Bryce Pickford.
Sans oubolier le choix de 1re ronde 2026 qui est parfait pour la reconstruction des Rangers.
Le simple fait que ce genre de montage soit débattu démontre une chose :
Pickford n’est plus vu uniquement comme “l’avenir”, il est vu comme une monnaie d'échange.
La réalité Panarin–Montréal
Soyons lucides.
Les relations Gorton–Drury sont glaciales
Renaud Lavoie l’a rappelé : aucune transaction CH–Rangers depuis l’arrivée de Gorton à Montréal.
Panarin contrôle sa destination
Clause de non-mouvement, volonté claire de jouer pour un aspirant.
Le prix sera énorme
Un simple package de “joueurs à potentiel" ne suffira jamais.
Donc non, le Canadien n’est pas favori.
Mais oui, le Canadien observe et songe à vendre Pickford alors que sa valeur est au top. N'oublions pas. On parle d'un défenseur de 19 ans, bientôt 20 ans, qui joue dans la ligue la plus faible du pays et qui n'a pas été repêché à sa première annèe d'admissibilité.
Bref, il pourrait frapper un mur chez les professionnels. Autant le transiger avant.
Le Canadien n’est pas en train de “se débarrasser” de Pickford.
Il est en train de constater que, dans une ligue où les joueurs d’impact offensif coûtent une fortune, un défenseur offensif en surplus devient une clé potentielle.
La vraie question n’est pas :
Bryce Pickford sera-t-il échangé?
La vraie question est plutôt : pour qui?
Panarin n’est peut-être pas la destination finale.
Mais il est le symbole d’un virage clair :
Le Canadien ne regarde plus seulement vers demain. Il pense à aujourd'hui.
Et Bryce Pickford, en pleine saison historique, est désormais au cœur de cette équation.
