Il ne peut pas s’en empêcher.
Même quand son équipe tire de l’arrière dans la série, Jon Cooper trouve encore une façon de lancer des petites flèches psychologiques au Canadiens de Montréal.
C’est Cole Caufield qui a servi de cible indirecte.
Sous prétexte de défendre Brayden Point, l’entraîneur du Lightning de Tampa Bay a tranquillement glissé une comparaison qui n’avait absolument rien d’innocent. Une comparaison calculée. Une comparaison très “Cooper”.
Point connaît une saison horrible. L'attaquant a marqué vendredi, mais avant ça, il connaissait une série extrêmement discrète.
Depuis son retour de blessure, il n’a inscrit que cinq buts en 27 matchs. Son efficacité au tir a complètement chuté, lui qui était autrefois l’un des marqueurs les plus dangereux de la LNH.
Après des saisons de 51, 46 et 42 buts, lui qui présentait un taux d’efficacité monstrueux de 21,4 % entre 2022 et 2025. Son pourcentage de réussite au tir a chuté à 11 %, pratiquement la moitié de son rythme habituel.
Dans cette série, il affichait aussi un différentiel de -3 avant vendredi, notamment après un revirement en zone offensive ayant directement mené au but d’Alexandre Texier.
Malgré tout ça, Cooper a décidé de détourner l’attention vers Cole Caufield au lieu d’admettre que Point connaît lui aussi des difficultés offensives majeures.
« C’est tellement difficile de marquer 50 buts. Va-t-il en marquer 50 chaque année pendant les 10 prochaines années ? Peut-être… mais j’en doute. »
Bang.
Cooper essayait subtilement de rappeler que les séries sont différentes, que les marqueurs finissent par être ciblés, étudiés, étouffés… et surtout que Caufield, malgré sa saison de 51 buts, est présentement coincé à zéro dans cette série.
« Ces buts ne viennent pas aussi facilement, parce que les adversaires s’y attendent.
« Est-ce frustrant quand tu es habitué à connaître du succès ? Absolument, ça peut l’être. »
Et mine de rien, il a ensuite défendu Point en expliquant que contrairement à plusieurs marqueurs, lui continue d’aider son équipe ailleurs sur la glace.
« Il ne reçoit pas assez de crédit pour son jeu défensif. »
Même quand Brayden Point ne marque pas, il reste utile.
La comparaison implicite avec Caufield était impossible à manquer.
Surtout après le troisième match où le premier trio montréalais a encore eu énormément de difficulté à cinq contre cinq.
Et honnêtement, ça commence à ressembler à de la psychologie à deux cennes.
Parce qu’on parle ici d’un entraîneur qui voit son équipe perdre le contrôle de la série… mais qui continue à jouer aux échecs médiatiques au lieu de régler certains problèmes évidents sur la glace.
Pendant ce temps-là, Caufield attire toute l’attention défensive du Lightning soir après soir.
Anthony Cirelli le suit partout.
Brandon Hagel lui colle à la peau.
Les défenseurs ferment systématiquement son espace en entrée de zone.
Et malgré tout ça, Cooper agit comme si le problème était uniquement individuel. Il veut enfoncer Caufield jusqu'au cou en lui mettant encore plus de pression sur les épaules.
C’est toujours plus facile d’essayer d’installer le doute chez l’adversaire que d’admettre que le Canadien neutralise beaucoup mieux Tampa Bay que prévu.
Cette sortie publique arrive au moment exact où plusieurs commencent justement à dire que Martin St-Louis est en train de gagner la bataille stratégique.
Le Canadien a réussi à limiter les dégâts malgré les difficultés offensives de son premier trio.
Le trio de Kirby Dach a pris le relais.
Lane Hutson est le MVP de cette série.
Le Centre Bell a complètement changé l’énergie de la série.
Et pendant que Montréal parle de solidarité, de confiance et de résilience, Cooper, lui, continue d’envoyer des petites pointes sur les vedettes adverses.
Ça commence à sentir la frustration.
Son manque de classe nous pue au nez. Jon Cooper continue d'entacher sa réputation jour après jour...
