Propos inacceptables à Montréal: Jon Cooper est un perdant

Propos inacceptables à Montréal: Jon Cooper est un perdant

Par David Garel le 2026-04-10

Ça change vite, parfois. Avant le match, Jon Cooper distribuait les fleurs, comparait Ivan Demidov à Nikita Kucherov, parlait avec respect…

Puis dès que son équipe s’est fait bousculer au Centre Bell, le discours s’est transformé. Plus rien sur le hockey. Plus rien sur la domination du Canadiens de Montréal. Juste des plaintes. Juste des excuses. Juste un coach qui cherche ailleurs.

“Je suis surpris qu’ils aient eu six avantages numériques de suite… on devait être les agresseurs, apparemment.”

Apparemment?

C’est là que ça devient difficile à prendre au sérieux.

Parce que tout le monde a vu le match. Tout le monde a vu Corey Perry s’en prendre à Lane Hutson, un jeune défenseur qui a la moitié de son vécu.

Tout le monde a vu à quel point Perry a eu peur d'Arber Xhekaj. Il shakait dans ses culottes.

Tout le monde a vu Brayden Point rentrer dans Jakub Dobeš.

Tout le monde a vu Josh Anderson donner une volée à Declan Carlile.

Tout le monde a vu le chaos, les mêlées, les coups après le sifflet. Ce n’était pas une équipe victime. C’était une équipe frustrée qui essayait de provoquer quelque chose… et qui s’est fait répondre.

Parce que cette fois-là, le Canadien n’a pas plié.

Josh Anderson a répondu présent, physiquement, solidement. Arber Xhekaj était là, dans l’ombre, prêt à calmer n’importe qui. Jayden Struble aussi. Et tout à coup, la dynamique a changé. Le Lightning n’imposait plus rien. Il subissait.

Et ça, Cooper ne l’a pas aimé.

Parce que son équipe, habituée d’intimider, s’est retrouvée à reculer.

Alors il a fait ce que certains entraîneurs font quand ça dérape : il a déplacé le narratif. Il a parlé des arbitres. Il a insinué une injustice. Il a tenté de détourner l’attention.

Comme un perdant.

Mais ça n’a pas passé.

Même Maxim Lapierre l’a envoyé promener publiquement :

“Est-il sérieux? Contrôle ton groupe un peu… ça s’appelle de la discipline. Vous avez gagné des Coupes en jouant de la bonne façon, pas en essayant de devenir les Panthers.”

Et il a raison.

Parce que depuis sa défaite en finale des Jeux olympiques, Jon Cooper ne dégage plus la même chose. Le même calme, la même maîtrise, la même lucidité. Il parle comme un entraîneur qui cherche des réponses à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur de son vestiaire. Il parle comme un perdant.

Il avait mis la défaite en finale olympique sur le fait que Connor Helleybuyck avait volé le match.

Et aujourd'hui, on voit un perdant qui n’accepte pas que son équipe se fasse brasser. Un perdant qui n’accepte pas que le Canadiens de Montréalait non seulement tenu le coup, mais imposé sa loi physiquement. Un perdant qui, au lieu de regarder ses joueurs perdre la tête, préfère regarder les arbitres.

Et en séries, cette mentalité-là, ça ne pardonne pas.

Parce que les grandes équipes gagnent avec structure et discipline, pas en essayant de jouer les durs quand le match leur échappe.

Tampa Bay l’a déjà compris dans ses années de Coupe Stanley. Mais là, ça ressemble à autre chose. À une équipe irritée. À une équipe qui perd le contrôle. À une équipe qui teste les limites… et qui n’aime pas la réponse.

Et pendant ce temps-là, à Montréal?

Cole Caufield marque 50. Juraj Slafkovsky en met 30. Nick Suzuki approche les 100 points. Le Centre Bell explose. L’équipe gagne. L’équipe répond. L’équipe grandit.

Et surtout, l’équipe ne se laisse plus intimider.

Ce match-là n’était pas juste une victoire. C’était un message.

Parce que tout indique qu’on s’enligne vers un affrontement entre le Lightning de Tampa Bay et les Canadiens de Montréal au premier tour.

Et si c’est ça, la version du Lightning qu’on va voir, une équipe frustrée, indisciplinée, dirigée par un coach qui regarde ailleurs au lieu de regarder son groupe, ils viennent peut-être de réaliser une chose essentielle.

Ils ne font plus peur à personne.