Propos déplacés d'Arber Xhekaj envers Corey Perry: le shérif averti par Martin St-Louis

Propos déplacés d'Arber Xhekaj envers Corey Perry: le shérif averti par Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-04-17

Wow. On ne s'attendait pas à ça.

Martin St-Louis lance un avertissement public à Arber Xhekaj.

Dans cette série contre le Lightning de Tampa Bay, il n’y aura pas juste du hockey. Il va y avoir un combat mental, un jeu de pièges, un test de discipline… et Perry est encore, à 40 ans, l’un des meilleurs dans la ligue pour faire dérailler un adversaire.

St-Louis ne l’a pas dit pour rien. Il l’a vu de ses propres yeux au dernier affrontement. Perry a attiré Xhekaj dans un piège classique, une petite séquence où il s'en prend à Lane Hutson, un coup vicieux bien placé, une provocation de trop… et le jeune défenseur a mordu.

Arber Xhekaj aurait répondu à Corey Perry avec des paroles totalement non-respectueuses. Selon les échos qui circulent, il ne s’est pas contenté de le challenger physiquement ou de lui dire de se tenir loin de Lane Hutson. Il aurait volontairement appuyé là où ça fait le plus mal, en ramenant Perry à son passé récent.

Le shéri flui a rappelé que Perry jouait avec les Blackhawks de Chicago… et du jour au lendemain, l’organisation l’a carrément mis dehors.

Officiellement, le club a parlé de « comportement inacceptable », sans entrer dans les détails. Mais très vite, on a compris que ce n’était pas quelque chose de mineur.

Dans les jours qui ont suivi, Perry lui-même a publié un communiqué pour s’excuser. Il a reconnu que « son comportement était inapproprié et mauvais », qu’il avait pris de mauvaises décisions, et qu’il devait aller chercher de l’aide. Il a aussi confirmé qu’il entamait des démarches pour régler un problème lié à l’alcool.

Autour de ça, il y a eu énormément de rumeurs. Certaines complètement dérapées, notamment celle impliquant la famille de Connor Bedard, que Perry a lui-même démenties publiquement. Mais même si ces histoires-là étaient fausses, ça n’efface pas le fond du dossier : il y a eu un incident sérieux à l’interne impliquant une employée des Blackhawks, assez grave pour qu’une équipe de la LNH décide de couper les ponts immédiatement.

Xhekaj en a donc profité pour le traiter de saoulon qui perd le contrôle, un gars qui agit “comme s’il sortait d’un bar”, une référence directe aux événements qui ont mené à son départ des Blackhawks de Chicago en 2023.

Et certains vont encore plus loin en parlant d’allusions à sa vie personnelle, à sa réputation, à son couple en parlant de femme trompée, des propos durs, calculés, faits pour atteindre l’orgueil et l’image plutôt que le joueur sur la glace.

Xhekaj n’a pas essayé de calmer le jeu, il a choisi de le confronter sur le même terrain, en lui renvoyant tout ce bagage en pleine face.

On connaît la suite: Xhekaj a ensuite pri une punition inutile pour rudesse, exactement ce que Tampa voulait. Après le match, St-Louis n’a pas tourné autour du pot. Il a lancé, très lucide :

“Perry, ça fait 40 ans qu’il fait ça… et on est tombés dedans.”

Il l'a répété encore une fois aujourd'hui.

Ce n’est pas une critique gratuite. C’est une leçon.

Parce que Perry, ce n’est pas juste un vétéran qui traîne en fin de carrière. C’est un spécialiste des séries. Un joueur qui a disputé plus de 230 matchs éliminatoires, qui a gagné une Coupe Stanley, et qui a participé à cinq finales dans les dernières années avec différentes équipes.

Il ne domine plus comme avant offensivement, mais son impact est ailleurs maintenant. Dans les détails. Dans l’irritation. Dans les petites choses qui te font sortir de ton match.

Sa force? il sait exactement quand le faire.

Une poussée après le sifflet. Un coup de bâton discret. Un mot glissé à l’oreille. Rien de spectaculaire, mais toujours au bon moment. Surtout en séries, où les arbitres en laissent passer davantage.

C’est là qu’il devient dangereux. Parce qu’il joue constamment sur la ligne… et souvent, c’est l’autre qui écope.

C’est pour ça que le message de St-Louis est aussi important.

Il ne demande pas à Xhekaj d’arrêter d’être robuste. Au contraire, le Canadiens de Montréal a besoin de sa présence physique, surtout avec un duo avec Jayden Struble sur la troisième paire.

Cette paire va être utilisé pour brasser, pour imposer un rythme, pour répondre à l’intensité de Tampa.

Mais il y a une ligne à ne pas franchir.

Parce que chaque pénalité inutile, c’est une invitation au jeu de puissance du Lightning. Et même si leur avantage numérique tourne autour de 21 %, c’est le genre d’équipe qui peut te faire payer immédiatement quand tu leur donnes une ouverture.

St-Louis l’a répété toute l’année : contre ce genre d’adversaire, tu te tires dans le pied une fois… et tu le payes cash.

C’est là que l’exemple de Lane Hutson devient aussi un avertissement.

Dans une séquence récente, Perry a essayé de le provoquer de la même manière. Même recette. Même approche. Et Hutson n’a tout simplement pas embarqué. Il l’a regardé, puis il est reparti jouer. Rien de plus. Aucun spectacle. Aucun geste inutile.

C’est exactement ce que le Canadien doit reproduire.

Parce que si Xhekaj tombe dans le piège, Tampa gagne déjà une bataille. Pas sur le tableau indicateur… mais dans la tête.

C'est à cet endroit que cette série peut basculer.

Le choix d’envoyer Xhekaj dans l’alignement, jumelé à Struble, montre que St-Louis veut du caractère, de la robustesse, de la présence physique. Mais en même temps, il envoie un message très clair :

“Sois dur… mais sois intelligent.”

Face à un joueur comme Corey Perry, ce n’est pas la force qui fait la différence.

C’est le contrôle.

Et dimanche, dès les premières présences, on va voir si le Canadien a appris la leçon… ou si Perry est encore capable de tirer les ficelles.