Les propos de Antoine Roussel sur la foule du Centre Bell ont frappé comme une bombe après la défaite du Canadiens de Montréal.
Des propos... déplacés...
Ça passe extrêmement mal à Montréal.
L’ancien joueur de la LNH a carrément laissé entendre que l’amphithéâtre avait perdu son énergie après la mise en échec sur Juraj Slafkovský, parlant d’une foule devenue trop silencieuse, trop amorphe, incapable de redonner du momentum à son équipe quand le match a commencé à déraper.
" J'ai vraiment été déçu par la foule du Centre Bell. Les fans ont été mous ce soir. Ils manquaient d'énergier".
Selon lui, même la fameuse pénalité controversée à Oliver Kapanen n’a pas provoqué la réaction explosive qu’on s’attend normalement à voir au Centre Bell pendant les séries.
Le problème, c’est que des millions de téléspectateurs ont entendu exactement le contraire.
Quand la punition a été annoncée, le Centre Bell a rugi de colère.
Quand les reprises ont montré le retard évident dans la réaction de Dominic James, l’amphithéâtre hurlait.
Et après la mise en échec de Slafkovsky, ce n’était pas une foule amorphe qu’on entendait, c’était surtout un bâtiment complètement sonné.
Nuance énorme.
Les partisans voyaient leur jeune vedette tomber lourdement après avoir déjà encaissé plusieurs coups violents depuis le début de la série. Pendant quelques secondes, l’ambiance n’était plus à la fête ni à l’intimidation. C’était de l’inquiétude pure.
Demander à une foule de maintenir le même niveau d’énergie quand ton équipe passe son temps au banc des pénalités contre le Lightning de Tampa Bay devient extrêmement injuste.
Le Canadien ne touchait plus à la rondelle.
Le rythme du match était constamment cassé.
Et malgré ça, le Centre Bell a explosé à plusieurs reprises pendant la rencontre.
Voilà pourquoi les commentaires de Roussel dérangent autant aujourd’hui. Montréal venait encore de livrer une ambiance que plusieurs marchés américains sont incapables de reproduire même en finale de conférence, puis on se fait expliquer que la foule était molle.
Pour énormément de partisans, ça ressemble surtout à une critique complètement déconnectée de ce qui s’est réellement passé dans l’aréna.
Mais ce qu'on reproche surtout à Antoine Roussel aujourd’hui, ce n’est même pas d’avoir analysé l’ambiance du Centre Bell. C’est le ton utilisé.
L’impression qu’il rejetait presque une énorme de la faute sur les partisans après une défaite déjà extrêmement difficile à avaler pour tout le monde autour des Canadiens de Montréal.
Comme si c'était la faute de la foule si on avait perdu.
Voir la foule s’inquiéter après la lourde mise en échec subie par Juraj Slafkovský, c’était parfaitement normal.
Le bâtiment entier venait de voir un jeune joueur déjà secoué depuis le début de la série tomber lourdement après un autre contact violent. Pendant quelques instants, les gens ne pensaient plus à crier ou à intimider l’adversaire. Ils regardaient surtout pour voir si Slafkovsky allait se relever correctement.
C’est humain.
Puis malgré ça, entendre Roussel revenir plusieurs fois sur le sujet pendant l’après-match, avec irritation et mépris, comme si le Centre Bell avait laissé tomber l’équipe en troisième période, ça a extrêmement mal passé.
Surtout dans une ville qui vit littéralement chaque présence des séries comme une question de vie ou de mort.
Les réseaux sociaux ont explosé rapidement après ses commentaires. Plusieurs partisans ont senti que Roussel les regardait de haut.
Il faudrait que Roussel écoute les paroles de Martin St-Louis. Il faut se serrer les coudes tous ensemble au lieu de commencer à pointer les partisans du doigt.
Une énorme partie de Montréal n’a pas du tout apprécié de se faire dire qu’elle était responsable d’une défaite aussi crève-cœur.
À Roussel de s'excuser sur-le-champ...
