Propos dégradants de Jean-Charles Lajoie: Mike Matheson ne mérite pas ce traitement

Propos dégradants de Jean-Charles Lajoie: Mike Matheson ne mérite pas ce traitement

Par David Garel le 2026-05-07

Jean-Charles Lajoie a complètement détruit les Canadiens de Montréal après la défaite contre les Sabres de Buffalo.

Et quand on dit détruit, ce n’est même plus de la critique normale. C’était une attaque mur à mur contre pratiquement tout le vestiaire, contre Martin St-Louis, contre Cole Caufield, contre Mike Matheson, contre la mollesse du groupe au complet.

Pendant de longues minutes, JiC s'est vidé...

Le premier à passer dans la machine? Cole Caufield.

« Là, c’est vraiment Caufield The Friendly Ghost. Monsieur Lady Bing. Ce n’est plus des farces. »

Puis ça a dégénéré encore plus vite quand il a commencé à comparer Zach Benson à la version que Montréal rêverait de voir chez Caufield :

« Benson, c’est Gallagher dans son prime. La meilleure version de Gallagher. C’est Caufield avec du courage. »

« C’est Caufield avec du courage. Courage, ça donne Brad Marchand. Parce que Caufield, il joue pas chien. Il est candidat au Lady Byng. Benson, lui, il joue chien comme Brad Marchand. »

Et JiC ne s’est pas arrêté là.

Il a tout simplement accusé Caufield de jouer pour éviter les contacts :

« On demande juste à Caufield de suivre l’exemple de Benson. Arrêter de fourrer le break. Arrêter de prendre des détours sur la glace. Arrêter de chercher des poches d’air pour aller se cacher pour pas se faire frapper. »

Puis il a explosé :

« Je vais y aller, je vais me faire visser, je vais y retourner, je vais me faire déchausser, je vais y retourner pareil. »

Mais Caufield n’était même pas le seul dans sa ligne de mire.

JiC a commencé à nommer les « abonnés absents » un après l’autre.

« Caufield. Abonné absent. Slavkovsky, abonné absent. Alexandre Texier, absent. Grave. »

Puis il a embarqué sur les défenseurs :

« Matheson, absent. Dobson, absent. Guhle, absent. »

Même Lane Hutson n’a pas été épargné :

« Je le mets pas dans les absents, mais il n’a pas joué un bon match. »

Puis le coup de grâce est venu contre Martin St-Louis.

« Moi, je pense que Martin, hier… absent. »

Silence.

« Hier, il a pas coaché. »

Et là, JiC s’est complètement vidé le cœur :

« Après la deuxième période, faut que tu t’enlèves les mains des poches. Start-toi une gomme, Martin. Pogne un buzz sur une nouvelle saveur. Il faut que tu apportes des ajustements. »

Selon lui, Martin St-Louis s’est entêté inutilement avec son premier trio :

« Il fallait même pas qu’ils jouent ensemble. Pas parce qu’ils sont pas bons ensemble. Parce que t’as besoin de départager ton talent. Une ligne, t’en auras pas assez contre Buffalo. »

Puis il a proposé de complètement brasser les cartes :

« Suzuki avec Slafkovsky et Anderson. Puis Demidov avec Dach et Bolduc. »

Et attention à ce qu’il a dit sur Cole Caufield :

« Tant qu’à moi, il joue sur un quatrième trio. Tu lui donnes son avantage numérique. Il est mieux de se le grouiller. »

Puis la phrase qui a probablement le plus choqué :

« Hier, il a donné 20 minutes à Caufield. 20 minutes à Slafkovsky. Pendant que Bolduc a pas joué 9 minutes puis Dach pas joué 10 minutes. »

JiC a aussi détruit Mike Matheson d’une façon particulièrement cruelle :

« Mike, on le sait que tu poussera jamais 325 livres au bench. On le sait, t’es grand, mais t’es gros comme un pou. »

« Tu patines élégant, mais t’as aucune autorité physique. »

Avait-il vraiment besoin de tenir des propos aussi méchants et dégradants? N

Puis il s’est servi du but de Bowen Byram pour illustrer son point.

Pendant que Jordan Greenway était devant Jakub Dobeš pour déranger le gardien…

« Quand Bowen Byram a scoré en avantage numérique… t’as-tu remarqué qui était devant Jakub Dobeš pour faire écran? Évidemment, le gros Greenway des Sabres. Ça, c’est normal. Mais qui était là à donner des petites tapes sur les fesses amicales à Greenway? Mike Matheson. »

Et évidemment, Arber Xhekaj est rapidement revenu dans la discussion.

Selon JiC, si Xhekaj avait été utilisé correctement, Greenway n’aurait jamais fait la loi comme ça :

« Si Xhekaj avait été là à la place de Matheson, si Greenway était resté là… il serait dans un bain de glace depuis huit heures ce matin. »

« Martin, Arber Xhekaj a joué sept minutes et quart hier. Si à chaque fois qu’il embarque sur la glace, tu viens en sueur, tu te mets les mains moites parce que t’as pas confiance en lui… comment tu penses que lui va avoir confiance en lui? »

Même Dobeš a reçu son message :

« Là, Dobeš, faut que tu te lâches les noix. Ta palette de hockey… relève le gars un peu. »

JiC trouvait que le gardien avait été abandonné par ses coéquipiers :

« Il a été laissé à lui-même. Il n’y avait pas d’équipe devant lui. »

Puis il a terminé avec une autre flèche envers Martin St-Louis :

« Un match, c’est une histoire. Chaque match mérite que tu te vires sur un dix cennes. Hier, il a regardé ça comme un observateur. »

Clairement, à ses yeux, le problème dépasse largement une simple mauvaise soirée.

Pour Jean-Charles Lajoie, le Canadien s’est fait intimider physiquement, mentalement et émotionnellement par les Sabres de Buffalo… et plusieurs joueurs sont des lâches peureux.

Tout ça après une seule défaite. Et toi Jean-Charles, tu pousses combien au bench? Je demande pour un ami...