Le Canadien vient d’envoyer un message sans pitié à Samuel Montembeault
Ouch.
Depuis quelques jours, toute l’attention est tournée vers David Reinbacher et le programme extrêmement rigoureux que le Canadien lui a préparé en vue du prochain camp d’entraînement.
L’organisation a mis en place un véritable plan de développement personnalisé. Préparation physique, nutrition, prise de masse musculaire, suivi quotidien… absolument rien n’est laissé au hasard.
Ce n’est pas simplement un programme d’été.
C’est un investissement majeur.
Le Canadien veut donner à Reinbacher toutes les chances de s’imposer dès cette saison dans la LNH. Après les blessures qui ont ralenti son développement depuis son arrivée en Amérique du Nord, l’organisation veut maintenant accélérer les choses. Tout est pensé pour lui permettre de franchir la prochaine étape.
Voilà exactement comment une équipe traite un joueur qu’elle considère comme un morceau important de son avenir.
Pendant que Reinbacher bénéficie d’un encadrement complet et de toutes les ressources de l’organisation, le dossier Montembeault donne une impression complètement différente.
D’un côté, on bâtit un plan de développement sur mesure pour préparer un joueur à devenir un pilier de l’organisation.
De l’autre…
Montembeault est abandonné par l'organisation depuis que personne ne le voulait sur le marché des transactions.
Ce n’est pas seulement son rendement sur la glace qui a dégouté les DG de la LNH.
Rappelez-vous en décembre dernier quand il a été retiré de l’alignement en raison d’une maladie avant qu'il soit aperçu dans la région de Bécancour... chez parents.
Il se disait trop malade pour être en uniforme, mais il s'en va chez "popa" et "moman" pour se faire traiter aux petits oignons la même journée.
Justement, sa maman a commencé à poser de plus en plus de problème pour l'organisation. Elle lui préparait toujours des petits plats préparés "très gourmands" qu'il amenait dans le vestiaire.
À force de manger des muffins aux pépites de chocolat, Sam a pris du poids. Pas pour rien qu'il semblait toujours essoufflé sur la glace. Son taux de gras était très inquiétant la saison dernière.
Et cela ne s'est pas améliorté cet été.
Tout le monde trouve ça bien "cute" qu'il soit appelé "Snacks", mais la réalité est que Sam a un grave problème au niveau de son alimentation.
Il a reçu ce surnom, car sa mère lui prépare toujours des collations pour le vestiaire: pain au banane, sucreries, muffins, chocolatines, etc.
Pourquoi personne de l'organisation a pris en charge le dossier pour lui dire que les desserts de sa mère n'étaient pas gagnants pour sa forme physique?
Non seulement Martin St-Louis ne l'a jamais averti.
Mais cet été, les dirigeants du CH n'ont rien fait pour lui prescrire un programme afin qu'il perde du poids.
Lorsqu’une organisation croit profondément en un joueur, elle investit massivement dans son développement. Elle lui fournit les meilleurs spécialistes, elle construit un programme adapté à ses besoins et elle suit son évolution jusque dans les moindres détails.
C’est exactement ce que le Canadien fait avec David Reinbacher.
L’ancien cinquième choix au total n’est plus traité comme un simple espoir.
Il est traité comme un futur élément essentiel de la défensive montréalaise.
Le message est tellement clair.
L’organisation veut qu’il arrive au camp prêt à gagner son poste, et elle est prête à investir toutes les ressources nécessaires pour y parvenir.
Pendant ce temps, le dossier Montembeault raconte une toute autre histoire.
Kent Hughes et Jeff Gorton ne sont plus capables de voir le gardien en peinture.
Donc au lien de tenter de prendre en charge le gras de Sam, ils l'ont écarté.
Le Canadien a plutôt décidé de remodeler sa hiérarchie devant le filet. Jacob Fowler représente l’avenir. Jakub Dobeš est le nouveau gardien numéro un.
Sam et ses collations... ont été tassées sans aucune empathie.
Pas de temps à perdre pour aider le gardien grassouillet à reprendre le droit chemin.
Le CH lui a fait comprendre qu'il ne méritait pas qu'on investisse en lui.
Kent Hughes a tout fait pour le transiger. Mais qui voudra d'un gardien en méforme physique, trop proche de ses parents, au mental friable et à l'éthique de travail défaillante.
Autant investir dans de vrais athlètes.
Le traitement réservé à David Reinbacher en est probablement le meilleur exemple.
Le Canadien ne prépare pas simplement son prochain camp d’entraînement.
Il prépare déjà son avenir.
Et lorsqu’on regarde où l’organisation choisit d’investir son temps, son énergie et ses ressources, on comprend rapidement quels joueurs feront partie de cette prochaine fenêtre de succès… et lesquels devront regarder cette nouvelle ère s’installer de plus loin.
Il faut échanger Montembeault... avant que le malaise ne devienne trop énorme..
