Le cadeau de la pitié est arrivé pour Samuel Montembeault.
Ce soir, au New Jersey, Montembeault sera là. Habillé. Présent. Officiellement gardien auxiliaire. Mais dans les faits, ça ressemble de plus en plus à un rôle symbolique. Un “bonbon par apitoiement”, rien de plus.
Parce que la réalité, elle est simple : Montembeault est devenu un boulet. Et pire encore, l’organisation ne prend même plus la peine de faire semblant.
On l’a vu dans les derniers jours. Jacob Fowler a été renvoyé à Montréal. Officiellement pour se préparer en vue du match de demain contre les Devils encore.
Et ça, c’est là que ça devient intéressant. Parce que cette décision-là entre directement en contradiction avec ce qu’on nous avait expliqué il n’y a pas si longtemps.
Lors du fameux voyage Nashville-Caroline, les Canadiens de Montréal avaient refusé d’envoyer Jakub Dobeš en avance pour qu’il se repose. Une décision qui avait surpris tout le monde. Pourquoi garder ton gardien avec l’équipe, le faire voyager inutilement, alors que tu peux lui donner un avantage physique?
La réponse était tombée rapidement : la LNH, sous Gary Bettman, n’aimait pas ça du tout. Le Canadien s’était fait taper sur les doigts plus tôt dans l'année en faisant ce genre de chose. Message clair : pas de gestion “créative” avec les gardiens.
Résultat? Dobeš avait dû rester avec le groupe. Pas de privilège. Pas d’exception.
Mais aujourd’hui?
On fait exactement le contraire.
On envoie Fowler se préparer et se reposer en ville.. On ajuste la logistique pour maximiser ses chances d’être prêt. On contourne, dans les faits, l’esprit de cette fameuse directive. Et pendant ce temps-là, Montembeault reste là… à regarder.
C’est ça, le vrai message.
Ce n’est pas une question de rotation.
Ce n’est pas une question de repos.
C’est une hiérarchie.
Et dans cette hiérarchie-là, Montembeault est tombé au bas de la liste... dans la catégorie des bouches-trous...
On le met en uniforme. On le laisse dans l’environnement. Mais on le fait par dédain. Et on ne construit rien autour de lui.
C’est une présence… sans rôle.
Et c’est là que le malaise s’installe.
Parce que ce n’est même plus une décision purement hockey. C’est une gestion d’image. Une façon de ne pas complètement exposer la situation, tout en avançant dans une direction totalement différente.
Le Canadien envoie un message à Gary Bettman en contournant subtilement ses directives… mais il en envoie un encore plus fort à l’intérieur de son propre vestiaire.
Le futur est déjà choisi.
Et Samuel Montembeault, lui, est devenu... un bouche-trou...
