Le malaise commence à devenir énorme autour de Martin St-Louis et de sa gestion de Kirby Dach.
Parce qu’à ce stade-ci, on ne parle plus seulement d’un entraîneur qui protège publiquement un joueur fragile psychologiquement après une erreur coûteuse. On parle d’un coach qui semble littéralement incapable de décrocher émotionnellement de son projet Dach.
Et ça commence à ressembler à une question d’orgueil.
Depuis 48 heures, c’est devenu le festival de la pitié autour de Dach.
Zachary Bolduc qui explique que “ce n’est pas plaisant” de voir les réseaux sociaux.
Phillip Danault qui rappelle que “ça arrive à tout le monde”.
St-Louis qui demande aux partisans de “pousser dans le même sens”.
Tout le monde qui répète que Dach “a de bonnes intentions”.
Et pendant ce temps-là, la vraie question hockey disparaît complètement.
Pourquoi il joue encore?
Parce qu’au-delà de toute l’empathie humaine, le rendement sur la glace continue d’être catastrophique.
Aucun point dans la série.
Aucun but depuis le 28 février.
Moins de 11 minutes de jeu par match.
Des erreurs coûteuses.
Et un impact offensif pratiquement inexistant.
Mais malgré ça, St-Louis refuse même d’ouvrir la porte à un changement.
Pas de Brendan Gallagher.
Pas de vrai électrochoc.
Pas de conséquence visible.
Et plus les heures avancent, plus plusieurs commencent à avoir l’impression que St-Louis garde Dach dans l’alignement autant pour défendre sa propre vision que pour défendre le joueur lui-même.
Comme s’il refusait de donner raison à tous ceux qui critiquent sa gestion depuis des semaines.
Parce que oui, le contexte autour de Dach est devenu malsain.
Les insultes.
Les menaces.
Les attaques contre sa conjointe.
Les réseaux sociaux fermés.
Tout ça est complètement inacceptable.
Mais en même temps, le Canadien semble maintenant tellement obsédé par l’aspect humain du dossier qu’on dirait presque que le hockey est devenu secondaire.
Et ça, dans une série éliminatoire contre le Lightning de Tampa Bay, ça commence à déranger énormément.
Parce que pendant que Montréal organise une immense opération protection autour de Dach, Jon Cooper, lui, ajuste ses trios, manipule les confrontations et exploite chaque faiblesse du Canadien.
Pendant ce temps-là, St-Louis continue essentiellement de répéter :
“On croit en lui.”
Ça devient presque un bras de fer psychologique avec le public qui n'est plus capable de le voir en photo.
Quand St-Louis dit :
« On a besoin que tout le monde pousse dans le même sens, incluant les partisans »… plusieurs l’ont presque interprété comme un reproche direct envers les fans.
Comme si le problème principal devenait maintenant la réaction du public… plutôt que les performances du joueur.
Et c’est là où le malaise explose complètement.
Parce qu’à Montréal, les partisans acceptent de perdre.
Ils acceptent les erreurs.
Ils acceptent même qu’un joueur traverse une mauvaise période.
Mais ils veulent sentir qu’il y a une forme d’imputabilité.
Et présentement, plusieurs ont l’impression que Dach est devenu intouchable émotionnellement.
Même Zachary Bolduc finit par parler davantage des réseaux sociaux que du jeu lui-même.
« On fait de notre mieux », dit-il.
Et humainement, c’est vrai.
Mais dans une ville comme Montréal, en séries éliminatoires, le “on fait de notre mieux” ne suffira jamais à calmer une base partisane qui voit son équipe se faire dominer à cinq contre cinq pendant que des vétérans comme Gallagher regardent possiblement ça des gradins.
Le plus inquiétant dans tout ça?
C’est que cette espèce de climat de protection permanente commence presque à déconcentrer toute l’équipe autour du dossier Dach.
Tout tourne autour de lui.
Toutes les questions reviennent à lui.
Tout le monde le défend.
Tout le monde marche sur des œufs.
Pendant que le Lightning baigne dans la soif de vaincre... le CH nage dans la pitié.
Misère...
