Pire scénario pour Arber Xhekaj: écarté officiellement pour de bon

Pire scénario pour Arber Xhekaj: écarté officiellement pour de bon

Par David Garel le 2026-02-05

Il faut appeller un chat un chat.

Parce que ce qui vient de se passer, dans cette victoire de 5-1 du Canadien, c’est un coup de massue direct sur la carrière montréalaise d’Arber Xhekaj.

Pas un avertissement.

Un verdict.

Depuis une semaine, Xhekaj vit l’humiliation tranquille réservée aux joueurs que le coach ne veut plus vraiment.

5 minutes.

6 minutes.

7 minutes.

Présences sautées. Banc chauffé. Troisième période passée à regarder le match comme un spectateur de luxe. Le message était déjà clair, mais hier, Martin St-Louis est allé encore plus loin.

Il a donné la pleine chance à Jayden Struble.

Et Struble a répondu.

Pas avec du bruit.

Pas avec une bagarre (la seule chose que Xhekaj soit capable de faire).

Avec du hockey.

12 minutes de temps de jeu.

+1.

Une passe.

Deux mises en échec seulement, mais un placement de corps et de bâton parfait.

Zéro panique avec la rondelle.

Des lectures simples.

Une présence physique contrôlée.

Et surtout, surtout, des statistiques avancées qui racontent exactement ce que St-Louis voulait voir : Struble a passé son temps dans la bonne direction, a limité les chances adverses et a contribué positivement aux séquences offensives. Pas spectaculaire. Mais efficace. Mature. Propre.

Le genre de match qui fait dire à un entraîneur : voilà mon sixième défenseur.

Pendant ce temps-là, Xhekaj regardait.

La réalité est brutale, mais elle est là : Struble a été meilleur que Xhekaj. Et pas un peu.

Meilleur dans son positionnement.

Meilleur dans sa constance.

Meilleur dans sa gestion du risque.

Meilleur dans l’exécution du plan de match.

Et quand tu ajoutes à ça le contexte contractuel (Struble est signé l’an prochain à 1,4 M$, Xhekaj devient RFA), le tableau devient limpide et sans pitié.

Martin St-Louis vient de choisir.

Ce n’est plus une rotation.

Ce n’est plus une évaluation.

C’est une hiérarchie.

Struble passe devant.

Xhekaj descend.

Et ça, pour un défenseur qui se battait déjà contre le chronomètre depuis plusieurs matchs, c’est fatal.

Parce que soyons honnêtes : Xhekaj n’a pas été sorti après un mauvais match. Il a été sorti après avoir joué 5 minutes.

Ça veut dire que le problème dépasse la performance d’un soir.

C’est structurel.

C’est une question de confiance.

C’est une question de fit avec le coach.

Et St-Louis ne fait même plus semblant.

Dans une victoire convaincante de 5-1 à Winnipeg, alors que tout roule, que la brigade défensive est stable, que Struble livre exactement ce qu’on lui demande, le message est envoyé sans détour : Xhekaj n’est plus nécessaire à l’équation immédiate.

C’est ça, la vraie claque.

Pas les minutes.

Pas le banc.

Le fait que l’équipe gagne gros… sans lui.

Pendant que Struble joue simple, frappe au bon moment, garde ses écarts, et contribue à une victoire dominante, Xhekaj devient interchangeable.

Pire encore : remplaçable.

Et maintenant, il part en pause olympique avec ça dans la tête.

Il part en vacances avec : un coach qui ne lui fait plus confiance, un rival direct qui vient de prendre sa chaise, des rumeurs de transaction qui explosent, des rumeurs d'offres hostiles cet été qui sont partout, une organisation qui cherche activement un défenseur droitier sur le marché et tous les médias qui affirment que c'est fini pour le shérif à Montréal.

C’est lourd.

Très lourd.

Parce que dans la LNH, quand un entraîneur te préfère un joueur plus discret, moins spectaculaire, mais plus fiable… tu viens de perdre ton combat.

Arber Xhekaj est en train de vivre le pire scénario possible : voir son poste lui glisser entre les doigts pendant que son équipe gagne sans lui.

Et ça, peu importe l’amour de la foule, peu importe son rôle de shérif, peu importe son histoire personnelle… c’est souvent le point de bascule.

Il quitte Montréal pour la pause avec la tête pleine de doutes.

Et au fond de lui, il le sait.

Son avenir n’est plus ici.

Martin St-Louis vient de le confirmer. Sans conférence de presse. Sans grande déclaration.

Juste avec une feuille de match.

Et parfois, c’est encore plus cruel comme ça.