Pire annonce pour Samuel Montembeault: la fin est confirmée

Pire annonce pour Samuel Montembeault: la fin est confirmée

Par David Garel le 2026-01-31

Ouch. Pauvre Samuel Montembeault. Abandonné par son principal protecteur.

Il y a des phrases qui changent le ton d’une saison. Pas parce qu’elles sont spectaculaires, mais parce qu’elles viennent de la dernière personne dont on s’attendait à les entendre.

Et quand Stéphane Waite, longtemps l’un des plus grands défenseurs de Samuel Montembeault, admet publiquement que la patience est épuisée, le message devient impossible à ignorer.

Depuis quelques semaines, Jakub Dobeš empile les victoires. Sept gains et une seule défaite en prolongation à ses huit derniers matchs. Ce n’est pas toujours orthodoxe, ce n’est pas toujours propre, mais le résultat est là. Et c’est précisément là-dessus que Waite s’est appuyé pour annoncer la fin du gardien sur les ondes du 98,5 Sports.

« On a essayé de relancer Samuel, et c’était la chose à faire compte tenu de sa saison passée. On a tout fait pour le relancer, mais à un moment donné, il y a une limite et on est rendus là. »

Cette phrase-là est lourde. Parce qu’elle confirme ce que plusieurs soupçonnaient sans oser le dire : le Canadien a épuisé ses options avec Montembeault. Il n’est plus question de manque de soutien, ni de contexte défavorable. Aux yeux de Waite, tout a été mis en place pour lui redonner sa place. Et ça n’a pas fonctionné.

Waite va encore plus loin en parlant de planification, pas d’émotion.

« Il va rester 25 matchs après le retour des Olympiques. Il faut déjà commencer à préparer le gardien qui va entamer les séries et, en ce moment, c’est Dobeš. »

Ce n’est pas une phrase lancée au hasard. C’est une déclaration stratégique. Waite ne parle pas du prochain match, ni même de la semaine à venir. Il parle des séries. Et dans sa tête, le Canadien n’a plus le luxe d’hésiter.

Dobeš n’est pas présenté comme un gardien parfait. Stéphane Leroux l’a d’ailleurs résumé sans détour durant la même discussion : Dobeš est tout croche, mais Montembeault l’est encore plus. La différence, c’est le résultat. Et Waite ne contredit pas cette logique.

«Dobes est croche, mais il gagne. Montembeault l’est aussi, mais il perd . Moi ce serait mon choix pour le premier match des séries.»

Waite va même plus loin.

« On doit le préparer dès maintenant parce que Sam a eu sa chance ; on a tout fait pour le relancer et ça n’a pas fonctionné. »

Cette phrase-là, venant de Waite, marque une rupture nette. Lui qui a passé des années à défendre l’idée que Sam a besoin de stabilité, de temps et de confiance, admet aujourd’hui que le processus est terminé. Il n’y a plus de “reset”, plus de “on verra”. Il y a un choix à faire, et il doit être fait maintenant.

Ce qui rend ce moment encore plus révélateur, c’est que Waite ne cherche pas à embellir Dobeš. Il ne le protège pas. Il ne le glorifie pas.

Il parle d’un gardien qu’il faut préparer, encadrer, exposer graduellement à la pression, parce que le calendrier l’impose. Pas parce que c’est idéal, mais parce que c’est nécessaire.

Le message est cinglante: le filet du Canadien n’est plus un débat. Il est devenu une décision opérationnelle. Et cette décision, selon l’ancien coach de Carey Price, penche maintenant clairement du côté de Jakub Dobeš.

Quand même Stéphane Waite dit que la ligne est franchie, ce n’est plus une opinion parmi d’autres.

C’est une conclusion cinglante.

Et à Montréal, ce genre de conclusion annonce rarement un retour en arrière.