Pierre LeBrun avertit Bill Guerin : une erreur qui ne s’effacera jamais

Pierre LeBrun avertit Bill Guerin : une erreur qui ne s’effacera jamais

Par André Soueidan le 2026-02-21

Les grandes finales olympiques ne pardonnent rien.

Pas les erreurs.

Pas les silences.

Et surtout pas les oublis.

À quelques heures du duel Canada–États-Unis pour l’or, Pierre LeBrun a glissé quelque chose d’énorme dans son analyse : le directeur général perdant va se faire rappeler ses choix pendant très longtemps.

Très. Longtemps.

Bill Guerin a défendu son groupe. Il a parlé du fameux discours Man in the Arena. Il a dit qu’il croyait à 100 % à son alignement. Qu’il assumait la critique. Qu’il referait les mêmes sélections.

Parfait.

Mais dimanche matin, tout ça devient fragile.

Parce que si cette finale glisse en prolongation à trois contre trois… la conversation va exploser. Et elle va tourner autour d’un nom précis.

Cole Caufield.

Pas un débat théorique.

Pas un fantasme de partisans.

Un fait hockey.

Le format 3-contre-3, c’est de l’espace. Du tir sur réception. De l’explosion latérale. Une fraction de seconde pour finir le travail.

Caufield est le meilleur marqueur en prolongation dans la LNH cette saison.

Point.

Et pendant que Tage Thompson est incertain pour la finale ... ce qui enlève un autre tir droitier dangereux aux États-Unis ... Guerin arrive avec un groupe plus mince offensivement qu’il l’était sur papier.

Moins de punch.

Moins d’options naturelles en espace ouvert.

Et si le Canada gagne en prolongation?

Si McDavid ou Suzuki trouve le fond du filet pendant que les Américains manquent une occasion nette?

La question va revenir.

Pourquoi Cole Caufield n’était pas là?

Pierre LeBrun ne l’a pas dit frontalement, mais le message est clair : le GM perdant va encaisser les flèches. Et dans un scénario serré, une finale qui se décide en espace ouvert, l’absence d’un marqueur pur devient un symbole.

Ce n’est pas une attaque gratuite contre Guerin.

Ce n’est pas une critique facile.

C’est la réalité olympique.

Crosby a écrit l’histoire en 2010.

Un tir.

Un moment.

Un pays figé dans le temps.

Si dimanche se décide dans un contexte similaire, l’alignement américain sera disséqué au microscope.

Et Caufield sera au centre de toutes les conversations.

Pas parce qu’il est un joueur du Canadien.

Pas parce que Montréal fait du bruit.

Parce que le profil correspondait parfaitement au format.

Pendant ce temps, Nick Suzuki s’apprête à jouer le match le plus important de sa vie. Connor McDavid parle d’adversité. Jon Cooper parle de détails. Armstrong et Guerin parlent de respect mutuel.

Mais dans l’ombre, la pression est asymétrique.

Le Canada peut perdre et dire qu’il a tout donné.

Les États-Unis peuvent perdre… et devoir expliquer un choix.

C’est ça la différence.

Si les Américains l’emportent, Guerin devient visionnaire.

Si les Américains échappent l’or en prolongation, le débat Caufield va survivre à ce tournoi.

Et ça, ça ne s’efface jamais complètement.

Parce que les finales olympiques ne sont pas des matchs ordinaires.

Elles deviennent des références historiques.

Et Bill Guerin joue aussi son héritage, même sans patins.

Dimanche matin, ce ne sera pas seulement un match.

Ce sera une validation.

Ou une cicatrice.

Et dans cette équation, le nom de Cole Caufield ne disparaîtra pas.

AMEN