Perte de plusieurs millions de dollars: le ciel tombe sur la tête d'Ivan Demidov

Perte de plusieurs millions de dollars: le ciel tombe sur la tête d'Ivan Demidov

Par David Garel le 2026-04-30

Le scénario rêvé d’Ivan Demidov est tranquillement en train de virer au cauchemar financier.

Il y a quelques semaines à peine, tout pointait vers une seule direction : un futur contrat monstrueux dépassant les 10 millions de dollars par saison.

Le clan Demidov croyait sincèrement qu’il pouvait devenir le premier jeune joueur des Canadiens de Montréal à casser cette barrière symbolique avant même la fin de son contrat d’entrée. Et honnêtement, avec ce qu’il a accompli durant la saison régulière, ce n’était pas absurde.

Demidov domine pratiquement toutes les recrues importantes offensivement.

62 points en 82 matchs.

Premier chez les recrues pour les points et les passes.

Premier pour les passes à forces égales.

Premier pour l’efficacité de tir à près de 19 %.

Devant Beckett Sennecke.

Devant Matthew Schaefer.

Devant plusieurs jeunes prodiges qui évoluaient pourtant dans des situations plus stables que lui.

Pendant un moment, tout semblait s’aligner parfaitement pour son agent, Dan Milstein.

Le même Milstein qui aurait très mal digéré la structure de bonis imposée par le Canadien. Même après avoir atteint plusieurs objectifs importants, Demidov s’est retrouvé plafonné à un maximum de 1 million de dollars en bonis. Une limite contractuelle qui aurait laissé beaucoup d’irritation dans son entourage.

Demidov a atteint le maximum permis en bonis grâce à ses 35 passes, ses 60 points, sa moyenne de 0,73 point par match et sa place parmi les attaquants les plus utilisés du club.

Le problème, c’est qu’il existait d’autres bonis offensifs potentiels dans sa structure, notamment liés à ses buts, mais le plafond contractuel était déjà atteint.

Même en continuant de produire, il ne pouvait plus toucher un seul dollar supplémentaire. Et ça, pour un agent comme Dan Milstein, ce genre de limite ne s’oublie pas.

Et maintenant?

Les séries éliminatoires changent complètement l’atmosphère autour du dossier.

Depuis le début de la série contre le Lightning de Tampa Bay, Demidov disparaît tranquillement du portrait offensif.

Son temps de glace fond. Il a joué à peine 11 minutes hier.

Martin St-Louis lui fait de moins en moins confiance dans les moments importants.

Son fameux tir sur réception ne fait plus peur.

Il évite plusieurs contacts.

Il ne frappe personne.

Son jeu sans rondelle est ciblé constamment.

Et surtout, il donne l’impression d’un joueur qui découvre à quel point le hockey des séries en Amérique du Nord est une autre planète.

Le message envoyé par Martin St-Louis commence à devenir impossible à ignorer.

Les onze minutes de la honte.

Pour un joueur qui, il y a quelques mois, faisait rêver certains partisans en étant comparé à Nikita Kucherov.

C’est là que le calcul devient beaucoup plus compliqué.

Comment peux-tu sérieusement approcher les 10 millions par saison quand ton entraîneur réduit ton utilisation en plein match éliminatoire?

Comment peux-tu arriver avec un argument de superstar quand tu es invisible en séries?

Les séries éliminatoires changent les perceptions plus rapidement que n’importe quelle saison régulière.

Et présentement, Demidov perd possiblement des millions de dollars en valeur projetée.

Le Canadien regarde ça attentivement.

Kent Hughes aussi.

Il y a quelques semaines, l’idée d’un contrat à 9,5 ou 10 millions semblait dangereusement plausible si la progression continuait au même rythme. Maintenant, le discours commence déjà à changer.

Plusieurs observateurs parlent davantage d’un contrat dans la zone des 7,5 à 8,5 millions.

Dans l’entourage de Demidov, on rêvait d’un contrat qui force toute la ligue à reconnaître immédiatement un statut de superstar offensive.

Mais le hockey de séries agit comme un examen final sans pitié.

Quand tu produis en décembre contre des clubs fatigués, tu fais grimper ta valeur.

Quand tu disparais en avril pendant que le jeu devient sale, physique et étouffant, les directeurs généraux prennent des notes.

Le fou dans toute cette histoire, c’est que Demidov demeure un talent offensif exceptionnel. Rien de ça ne change son potentiel à long terme.

Mais le timing est catastrophique pour lui, alors qu'il est rêvé pour Kent Hughes.

Son clan voulait faire sauter la banque rapidement.

Présentement, les séries sont en train de convaincre le Canadien d’attendre... et de tout faire pour le signer à rabais.

Chaque match où Demidov semble hésitant physiquement vient tranquillement faire descendre la facture potentielle de plusieurs millions de dollars.

Ça doit le faire capoter, alors que son clan pense énormément business.

Depuis son arrivée à Montréal, Demidov accepte pratiquement tout ce qui passe au niveau publicitaire. Boissons énergétiques, équipementiers, apparitions promotionnelles, partenariats locaux, billets.ca, même des campagnes avec un centre de divertissement (GoPlex) à Brossard. Peu importe la taille de la marque, son entourage semble vouloir maximiser chaque dollar possible pendant que sa valeur explose.

Ce n’est pas l’attitude d’un joueur qui prévoit donner un rabais sentimental plus tard.

C’est l’attitude d’un clan qui voit déjà Demidov comme une marque commerciale complète.

Pour quelqu’un qui semble aussi conscient de l’argent et de sa valeur marchande, voir son levier de négociation commencer à glisser doit être particulièrement difficile à accepter.

Petit conseil: arrête de penser au cash... et concentre toi sur ton prochain "shift".