Perte de patience: Martin St-Louis envoie Ivan Demidov sous l'autobus

Perte de patience: Martin St-Louis envoie Ivan Demidov sous l'autobus

Par David Garel le 2026-04-28

Martin St-Louis n'entend plus à rire avec Ivan Demidov.

Bête comme ses pieds (encore une fois) pendant la conférence de presse, Martin St-Louis a envoyé un message très clair à Ivan Demidov et à Oliver Kapanen.

“Comme le reste de l’équipe, ils doivent être meilleurs en possession de rondelle.”

“Je trouve qu’il leur manque d’équilibre, ça devient plus difficile de jouer dans l’espace.”

Le message est simple : arrêtez d’essayer le jeu parfait, protégez davantage la rondelle, simplifiez votre hockey. Et dans le cas de Demidov, ça frappe particulièrement fort quand on connaît le profil du joueur.

On parle d’un attaquant ultra créatif, instinctif, capable de tenter des jeux que très peu de joueurs osent essayer. Depuis son arrivée, tout le monde vante justement cette créativité, cette capacité à inventer quelque chose à partir de rien.

Mais depuis le début de cette série contre le Lightning de Tampa Bay, on sent une énorme frustration dans son jeu. Ses tirs sur réception deviennent prévisibles, il force certaines séquences, il cherche parfois le jeu spectaculaire au lieu du jeu efficace.

Surtout, il semble craintif quand il est en possession de la rondelle. Comme s'il avait peur de se faire frapper. Et clairement, Martin St-Louis commence à perdre patience avec ça.

Mais encore une fois, St-Louis vise ses recrues, alors qu'il protège ses chouchous.

Oui, Demidov connaît des difficultés. Oui, Kapanen est nerveux. Ce sont deux recrues plongées dans un environnement extrêmement intense.

Pendant ce temps, les jeunes vétérans offensifs du club à cinq contre cinq ne produisent presque rien non plus. Cole Caufield et Nick Suzuki traversent eux aussi une série compliquée offensivement, mais les critiques publiques tombent encore une fois sur les plus jeunes.

Demidov reste un joueur créatif par nature, un joueur qui joue avec émotions, avec flair, avec instinct. Lui demander d’éliminer complètement ce côté-là de son identité devient un équilibre extrêmement délicat.

Tu veux qu’il protège davantage la rondelle, oui. Tu veux qu’il simplifie certains jeux, oui. Mais tu ne veux pas non plus transformer un artiste offensif en joueur hésitant qui joue avec le frein à main.

C’est là tout le défi actuel de Martin St-Louis.

Trouver une façon de calmer le chaos dans le jeu de Demidov… sans éteindre ce qui le rend spécial.

Mais ce n'est pas en l'envoyant sous l'autobus qu'il va lui redonner confiance.

Il faudrait rappeler au coch du CH que les recrues partout dans la Ligue nationale de hockey vivent présentement le même choc.

Le rythme des séries n’a rien à voir avec celui de la saison régulière. Les espaces disparaissent. Chaque présence devient une bataille. Chaque erreur est punie immédiatement.

Même des jeunes joueurs extrêmement talentueux à travers la ligue voient leur production s’effondrer depuis le début des séries.

Demidov a récolté un seul point en quatre matchs.

Kapanen est toujours blanchi.

Mais Beckett Sennecke traverse exactement la même réalité (1 but en 4 matchs).

Fraser Minten aussi (blanchi en 4 matchs).

Ben Kindel également (blanchi en 5 matchs).

Matt Savoie produit très peu (1 point en 4 matchs). Ce n’est pas un hasard.

Le vieux cliché voulant que “la vraie saison commence en séries” existe pour une raison.

À St-Louis de supporter sa recrue... au lieu de l'enfoncer jusqu'au cou...