La tempête est en train de prendre des proportions complètement incontrôlables autour de Patrick Roy.
Oh Patrick Roy 🫣 pic.twitter.com/qcb3earVUM
— Sportsnet (@Sportsnet) March 22, 2026
En quelques heures à peine, les réseaux sociaux se sont transformés en tribunal public, et le verdict est brutal.
« Minable », « honte », « aucun respect », « être humain horrible »… les qualificatifs pleuvent de partout après la séquence de fin de match au Centre Bell.
La contestation du but de Zachary Bolduc..
Le fait qu'il voulait blesser Nick Suzuki...
Consternation à Montréal: Patrick Roy voulait blesser Nick Suzuki https://t.co/2YAjYxv7IM
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) March 22, 2026
Et cette impression générale que Roy a complètement perdu le contrôle émotionnel de son banc.
Le web québécois ne pardonnera jamais à Patrick:
Ça montre quel genre d’homme est Patrick Roy, un minable
— Mike Lemieux (@futurdgduCH) March 22, 2026
La lune de miel est terminée. Définitivement. Même ceux qui l’adoraient il y a quelques semaines commencent à décrocher. À Montréal, ça frappe fort, parce qu’on parle d’une légende vivante, d’un homme qui a ramené une Coupe Stanley. Mais aujourd’hui, l’image est fissurée.
Parceque stun minable
— Mike Lemieux (@futurdgduCH) March 22, 2026
Et pourtant… au milieu de ce lynchage collectif, une voix s’élève. Une voix inattendue. Celle de Jacob Fowler. Le jeune gardien, lui, refuse d’embarquer dans la vague. Il comprend. Il voit autre chose. Il voit un compétiteur. Un gardien.
"Il a une mentalité de gardien. C'est un compétiteur. Si j'étais son gardien, j'aurais apprécié."
Quelqu’un qui vit chaque séquence comme si sa vie en dépendait. Et ça change tout. Parce que pour un gardien, chaque but est personnel. Chaque décision est viscérale.
Fowler ne défend pas nécessairement les gestes, mais il défend la mentalité. Cette obsession de gagner. Cette incapacité à accepter quoi que ce soit de moins que la perfection.
C’est là que le débat devient fascinant. Parce qu’il y a deux lectures complètement opposées de la même scène. D’un côté, une majorité qui voit un manque de classe, une ligne franchie, une dérive émotionnelle.
De l’autre, une minorité, souvent des gardiens, souvent des anciens joueurs, qui reconnaissent cette rage, cette intensité, cette folie compétitive qui a justement fait de Roy une légende.
Mais le problème, il est là. En 2026, cette ligne est mince. Très mince. Ce qui passait pour du leadership autrefois peut aujourd’hui être perçu comme de l’arrogance. Ce qui était vu comme du feu sacré peut maintenant ressembler à un dérapage psychologique.
Et pendant que tout le monde débat, Roy, lui, est resté… calme. Presque trop calme. Devant les médias, aucun éclat. Aucune explosion. Juste un entraîneur posé qui parle de poteaux, de rebonds, de détails de match. Comme si rien ne s’était passé. Comme si la tempête n’existait pas.
C’est peut-être ça, au fond, le plus déstabilisant dans toute cette histoire.
Parce que pendant que le Québec s’enflamme… Patrick Roy, lui, avance.
Mais là où ça dérape complètement, c’est que la colère ne s’arrête plus au hockey. Elle déborde. Elle vise autre chose. Elle vise trop loin. Parce que dans cette vague de critiques, il y a une ligne qui a été franchie… et pas une petite.
La famille de Patrick Roy est maintenant attaquée. Ses enfants. Sa conjointe. Des gens qui n’ont absolument rien à voir avec ce qui s’est passé sur la glace ou derrière un banc.
Et ça, c’est inacceptable.
Tu peux critiquer un entraîneur. Tu peux démonter ses décisions. Tu peux le trouver dépassé, intense, arrogant, même. Ça fait partie du jeu. Ça fait partie du hockey. Mais t’attaquer à sa famille? T’impliquer des proches dans une tempête médiatique? Là, tu viens de perdre complètement le nord.
Parce qu’au final, on parle de hockey. D’un match. D’émotions. D’un coach qui vit tout à 100 milles à l’heure. Mais ses enfants n’ont rien demandé. Sa blonde n’a rien demandé. Ils ne sont pas derrière le banc. Ils ne prennent aucune décision. Ils subissent.
Et ça en dit long sur jusqu’où ça peut aller quand la passion se transforme en acharnement.
Patrick Roy est une figure polarisante, oui. Une légende, aussi. Et comme toutes les grandes figures, il va déranger, il va diviser, il va faire réagir. Mais il y a une chose qui devrait rester claire pour tout le monde : le hockey, ça reste sur la glace.
Parce qu’à partir du moment où tu t’en prends à la famille… ce n’est plus du sport.
