Paul Maurice révèle pourquoi le Canadien de Martin St-Louis dérange la LNH

Paul Maurice révèle pourquoi le Canadien de Martin St-Louis dérange la LNH

Par André Soueidan le 2026-01-10

Ce n’est pas une envolée lyrique de partisan.

Ce n’est pas un compliment poli d’après-match.

C’est un constat froid, livré par un entraîneur qui sait exactement de quoi il parle… parce qu’il vient de gagner deux Coupes Stanley et qu’il n’a plus rien à prouver à personne.

Quand Paul Maurice parle du Canadien de Montréal, la ligue écoute.

Et ce qu’il dit dérange autant que le CH dérange ses adversaires.

Voici la citation complète, traduite, qui circule depuis deux jours dans les cercles de coachs de la LNH :

« Ça ne sert à rien de patiner partout contre cette équipe, parce que tu ne les rattraperas pas. Leur jeu est complètement différent de ce qu’il était il y a deux ans. Chaque équipe dans la LNH a un style, et Montréal est devenu, à bien des égards, une nouvelle équipe. Un nouveau style de jeu. Leur identité continue d’évoluer à mesure qu’ils gagnent en maturité. Montréal est une équipe en transformation constante, changeante, extrêmement talentueuse. Et on est encore en train d’apprendre comment jouer contre eux. »

Le Canadien n’est pas au sommet parce qu’il domine tout le monde physiquement.

Il n’est pas là parce qu’il écrase ses adversaires au talent brut.

Il est là parce qu’il est devenu un casse-tête.

Une équipe que tu ne peux pas préparer une seule fois et croire que ça va suffire.

Aujourd’hui, Montréal est à égalité au sommet de la division Atlantique avec Detroit, avec un match en main.

Pas en reconstruction molle.

Pas en transition brouillonne.

En pleine course. Et surtout, avec une identité qui glisse constamment entre les doigts des entraîneurs adverses.

Un soir, le CH étouffe le centre de la glace.

Le lendemain, il te frappe en transition.

La fois d’après, il t’use en territoire offensif avec une pression constante.

Tu ajustes ton plan… et ce n’est déjà plus la même équipe.

C’est exactement ce que Paul Maurice décrit sans le dire explicitement :

Montréal est devenu une équipe Joker.

Pas imprévisible parce qu’elle improvise.

Imprévisible parce qu’elle évolue plus vite que les ajustements.

Et ce discours-là fait écho à ce que Martin St-Louis répète depuis des mois, encore cette semaine, à la veille du duel contre Detroit : ne pas être une équipe “offensive”, ne pas être une équipe “physique”, mais être une équipe complète, difficile à jouer contre, capable de gagner de plusieurs façons.

Les Panthers, pourtant bâtis pour les séries.

Des vétérans comme Ekblad, Forsling, Bennett, Reinhart.

Des gars qui ont vu pire que pire.

Et malgré les absences, on les a vus chercher leurs repères.

Chercher l’espace.

Chercher une solution.

Sans jamais vraiment la trouver.

Le Canadien n’est pas invincible.

Il va perdre des matchs.

Il va se faire brasser encore.

Mais il est rendu à un point où les autres équipes ne savent plus exactement quoi enlever pour le ralentir.

Et quand un entraîneur du calibre de Paul Maurice admet publiquement que la ligue est encore “en train d’apprendre” comment jouer contre Montréal, ce n’est plus une histoire de surprise.

C’est une histoire de respect forcé.

Le CH n’est plus une équipe qu’on affronte.

C’est une équipe qu’on étudie.

Et dans la LNH, c’est souvent là que le vrai virage commence.

AMEN