Patrik Laine interdit d'avion: rupture totale

Patrik Laine interdit d'avion: rupture totale

Par David Garel le 2026-04-13

Pauvre Patrik Laine.

Il ne monte même plus dans l’avion avec les Canadiens de Montréal.

Dans une organisation de la LNH, ça n’existe pratiquement pas. Même Samuel Montembeault, le 3e gardien indésirable, voyage avec l'équipe.

Mais lui? Il reste à Brossard pendant que le reste du club part sur la route. Rejeté du voyage. Mis à l’écart jusque dans les déplacements. Et à partir de ce moment-là, il n’y a plus vraiment d’ambiguïté possible : ce n’est plus une simple décision hockey, c’est une rupture complète.

On parle d’un joueur qui ne fait même plus partie du quotidien du groupe.

Pendant que ses coéquipiers montent dans l’avion, Laine reste à Brossard. Seul. Complètement à l'écart de "sa famille sportive".

Et ça, dans une équipe de hockey, ça ne trompe personne.

Parce que le voyage, c’est la base. C’est le minimum. Même les joueurs rejeté suivent le groupe pour rester connectés. Pour faire partie de la vie du vestiaire.

Mais là?

On a franchi une autre étape.

Pendant que le groupe se prépare pour les séries et fait du "team-bonding", lui enchaîne des séances en solitaire. Quinze minutes seul sur la glace. Puis quinze autres sous la supervision d’Adam Nicholas, le coach des habiletés loin du regard des autres, loin de l’intensité du groupe.

Et le plus troublant, c’est que tout indique qu’il est capable de jouer.

Il patine.

Il travaille.

Il enchaîne les exercices avec intensité.

Rien ne ressemble à un joueur incapable de revenir au jeu.

Et pourtant, officiellement, il est encore blessé.

C’est là que le malaise devient impossible à ignorer.

Parce qu’on continue de maintenir cette version… alors que tout le monde voit autre chose. Les partisans. Les médias. La ligue elle-même commence à se poser des questions.

Comment une situation comme celle-là peut durer aussi longtemps sans intervention?

Comment un joueur qui s’entraîne régulièrement peut rester sur la liste des blessés sans que ça ne soulève davantage de doutes?

Mais la réponse, aussi dérangeante soit-elle, commence à s’imposer.

Il accepte... comme un perdant...

Selon ce qui circule, Laine ne conteste rien. Il ne pousse pas. Il ne met aucune pression. Son agent ne bouge pas.

Ouch.

Sii le joueur lui-même embarque dans ce scénario, la ligue a beaucoup moins de raisons d’intervenir.

Mais ça n’enlève rien à l’image que ça projette.

Un joueur isolé.

Un joueur tenu à l’écart.

Un joueur qui ne voyage même plus avec son équipe.

C’est plus qu’une décision hockey. C’est un rejet social et public.

Mais ce rejet ne vient pas seulement de l’organisation… mais aussi du joueur lui-même.

Normalementl, un joueur de ce calibre-là, avec son historique, avec son orgueil, aurait déjà fait du bruit. Son agent aurait appelé. L’Association des joueurs se serait impliquée. Il y aurait eu une forme de tension visible.

Ici, c’est le silence.

Laine accepte la situation... la peur au ventre...

Il a peur de revenir et de ne pas suivre le rythme. Il est effrayé d’exposer ses limites dans un environnement où chaque présence est analysée à la loupe, surtout en séries.

Il "shake" à l'idée que chaque erreur devienne une séquence virale.

Et si ça tourne mal?

Sa valeur chute encore en vue d'un contrat l'été prochain. Sa réputation encaisse un autre coup. Son prochain contrat s’effondre.

Alors rester dans l’ombre devient presque une forme de protection.

Plus les jours passent, plus il devient étranger à cette équipe.

Et plus il devient difficile de revenir… sans avoir l’impression d’entrer dans un jugement déjà écrit.

Au point... d'être interdit de rentrer dans l'avion...