Cauchemar pour la femme de Patrik Laine: malaise dans le Uber

Cauchemar pour la femme de Patrik Laine: malaise dans le Uber

Par David Garel le 2026-01-08

Être la conjointe d’un joueur de la LNH, c’est vivre dans un entre-deux cruel : un pied dans le rêve, l’autre dans le vide. Tant que la carrière tient debout, tout semble stable. Mais dès que la glace craque, tout peut s’effondrer sans préavis. Et ces jours-ci, Jordan Laine, la conjointe de Patrik Laine, est en plein cœur de cette chute silencieuse.

La scène qu’elle a racontée sur Instagram est d’une brutalité qui donne froid dans le dos. Assise dans un Uber à Montréal. La radio sportive allumée. Et pendant tout le trajet, un discours sans pitié : Laine n’a plus sa place dans le vestiaire. Il ne cadre plus dans l’alignement. Il est devenu un problème à gérer. Elle n’a rien commenté. Elle a simplement partagé une photo de son visage. Un regard figé. Un regard qui disait tout. Ouch.

Ce moment-là résume parfaitement ce que vit le couple depuis des semaines. Jordan ne parle pas de statistiques. Elle ne parle pas de systèmes de jeu. Elle parle d’anxiété. D’impuissance. De cette réalité cinglante où l’avenir de ta vie dépend d’un vestiaire, d’un entraîneur, d’un directeur général… et parfois d’un simple segment de radio.

Dans une session de questions-réponses, elle a écrit :

« Honnêtement, je me sens anxieuse en tout temps parce que c’est évidemment un événement majeur de ma vie qui est totalement hors de mon contrôle. »

Il n’y a rien de stratégique là-dedans. Juste une vérité nue. Celle d’une femme qui sait que la fin approche, même si personne ne l’a encore annoncée officiellement.

Jordan Laine a toujours été discrète. Pas de drama. Pas de sorties publiques inutiles. Pas de provocations. Elle s’est intégrée à Montréal, a appris à aimer la ville, a cru sincèrement à un nouveau départ.

Quand Patrik est arrivé avec le Canadiens de Montréal, elle a pensé que c’était enfin l’endroit où tout allait se replacer. Une organisation humaine. Un marché passionné. Un cadre pour se reconstruire.

Mais Montréal n’est pas tendre avec les histoires inachevées. Et celle de Laine commence à ressembler à une fin annoncée.

Sur la glace, le constat est dur. Laine n’est plus le marqueur dominant d’autrefois. À cinq contre cinq, il ralentit le jeu. Il n’arrive plus à suivre le rythme. Il n’impose plus rien physiquement. Son impact est devenu situationnel, presque théorique. Et même son arme principale, l’avantage numérique, a cessé d’être indispensable.

Depuis sa blessure et son retrait de l’alignement, un fait dérangeant s’est imposé : le Canadien est devenu meilleur en avantage numérique.

Martin St-Louis a cessé de répartir les rôles. Il a mis tout le talent ensemble. On voit donc plus de mouvement, plus de créativité, plus de menaces constantes. Le message est clair, même s’il n’est jamais formulé ainsi : le système fonctionne mieux sans Laine.

Et dans un vestiaire, ce genre de message ne passe jamais inaperçu.

Le malaise autour de Laine ne date pas d’hier. Il a toujours été accepté par ses coéquipiers, respecté comme individu, mais il y a toujours eu une distance.

Des petites scènes qui reviennent en boucle dans la mémoire collective : Laine seul dans l’avion, regard perdu par le hublot pendant que le reste de l’équipe rit plus loin.

Laine qui reste assis sur le banc quand les autres se lèvent après un but important. Pas par méchanceté. Pas par arrogance. Mais parce qu’il est ailleurs. Dans sa bulle. Toujours.

Ce genre de détails, dans une ville comme Montréal, finit par peser lourd.

Jordan voit tout ça. Elle le vit de l’intérieur. Elle sait que son mari ne triche pas volontairement. Elle sait qu’il a été blessé. Qu’il s’est battu contre des démons physiques et mentaux. Mais elle sait aussi que, dans la LNH, les explications n’achètent pas de temps. Les résultats, oui.

Le contrat de Laine expire à la fin de la saison 2025-2026. L’organisation n’a montré aucun signe de vouloir le prolonger.

Pire : tout indique qu’elle cherche une porte de sortie. Le mot circule partout. Salary dump. Transaction pour des peanuts. Échange pour libérer de l’espace. Peu importe la formule, le message reste le même : Montréal veut tourner la page.

Et quand une organisation commence à penser ainsi, le vestiaire suit.

Jordan vit avec cette épée au-dessus de la tête. Ce n’est pas seulement la peur d’un échange. C’est la peur d’un déracinement total. Changer de ville. Changer de pays. Changer de continent. Repartir à zéro alors qu’on croyait avoir trouvé un équilibre.

La perspective d’un retour en Europe n’est plus abstraite. En Finlande, Patrik redeviendrait une vedette. En Suisse, il pourrait signer un contrat confortable, loin de la pression médiatique, avec une qualité de vie exceptionnelle. Mais pour Jordan, ce serait aussi l’aveu que le rêve nord-américain est terminé.

Ce qui rend cette histoire encore plus lourde, c’est qu’elle ne repose pas sur un scandale. Il n’y a pas de trahison. Pas de clash public. Pas de guerre ouverte. Juste une lente cassure. Un joueur qui n’arrive plus à suivre. Une équipe qui avance sans lui. Une conjointe qui comprend, avant tout le monde, que la fin est proche.

Dans le Uber, Jordan Laine n’a rien répondu à la radio. Elle a écouté. Elle a encaissé. Et elle a partagé ce moment, non pas pour provoquer, mais parce que parfois, le silence fait plus mal que les mots.

Être la conjointe d’un joueur de hockey, ce n’est pas seulement applaudir dans les bons moments. C’est aussi apprendre à faire le deuil d’un rêve pendant que le reste du monde en débat à micro ouvert.

Et en ce moment, Jordan Laine est exactement là : lucide, inquiète, et déjà en train de dire adieu à Montréal, même si personne n’ose encore le formuler clairement.

La fin de l’histoire ne sera pas dramatique. Elle sera discrète. Un communiqué annonçant que Laine est envoyé dans les gradins... ou ailleurs via transaction.

Pour ceux qui savent lire entre les lignes, tout est déjà écrit.