Le dossier Patrik Laine continue de s’envenimer à Montréal… et une idée qui semblait impensable il y a encore quelques semaines commence maintenant à circuler sérieusement.
Envoyer Laine à Laval.
Oui, au Rocket de Laval.
Et ce n’est plus seulement une discussion de partisans frustrés. C’est une hypothèse qui commence à apparaître dans l’espace médiatique, notamment avancée par le journaliste Maxime Truman.
Ce simple fait montre à quel point la situation a dégénéré.
Parce qu’il y a à peine 17 mois, quand Kent Hughes avait acquis Laine, l’enthousiasme était presque unanime au Québec. Plusieurs voyaient un coup de génie : un marqueur naturel obtenu à très faible coût.
Mais depuis ce moment, tout a dérapé.
Blessures à répétition.
Virus.
Opérations.
Saison écourtée.
Et maintenant… un joueur en santé qui ne joue même plus.
Aujourd’hui, le paradoxe est frappant : Laine patine avec l’équipe, mais son nom est encore officiellement inscrit sur la liste des blessés.
Selon le journaliste Maxime Truman, le Finlandais est pourtant apte à jouer depuis plusieurs semaines.
Patrik Laine : enweille à Laval, p’tit gars → https://t.co/dKbJqRE1Qf
— DansLesCoulisses (@DLCoulisses) March 10, 2026
Mais rien ne change.
Le Canadien continue de fonctionner comme s’il n’existait pas.
Et les chiffres racontent une histoire encore plus brutale.
Le dernier but de Laine dans un match régulier remonte au 6 avril 2025.
Plus de 11 mois sans trouver le fond du filet pour un joueur dont la principale valeur est… justement de marquer des buts.
Encore plus révélateur : le Canadien a pratiquement offert Laine gratuitement aux autres équipes de la LNH à la date limite.
Personne n’en a voulu.
Quand 31 équipes refusent un joueur dont le contrat expire dans quelques semaines, même à prix réduit, le message envoyé par la ligue est extrêmement clair.
La réputation du joueur a complètement chuté.
Et pendant ce temps, à Montréal, la situation devient presque ingérable.
Parce que Laine occupe une place dans l’organisation sans réellement avoir de rôle.
Il ne joue pas.
Il ne fait pas partie des trios.
Et il devient, malgré lui, un sujet constant autour de l’équipe.
Selon Truman, cette présence commence même à créer des effets secondaires inquiétants.
D’abord, pour le vestiaire.
Ensuite pour la gestion de la masse salariale.
Et même pour la planification de la fin de saison.
Parce que garder Laine dans l’organisation limite certaines décisions.
Par exemple, l’équipe pourrait vouloir rappeler certains jeunes joueurs comme David Reinbacher ou Jacob Fowler pour terminer la saison avec le grand club.
Mais chaque dollar de masse salariale compte.
Et la présence du contrat de Laine complique l’équation.
C’est exactement pour ça que l’idée d’un passage à Laval commence à apparaître.
Si Laine était soumis au ballottage et envoyé dans la Ligue américaine, Montréal libérerait un peu plus d’un million de dollars sur sa masse salariale.
Cet espace pourrait ensuite servir à rappeler des espoirs, absorber certains bonis de performance et stabiliser la gestion du plafond salarial.
Autrement dit : éloigner Laine du Canadien pourrait régler plusieurs problèmes d’un seul coup.
La proposition peut sembler extrême.
Mais la réalité actuelle l’est tout autant.
Parce qu’aujourd’hui, le Finlandais est coincé dans un no man’s land hockey.
Il n’est plus vraiment dans les plans du Canadien.
Il n’a pas été échangé.
Et personne ne semble savoir comment gérer la fin de la saison.
Alors l’idée de Laval — autrefois impensable pour un ancien marqueur vedette — commence tranquillement à apparaître comme la seule porte de sortie logique.
Et si cette option devient sérieusement étudiée…
Cela voudra dire une chose très simple.
Le dossier Patrik Laine aura officiellement atteint son point de rupture à Montréal.
