Cauchemar pour Patrick Lalime: condamné par le tribunal

Cauchemar pour Patrick Lalime: condamné par le tribunal

Par David Garel le 2026-01-25

Depuis quelques semaines, Patrick Lalime est absent de l’antenne de TVA Sports. La raison n’a rien à voir avec une mise à l’écart, encore moins avec une décision de ses boss: l’ancien gardien compose avec un virus tenace, assez sérieux pour l’obliger à lever le pied et à se retirer temporairement du feu des projecteurs.

Dans un univers médiatique déjà brutal, cette absence forcée survient à un moment délicat, alors que TVA Sports traverse l’une des périodes les plus fragiles de son histoire.

Et comme toujours dans ce genre de contexte, le remplacement devient un révélateur.

C’est Alexandre Picard, ancien défenseur de la LNH, qui a été appelé à prendre la relève en studio. Et très rapidement, quelque chose s’est produit.

On sent un buzz énorme et une conclusion presque unanime sur les réseaux sociaux : Picard est solide comparé à la pauvreté de son collègue.

Les commentaires reviennent en boucle.

Il ne bégaye pas comme Lalime

Il ne cherche pas ses mots comme Lalime.

Son français est clair, fluide, précis.

Il va droit au point, sans se perdre, sans surjouer.

On ne parle pas ici d’un style flamboyant ou d’un personnage télé. On parle de confort d’écoute. D’un analyste qui respire le calme, la structure, la confiance. Et dans le contexte actuel de TVA Sports, c’est énorme.

Cela amplifie l'idée que Patrick Lalime incompétent. Clairement, le pauvre Pat n'a pas le support du Québec.

Selon le tribunal populaire, il doit être écarté sur-le-champ. Condamné... sur son lit de malade...

Lalime a souvent expliqué à quel point la pression du direct, les écouteurs, les consignes, le chronomètre et la comparaison constante avec Marc Denis rendaient l’exercice extrêmement exigeant.

Il a parlé ouvertement de son stress, de sa peur de mal faire, de son rapport difficile aux réseaux sociaux.

Il a lui-même mis des mots, rares et lourds, sur ce qu’il vit réellement derrière le sourire télévisuel

. « Je suis un stressé dans la vie. Donc je peux avoir l’air calme, mais ça pédale fort, comme un canard dans l’eau », a-t-il confié, résumant parfaitement ce décalage entre l’image projetée à l’écran et la tempête intérieure qui l’accompagne avant chaque intervention.

Il a aussi reconnu à quel point son obsession de bien faire l’a parfois mené dans une zone malsaine :

« Je me rappelle, j’écrivais tous mes mots. Je cherchais toujours la chose parfaite à dire et ça me coinçait. C’était malsain. »

Lalime a également expliqué la brutalité du direct, cette réalité que bien peu de téléspectateurs soupçonnent :

« Dans une oreille, le producteur te parle. Dans l’autre, ton descripteur te parle. Et tu dois dire ton point en sept secondes. »

Une pression constante, où la moindre hésitation devient visible, commentée, amplifiée. Et malgré toute la préparation, malgré l’expérience, il reste l’imprévisible, l’humain, celui qu’il assume sans fard :

« Des fois, ça ne sort pas comme tu veux… »

Ces phrases toutes croches révèlent un homme conscient de ses limites, vulnérable, loin de la caricature facile qu’on s’amuse à attaquer sur les réseaux sociaux, et surtout prisonnier d’un environnement où l’erreur n’est plus permise.

Mais la télévision, elle, ne fonctionne pas à l’empathie ou à la pitié.. Elle fonctionne à la perception.

Et la perception actuelle, brutale mais réelle, c’est que l’absence de Lalime a mis en lumière ce que TVA Sports cherche désespérément depuis des années : une voix naturelle, rassurante, crédible, qui ne force rien.

Alexandre Picard n’a pas cherché à voler la place de qui que ce soit. Il a simplement fait le travail. Et parfois, c’est exactement ce qui fait la différence.

Le plus cruel dans cette histoire, c’est le timing. Lalime tombe malade au moment précis où la chaîne est sous pression maximale, où chaque performance est scrutée, disséquée, amplifiée. Et pendant qu’il se bat avec un virus loin des caméras, le public, lui, compare.

La suite n’appartient ni à Lalime ni à Picard. Elle appartient à TVA Sports. Mais une chose est claire : cette parenthèse a exposé un malaise profond… et ouvert une porte que la direction ne pourra pas faire semblant de ne pas voir.

Car en télévision, il y a une vérité implacable : quand quelqu’un s’absente, l’écran parle à sa place.

Voici un paragraphe suivi d’une conclusion percutante, prêts à être insérés tels quels :

Fait révélateur, depuis qu’Alexandre Picard a pris temporairement la place de Patrick Lalime à l’antenne, même Félix Séguin semble respirer un peu mieux.

Les réseaux sociaux, habituellement toujours prêts à tirer à boulets rouges sur Séguin, ont salué la clarté, le calme et le français impeccable de Picard, et, par ricochet, ont cessé de tout ramener à la « catastrophe TVA Sports ».

Cette accalmie relative illustre une vérité trsite : Félix Séguin paie depuis des années pour un contexte qui le dépasse. Il est devenu le visage d’un réseau en déclin, d’une chaîne fragilisée par des pertes financières massives, par une image de marque usée et par une incapacité structurelle à rivaliser avec RDS et Sportsnet.

Peu importe ses progrès, peu importe ses ajustements, peu importe ses efforts pour se réinventer, il reste associé à une entreprise qui se bat pour survivre.

Et quand TVA Sports vacille, c’est toujours sur lui que le public cogne en premier. L’arrivée d’Alexandre Picard ne règle rien sur le fond, mais elle démontre une chose essentielle : le problème n’a jamais été uniquement Félix Séguin. Il est un rouage humain dans une machine qui s'effondre de partout.

TVA Sports a trop longtemps demandé à ses employés d’absorber seuls la colère du public. Séguin, Lalime, Rancourt, Lavoie, Morissette, Lapierre, Picard et compagnie ne sont pas des symboles d’incompétence : ils sont les témoins d’un modèle médiatique à bout de souffle.

À force de transformer chaque humain en punching bag, TVA Sports a créé un climat où la moindre faiblesse devient un scandale, où la bienveillance n’existe plus, et où la survie se joue match après match, phrase après phrase.

La vraie question demeure entière : combien de temps encore pourra-t-on demander à ces hommes de tenir debout, seuls, au milieu des ruines ?

TVA Sports est sur le respiratuer artificiel. Et en attendant, Patrick Lalime vit le drame professionnel de sa vie.