Paresse et nonchalance: Cole Caufield saute une coche sur Zachary Bolduc

Paresse et nonchalance: Cole Caufield saute une coche sur Zachary Bolduc

Par David Garel le 2026-04-04

Huit victoires de suite. Et celle-là, les Canadiens de Montréal n’avaient absolument pas le droit de la perdre.

Parce qu’à 3-0, le match était terminé. Contrôlé. Géré. Fermé. Tout pointait vers une autre victoire propre, une autre démonstration de maturité. Et puis, en quelques minutes, tout a basculé.

Revirements, relâchement, détails abandonnés… et soudainement, l’adversaire revient dans le match. Jusqu’à créer l’égalité. Jusqu’à forcer la prolongation. Jusqu’à transformer un match facile en test de caractère.

Et au cœur de ce moment-là, il y a eu une scène qui en dit long.

Cole Caufield a sauté une coche.

Pas discrètement. Pas intérieurement. Visiblement. Directement. Après ce repli beaucoup trop mou de Zachary Bolduc qui mène à un but en désavantage numérique de Jack Hughes,

Caufield n’a pas laissé passer. Il a réagi. Parce qu’il comprend ce que ça coûte, ce genre d’erreur-là, surtout à ce moment de la saison.

C’est là que tu vois un leader.

Pas juste un marqueur. Pas juste un gars qui accumule les buts. Un gars qui exige. Qui refuse de voir un match leur glisser entre les doigts après avoir tout fait pour le contrôler.

Ce genre de réaction, ça peut aller dans deux directions. Tu perds le focus… ou tu le prends complètement.

Caufield a choisi la deuxième option.

Arrivé en tirs de barrage, il s’avance. Calme. Froid. Et il marque. Comme si tout ce qui venait de se passer n’avait fait que le recentrer. Comme si la frustration venait de se transformer en exécution pure.

Un vrai gagnant.

Et pendant ce temps-là, il reste à un but des 50, après avoir obtenu deux passes dans le match.

Il aurait pu le forcer. Il aurait pu chercher ce moment-là, tenter de régler ça rapidement. Mais non. Il joue la game. Il attend. Il comprend que ce genre de moment, ça se choisit aussi. Alors... il devient passeur...

Et tout pointe vers une chose : il veut le faire à la maison demain contre ces mêmes Devils.

Devant le Centre Bell. Devant son monde. Dans un moment qui va marquer.

Mais au-delà du chiffre, ce match-là révèle autre chose.

Les Canadiens ne sont pas parfaits. Ils ont encore des séquences où ils se compliquent la vie. Où ils ouvrent la porte. Où ils donnent de l’espoir à l’adversaire.

Mais ils trouvent une façon de gagner quand même.

Et ça, ça ne s’enseigne pas.

Tu peux corriger les erreurs. Tu peux travailler les détails. Mais cette capacité-là à encaisser un coup, à voir un match t’échapper… et quand même trouver une façon de le reprendre, c’est ce qui définit une équipe qui devient dangereuse.

Huit de suite.

Et demain... ils vont se qualifier pour les séries... avec le 50e de Caufield.

Et Zachary Bolduc... qui va réchauffer le banc...