Plus les détails sortent sur la transaction avortée impliquant Matthew Knies, plus un nom revient dans les discussions entourant le Canadien de Montréal : Bryce Pickford.
Officiellement, personne n’a confirmé son identité.
Mais tout le monde a compris le même calcul.
Nous savons qu’Alexander Zharovsky faisait partie du paquet-transaction ("package deal"). Nous savons également que deux choix de première ronde étaient inclus. Nous savons aussi que le deuxième espoir n’était ni Michael Hage ni David Reinbacher.
À partir de ce moment-là, la liste devient beaucoup plus courte.
Et lorsque l’on regarde les actifs les plus attrayants du Canadien qui pourraient raisonnablement être inclus dans une transaction de cette ampleur, Bryce Pickford apparaît rapidement comme un candidat crédible.
Le défenseur droitier vient tout juste de connaître une saison spectaculaire dans la WHL avec 51 buts et 95 points en 70 matchs. Le chiffre est tellement absurde qu’il attire immédiatement l’attention des recruteurs partout dans la LNH.
Même en tenant compte de son statut de joueur plus âgé dans le junior, une telle production demeure exceptionnelle.
Le problème pour Pickford n’est pas son talent, mais bien la réalité organisationnelle du Canadien.
Noah Dobson occupe déjà une place "offensive" majeure à droite.
Lane Hutson contrôle déjà une bonne partie du jeu offensif à la ligne bleue même s’il est gaucher.
Sans oublier Mike Matheson qui mange les minutes, mais qui peut devenir un danger public défensif dans ses mauvais jours.
Le Canadien ne manque pas de défenseurs capables de contribuer offensivement.
Ce qu’il manque davantage à l’organisation, c’est un véritable centre numéro deux capable d’aider immédiatement Ivan Demidov, un ailier format géant à la Knies et un gros défenseur top-4 sale et vicieux.
C’est précisément pour cette raison que Pickford devient un candidat naturel lorsqu’on parle d’une transaction importante.
Il st le throw-in parfait.
Sa valeur n’a probablement jamais été aussi élevée. Il faut l'échanger avant qu'on réalise qu'il pourrait décevoir tout le monde, lui qui était un "overager" dans la ligue junior la plus faible au pays. (WHL)
Zharovsky, Pickford et deux choix de 1re ronde créerait beaucoup moins de douleur à l’interne que le départ de Michael Hage.
Depuis des mois, tout indique que Kent Hughes tente de protéger Hage à tout prix. Même chose pour Reinbacher dans plusieurs dossiers. Lorsqu’un directeur général protège certains actifs, d’autres deviennent automatiquement les monnaies d’échange les plus logiques.
Pickford se retrouve aujourd’hui exactement dans cette catégorie.
Plusieurs partisans regardent ses statistiques et rêvent déjà au prochain grand défenseur offensif du Canadien.
La direction pourrait plutôt voir une occasion différente : utiliser cette valeur maximale pour régler un besoin beaucoup plus urgent au centre.
Et si l’identité de l’espoir impliqué dans le dossier Matthew Knies n’a toujours pas été dévoilée officiellement, le nom de Bryce Pickford devient évident lorsque l’on reconstitue le casse-tête.
Si le Canadien réussit à obtenir un véritable centre de deuxième trio cet été, Kent Hughes veut tout faire pour ne pas sacrifier Michael Hage ou David Reinbacher.
Mais de moins en moins de recruteurs pensent qu'il va réussir.
