Il y a quelques semaines à peine, personne n’aurait imaginé écrire ces mots.
Samuel Montembeault semblait solidement installé comme gardien numéro un du Canadien de Montréal. Il était l’un des visages de la reconstruction. Un gardien québécois, calme, respecté dans le vestiaire, capable de voler des matchs et de garder son équipe dans la course.
Mais dans la LNH, tout peut basculer très vite.
Et depuis quelques jours, la situation autour de Montembeault prend une tournure de plus en plus inquiétante.
Le rappel de Jacob Fowler par le Canadien de Montréal n’est pas un simple mouvement administratif. C’est un signal extrêmement clair envoyé par l’organisation. Un signal qui pourrait bien annoncer un changement majeur dans la hiérarchie devant le filet.
Parce qu’une chose est certaine : le Canadien ne gardera pas trois gardiens à Montréal.
L’organisation l’a déjà vécu en début de saison et tout le monde s’entend pour dire que ce genre de ménage à trois devant le filet ne fonctionne jamais longtemps dans la LNH.
Il y a donc une décision qui devra être prise.
Et de plus en plus d’observateurs croient que Kent Hughes pourrait enclencher ce que plusieurs commencent à appeler l’opération ballottage.
Autrement dit : envoyer Samuel Montembeault au ballottage dans l’espoir qu’il descende ensuite à Laval.
Pourquoi prendre une décision aussi drastique?
Parce que Montembeault ne peut tout simplement pas rester à Montréal comme troisième gardien.
Avec Jakub Dobeš qui gagne des matchs et Jacob Fowler qui vient tout juste d’être rappelé après avoir dominé la Ligue américaine, la place commence sérieusement à manquer dans l’organigramme du Canadien.
Dans ce contexte, la logique de Kent Hughes pourrait être simple.
Envoyer Montembeault à Laval pour lui permettre de jouer.
Beaucoup jouer.
Retrouver des minutes importantes.
Retrouver surtout une confiance qui semble s’être complètement effritée au cours des dernières semaines.
Et il y a aussi une autre réalité qu’il ne faut pas ignorer.
Si Samuel Montembeault reste à Montréal, la situation risque simplement d’empirer pour lui.
Parce que chaque soir, il verrait les succès de Jakub Dobeš et maintenant ceux de Jacob Fowler. Chaque victoire, chaque performance solide viendrait rappeler que la hiérarchie est en train de changer devant ses yeux.
Et dans un marché aussi intense que Montréal, ce genre de pression peut devenir extrêmement lourd pour un gardien dont la confiance est déjà fragile.
Quand un gardien commence à douter, la pire chose qui puisse arriver est justement de rester sur le banc à regarder les autres réussir.
Parce que le moment où il serait rappelé devant le filet deviendrait automatiquement un moment de stress énorme. Une pression supplémentaire qui pourrait encore plus miner sa confiance.
C’est pour cette raison que plusieurs croient qu’un passage dans la Ligue américaine pourrait être la meilleure chose pour lui.
Loin du microscope montréalais.
Loin de la pression constante.
Simplement jouer des matchs, accumuler des minutes, retrouver ses repères et reconstruire tranquillement sa confiance.
Parfois, pour remonter… il faut d’abord accepter de redescendre.
Parce que la réalité actuelle est brutale pour le gardien québécois.
Les performances difficiles se sont accumulées.
Les critiques aussi.
Et le malaise autour de lui commence à devenir impossible à ignorer.
Il y a encore quelques jours, l’organisation avait même choisi de cacher Montembeault aux médias après une défaite difficile contre les Ducks d’Anaheim.
Dans la LNH, ce genre de décision est extrêmement rare.
Et quand une équipe en arrive là, c’est souvent le signe que la situation est devenue fragile.
Très fragile.
Pendant ce temps, Jacob Fowler frappe à la porte avec force.
Le jeune gardien américain domine la Ligue américaine depuis plusieurs semaines. Victoires, constance, confiance… tout indique qu’il est prêt pour la prochaine étape.
Et son rappel à Montréal ressemble de plus en plus à un tournant dans la saison du Canadien.
Pour Montembeault, le contraste est brutal.
Le petit gars de Bécancour a connu des moments incroyables à Montréal. Il a été l’un des rares rayons de lumière pendant certaines saisons difficiles du Tricolore.
Mais aujourd’hui, la réalité est beaucoup plus dure.
En l’espace de quelques semaines, il est passé du rôle de gardien numéro un à celui d’un joueur dont l’avenir devient extrêmement incertain.
Et c’est là que l’idée du ballottage commence à circuler de plus en plus.
Kent Hughes pourrait très bien décider de l’envoyer à Laval afin qu’il dispute de grosses minutes avec le Rocket. Une façon de lui permettre de rebâtir sa confiance loin du microscope montréalais.
Parce que rester sur le banc à Montréal comme troisième gardien ne servirait absolument à rien.
Ni pour lui.
Ni pour l’organisation.
Ce serait une situation perdante pour tout le monde.
Le scénario reste évidemment délicat. Un passage par le ballottage comporte toujours un risque : celui de voir une autre équipe réclamer le joueur.
Mais dans la situation actuelle, Kent Hughes pourrait juger que ce pari vaut la peine d’être tenté.
Parce qu’une chose semble de plus en plus claire.
Avec l’arrivée de Jacob Fowler et l’émergence de Jakub Dobeš, la hiérarchie des gardiens du Canadien est en train de changer sous nos yeux.
Et pour Samuel Montembeault…
la chute a été aussi rapide que brutale.
Le gardien québécois se retrouve maintenant devant une réalité qu’il n’aurait probablement jamais imaginée il y a quelques mois à peine.
Une possible descente à Laval.
Une possible opération ballottage.
Et surtout, une saison qui pourrait se terminer bien loin du Centre Bell.
À suivre...
