Offre Montréal-Utah: le prix pour Robert Thomas atteint des sommets

Offre Montréal-Utah: le prix pour Robert Thomas atteint des sommets

Par David Garel le 2026-03-01

Ce qui se passe à Saint-Louis en ce moment n’a rien d’un simple “bruit de date limite”. C’est un moment charnière pour l’organisation des Blues de Saint-Louis... et tout tourne autour de Robert Thomas.

Thomas revient au jeu après une absence depuis le 10 janvier. Blessure au bas du corps. Congé pour raisons familiales. Retour au Minnesota pou rjouer contre le Wild quelques jours avant la date limite.

Tu peux appeler ça une coïncidence.

Ou tu peux appeler ça une vitrine.

Parce que pendant que Thomas renfile les patins, Elliotte Friedman parle d’une “chance décente” qu’il soit échangé.

Darren Dreger tient sensiblement le même discours. Et du côté de The Athletic, le journalite de St-Louis, Jeremy Rutherford, confirme que ça chauffe autour de lui.

Le DG Doug Armstrong a rencontré tous les joueurs avec protection contre les échanges. Thomas a une clause complète. Jordan Kyrou aussi. Colton Parayko. Pavel Buchnevich. Jordan Binnington. Justin Faulk. Brayden Schenn.

Le message était clair :

“On est rendus là. Tout est sur la table.”

Ce n’est plus un simple retool d’un an. Les Blues sont deuxièmes en partant de la fin. La loterie du repêchage commence à être mentionnée. Et dans la ligue, des sources se demandent si on est passés d’un retool à court terme… à une reconstruction de trois ou quatre ans.

Et si c’est le cas, Thomas devient la pièce maîtresse.

Il a 26 ans.

Cinq saisons encore à 8,125 M$.

86 points en 2023-24.

81 points l’année suivante.

33 points en 44 matchs cette saison malgré les blessures.

Ce n’est pas un vétéran en fin de parcours. C’est un centre élite dans son prime.

Armstrong aurait fixé son prix à quelque chose de massif : trois actifs équivalents à des choix de première moitié de premier tour. Concrètement? Un jeune joueur établi, un espoir de premier plan et un choix élevé.

Utah, selon plusieurs sources, pousse agressivement. Leur banque de prospects est profonde. Caleb Desnoyers. Dmitri Simashev. D’autres jeunes premium. Et surtout, l’espace salarial pour absorber le contrat immédiatement.

Certains journalistes affirment que St-Louis veut Desnoyers ET Simashev dans la transaction. Ouch.

On parle quand même du 6e choix au total en 2023 et du 4e choix total en 2025.

Utah peut frapper.

Maintenant, Montréal.

Est-ce que le Canadiens de Montréal peut structurer une offre compétitive sans toucher à ses intouchables?

Regardons le scénario qui circule partout au moment où l'on se parle :

Oliver Kapanen

David Reinbacher

Owen Beck

Choix de première ronde

Kapanen, 22 ans, centre two-way qui connaît une saison fabuleuse.

Beck, centre énergique, responsable, profil plombier NHL certain.

Reinbacher, défenseur droitier, top-4 projeté.

Un premier choix.

C’est énorme.

Mais est-ce que ça “blow them away” comme Armstrong le veut? C’est là le doute.

Utah peut peut-être offrir un seul joueur avec un plafond perçu plus élevé offensivement que l’ensemble du package montréalais. Et parfois, un DG préfère une pièce vedette à quatre bonnes pièces.

Il faut aussi comprendre la dynamique interne des Blues. La transition de pouvoir entre Armstrong et Alexander Steen (nouveau DG la saison prochaine) ajoute une couche d’incertitude. Est-ce qu’ils veulent accélérer le reset? Ou rester compétitifs rapidement?

Thomas, lui, devra décider s’il est prêt à lever sa clause en fonction du plan présenté. Si on lui dit “trois à quatre ans”, peut-être qu’il accepte. Mais ça doit être clair.

Pendant ce temps, Jordan Kyrou circule aussi. Les Islanders cherchent du punch offensif. Kashawn Aitcheson, le 17e choix au total acquis dans la transaction de Noah Dobson, intéresserait Saint-Louis. Les Blues veulent un défenseur physique dans le "package" pour Jordan Kyrou.

Rappelons que les Blues demandaient Kaiden Guhle pour Kyrou cet été.

Mais revenons à Thomas.

La vraie question pour Montréal n’est pas “est-ce qu’on peut faire une offre?”

La vraie question est : “est-ce qu’on veut battre Utah à tout prix?”

Parce que pour battre une équipe prête à surpayer, il faut accepter de perdre quelque chose que tu voulais garder.

Et c’est là que tout se joue.

Le retour au jeu de Robert Thomas ce soir n’est peut-être qu’un match contre le Wild.

Ou c’est peut-être l’ouverture officielle des enchères.