Pittsburgh prépare un coup nucléaire… et le dossier Arber Xhekaj devient soudainement brûlant.
Dans la LNH, il existe une arme que tout le monde connaît, que tout le monde commente, mais que presque personne n’ose utiliser. L’offre hostile. Le bouton rouge. La bombde. Celle qui ne sert pas à négocier, mais à forcer une organisation à accepter qu’elle est coincée.
Et s’il y a un directeur général capable d’appuyer sur ce bouton sans trembler, ce n’est pas un gestionnaire de statu quo. C’est Kyle Dubas.
À Penguins de Pittsburgh, tout indique que l’été à venir ne sera pas un été de demi-mesures. Ce sera un été d’agression stratégique.
Le DG Kyle Dubas disposera de plus de 55 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial, une anomalie totale dans la LNH moderne, combinée à un arsenal complet de choix de repêchage requis pour déposer légalement une offre hostile majeure.
Et le nom qui circule de plus en plus fort dans les coulisses de la ligue, ce n’est pas un joueur de soutien. C’est une vedette. Jason Robertson.
On ne peut pas parler du dossier du sniper sans parler d’argent. C’est le cœur du problème. Jason Robertson vise un contrat à long terme entre 13 et 14 millions de dollars par année. Un salaire de superstar absolue, qui place immédiatement son équipe dans une position intenable si elle n’a pas la flexibilité nécessaire.
Les Stars de Dallas disposent d’environ 17 millions de dollars pour signer Robertson… et remplir plusieurs autres trous dans leur alignement. Mathématiquement, c’est presque impossible sans sacrifier de la profondeur, vendre à rabais, ou hypothéquer le reste du noyau.
C’est exactement ce type de verrouillage financier que Kyle Dubas attend. Non pas pour négocier gentiment, mais pour forcer une décision douloureuse.
Pittsburgh n’essaie plus de patcher le passé. L’organisation prépare l’après. Un joueur comme Robertson, dans son prime, devient une pièce fondatrice. Et surtout, Pittsburgh peut absorber un contrat massif sans étouffer immédiatement.
Mais l’agression ne s’arrête pas là. Parce qu’une reconstruction ne se fait pas uniquement avec du talent. Elle se fait avec des justiciers.
Et c’est ici que le dossier Arber Xhekaj devient explosif
Quand Kyle Dubas parle de reconstruction, il parle aussi de protection. Protection des jeunes. Protection du vestiaire. Protection de la culture. Il manque à Pittsburgh un défenseur gaucher capable d’imposer le respect, de défendre, de frapper, et de rappeler à la ligue que leurs jeunes ne seront pas des cibles faciles.
C’est pour cette raison précise qu’Arber Xhekaj attire l’attention, car on parle d'un joueur qui donne une colonne vertébrale physique à un groupe en transition.
Et pendant que Pittsburgh observe, les Canadiens de Montréal, eux, se rapprochent dangereusement d’un point de non-retour.
Actuellement, Arber Xhekaj gagne 1,3 million de dollars par saison. Un contrat dérisoire pour un joueur qui, ailleurs dans la ligue, jouerait davantage, aurait un rôle clair, et serait protégé par son entraîneur plutôt que maltraité.
Le problème, c’est que cette situation ne durera pas.
Dans les cercles de la ligue, ce qui circule est clair : l'été prochain, Xhekaj visera un salaire entre 2 et 2,5 millions de dollars par année sur son prochain contrat.
Et de son point de vue, c’est parfaitement logique. Il ne veut pas seulement être payé. Il veut jouer. Il veut du temps de glace. Il veut un rôle réel.
À Montréal, Kent Hughes ne lui offre ni l’un ni l’autre.
On le fait jouer par séquences. On le retire. On le protège mal. On le "benche". On le traite comme un problème à gérer plutôt qu’un joueur à développer. Et dans ces conditions-là, il est évident qu’un joueur comme Xhekaj sait très bien que dans une autre organisation, il aurait plus de minutes, plus de responsabilités, et plus de respect.
C’est là que le danger devient réel pour le Canadien.
Si Montréal ne règle pas le dossier Xhekaj par transaction avant, il s’expose à un scénario extrêmement risqué : une offre hostile à un salaire qu’il n’aura peut-être aucune envie d’égaler.
Et le piège est connu. Si tu égalises une offre hostile, tu ne peux plus échanger le joueur pendant un an. Tu te retrouves avec :
Un joueur frustré, une congestion défensive aggravée, un vestiaire sous tension, et un contrat que tu n’as jamais voulu donner.
C’est exactement ce genre de patate chaude que Kent Hughes doit éviter.
Pourquoi Pittsburgh est l’endroit parfait pour faire mal… intelligemment?
Pittsburgh a l’argent. Pittsburgh a le besoin. Pittsburgh a la logique. Et pendant que tout le monde regarde Robertson et les chiffres à 13 ou 14 millions, Xhekaj devient la pièce secondaire idéale, celle qui s’insère facilement, celle qui règle un problème structurel sans bloquer l’avenir.
Et Pittsburgh n’est pas seule. Son profil plaît aussi aux Flyers de Philadelphie, Bruins de Boston, Blackhawks de Chicago, Predators de Nashville, Blues de St-Louis et au Kraken de Seattle.
Selon un recruteur de l'ouest, Xhekaj intéresse plus de la moitié de la ligue.
Mais à Pittsburgh, le contexte est chaud brûlantl. Ils peuvent frapper fort sur Robertson… et ramasser le shérif les yeux fermés.
Le Canadien ne peut plus faire semblant que le problème va se régler tout seul. Arber Xhekaj ne vaut plus 1,3 million. Il ne se voit plus comme un joueur marginal qui joue 7 minutes par match.
Même à 2,3 millions s’il continue à jouer 8 ou 9 minutes par match.
Il veut organisation prête à lui offrir de l’argent, un rôle, et du respect.
Et à ce moment-là, Montréal ne sera plus en contrôle.
À Pittsburgh, pendant que les projecteurs sont braqués sur Jason Robertson et ses millions, le dossier Xhekaj avance dans l’ombre.
Et dans la LNH moderne, ce sont souvent ces dossiers-là qui finissent par faire le plus de dégâts.
