Officiel: Stéphane Robidas écarté derrière le banc du CH

Officiel: Stéphane Robidas écarté derrière le banc du CH

David Garel
Le 2026-09-21

Pauvre Stéphane Robidas. Le coach indésirable du CH est en train de perdre du terrain... au point de se faire écarter officiellement.

Selon nos informations, l’entraîneur responsable des défenseurs est bel et bien rejeté des grands panels de décisions concernant le jeu défensif.

Et ce n’est pas simplement une impression basée sur les titres ou les responsabilités officielles. Les changements apportés au désavantage numérique depuis l’arrivée de Derek Lalonde sont la preuve ultime.

Pendant que Robidas était responsable de ce secteur, le Canadien a terminé la dernière saison au 18e rang de la LNH en désavantage numérique. Maintenant, Lalonde est arrivé et on lui a donné les clés du "pk". Pas pour faire quelques ajustements ici et là. Pour complètement revoir la philosophie.

Et les joueurs adorent ça.

Phillip Danault a confirmé que Lalonde avait modifié le système de Robidas du tout au tout.

Il parle d’un entraîneur qui insiste immédiatement sur les détails, qui veut que les joueurs soient constamment actifs et qui leur demande de mettre de la pression plutôt que de rester passifs.

Lalonde veut des attaquants qui utilisent leurs jambes, qui vont harceler le porteur de rondelle et qui coupent les options de passe.

C’est une transformation importante.

L’un des changements majeurs concerne justement la pression exercée par les attaquants. Sur les côtés de la zone, le joueur adverse n’aura plus le temps de regarder tranquillement le jeu se développer. Un attaquant du Canadien doit maintenant venir directement sur lui.

Même chose près du filet.

Le Canadien veut désormais fermer beaucoup plus agressivement les corridors vers le milieu de la glace lorsque la rondelle descend derrière le filet ou près de la ligne des buts.

La saison dernière, les passes vers l’enclave et les jeux au deuxième poteau ont fait énormément de dommages. Lalonde veut remplir le centre, couper ces lignes et forcer l’adversaire à prendre des décisions moins dangereuses.

Samuel Montembeault a même expliqué que le Canadien allait littéralement « remplir la maison » dans ce genre de situation.

Et ça, c’est Derek Lalonde à cent pour cent.

Alors à quoi sert Stéphane Robidas?

C’est la question qui commence à devenir embarrassante.

Si Lalonde prend le contrôle du désavantage numérique, s’implique dans les structures défensives, travaille avec les joueurs sur leurs lectures et possède une influence grandissante sur la façon dont le Canadien doit défendre, quelle partie du territoire reste réellement à Robidas?

Le pauvre "coach midget" est au fond du trou.

Lalonde arrive avec une expérience d’entraîneur-chef dans la LNH, deux Coupes Stanley remportées comme adjoint à Tampa Bay et une réputation très solide comme enseignant du jeu défensif.

À Montréal, il possède maintenant un titre d’entraîneur associé, un contrat de plusieurs saisons et, selon ce qu’on nous rapporte, un salaire qui tourne autour de 1,5 million de dollars par année.

Robidas, lui, arrive à une période beaucoup plus inconfortable.

Son contrat n’a toujours pas été prolongé.

Martin St-Louis vient d’obtenir une nouvelle entente de 4 ans.

Derek Lalonde vient d’arriver avec un rôle majeur et une entente de plusieurs saisons.

Et Robidas, lui, attend toujours, alors que son entente se termine l'été prochain.

Ça devient difficile de ne pas voir la différence dans le traitement.

Lalonde n’a même pas eu besoin de critiquer Robidas pour prendre une partie de son territoire. Il a simplement commencé à travailler.

Et les joueurs embarquent.

C’est exactement le genre d’impact qu’une organisation recherche lorsqu’elle ajoute un entraîneur expérimenté.

Mais forcément, lorsqu’un nouvel entraîneur arrive et transforme le secteur qui appartenait auparavant à un autre, quelqu’un perd de l’espace.

Le problème va encore plus loin pour Robidas, qui est méprisé par le grand patron.

Le Canadien a clairement identifié sa défensive comme un secteur à améliorer. Jeff Gorton a répété que l’organisation devait réduire les buts accordés et devenir beaucoup plus solide dans son territoire cet été.

Tout le monde a compris qu'il visait Robidas.

On peut difficilement demander un signal plus clair.

Son absence de prolongation n'est pas une simple situation contractuelle.

Elle est un avertissement.

Son congédiement l'attend l'été prochain.