Officiel: Martin St-Louis montre la porte de sortie à Patrik Laine

Officiel: Martin St-Louis montre la porte de sortie à Patrik Laine

Par David Garel le 2026-02-13

C’est terminé.

Pas officieusement. Pas « peut-être ». Terminé, point final.

Selon Eric Engels, Patrik Laine aurait disputé son dernier match avec les Canadiens de Montréal. Et si jamais on le revoit sur une patinoire après la pause olympique, ce sera sous un autre chandail.

La phrase est lourde de sens : « Si Patrik Laine rejoue après la pause olympique, on s’attend à ce que ce soit avec une autre équipe que le Canadien de Montréal. »

Ce n’est pas une rumeur de corridor. Ce n’est pas un feeling. C’est une information de terrain.

Et quand on met tout bout à bout, ça fait des semaines que ça se voit.

Parce que la vérité, c’est que Patrik Laine et Martin St-Louis n’ont jamais été alignés. Pas une journée. Pas une semaine. Pas un match.

Depuis le jour un.

St-Louis n’a jamais été « down » avec Laine. Jamais acheté le projet. Jamais cru au fit. Jamais accepté le joueur dans son identité de vestiaire.

Et aujourd’hui, c’est rendu officiel.

Martin St-Louis a répété à Kent Hughes qu’il ne veut plus de Laine dans son alignement. Peu importe les blessés. Peu importe les trous dans le top-6. Peu importe les circonstances. Il ne l’habillera pas.

Depuis quelques jours, le discours officiel ne tient plus vraiment debout. On parle d’une blessure, on invoque la prudence médicale, on laisse entendre que tout est géré au jour le jour… mais dans les coulisses, tout le monde comprend que le vrai verrou n’est pas physique. Il est relationnel.

Le malaise entre Patrik Laine et Martin St-Louis est devenu impossible à cacher. Laine veut jouer. Son entourage le sait. Le vestiaire le sait.

Et pourtant, il ne joue pas. Le message est clair : même s’il était médicalement apte, même s’il se disait prêt, même s’il frappait à la porte, ça ne changerait rien. Parce que la décision ne vient plus des médecins, elle vient du banc.

Et c’est là que le clan Laine décroche complètement.

Sa conjointe, Jordan, l’a laissé transparaître dans ses interventions publiques : anxiété constante, sentiment d’impuissance, impression que tout se joue sans eux.

On sent une famille qui réalise tranquillement que Montréal ne sera pas un long chapitre, mais une parenthèse douloureuse.

Quand ton conjoint est mis de côté malgré sa volonté de jouer, quand la communication est quasi inexistante avec l’entraîneur, quand les explications changent de jour en jour, ça devient lourd. Trop lourd.

Dans l’entourage de Laine, on est convaincu que Martin St-Louis ne l’a jamais vraiment accepté, dès le départ. Pas son style. Pas son profil. Pas sa façon de jouer. Et aujourd’hui, ça éclate au grand jour.

Officiellement, on parle encore de gestion de blessure. Officieusement, tout indique que St-Louis a tiré un trait. Il ne veut plus l’habiller.

Peu importe les absents. Peu importe le contexte. Peu importe le calendrier. La rupture est consommée. Les deux hommes ne se parlent pratiquement plus.

Laine se sent trahi. Son camp est furieux. On parle de messages contradictoires, de promesses jamais tenues, d’un joueur qui a l’impression d’avoir été mis au frigo pendant qu’on protège le narratif public.

C’est brutal, mais c’est ça, la réalité : ce n’est plus une question de santé. C’est une question de confiance. Et quand un entraîneur-chef perd confiance à ce point-là en un joueur, surtout un vétéran de ce calibre, il n’y a pas de retour possible.

Pour Laine et sa famille, c’est vécu comme une mise à l’écart déguisée. Pour St-Louis, c’est une décision hockey. Entre les deux, il n’y a plus de pont.

Et c’est exactement pour ça que tout le monde comprend désormais la même chose : Patrik Laine a déjà joué son dernier match à Montréal.

C’est radical. C’est sans appel. Et c’est assumé.

On est loin d’un simple désaccord hockey.

On parle d’une rupture humaine.

Les deux hommes ne se parlent plus. La communication est morte. La relation est inexistante. Laine est prêt à jouer, mais on ne le fait pas jouer.

Il regarde les matchs depuis les gradins pendant que son entraîneur parle de structure, d’engagement à cinq contre cinq et de responsabilité défensive.

Et pendant ce temps-là, Laine encaisse.

Il encaisse les décisions.

Il encaisse les messages contradictoires.

Il encaisse les conférences de presse diplomatiques pendant que la réalité est tout autre.

Parce qu’on va se dire les vraies affaires : Martin St-Louis ment publiquement depuis des semaines.

Il parle d’encouragement.

Il parle de processus.

Il parle de comportements positifs.

Mais dans les gestes, c’est clair comme de l’eau de roche : il ne veut plus du joueur.

Tu ne benches pas un attaquant de 8,7 millions.

Tu ne le sors pas du jeu de puissance en début d'année.

Tu ne le relègues pas au quatrième trio.

Tu ne le laisses pas mourir sur le banc.

À moins d’avoir complètement tourné la page.

Et c’est exactement ce qui s’est passé.

Le plan Laine est mort.

St-Louis n’a jamais accepté son profil. Il n’a jamais voulu bâtir autour de lui. Il n’a jamais aimé son jeu sans la rondelle. Il n’a jamais cru à sa constance. Et surtout, il n’a jamais eu la patience nécessaire pour composer avec un joueur aussi polarisant.

Pour St-Louis, Laine ne correspond pas à la culture qu’il veut implanter.

Pour Laine, St-Louis est un coach qui l’a abandonné avant même d’essayer.

Résultat? Une fracture complète.

On parle d’un gars qui arrive à Montréal en croyant avoir une vraie chance de renaissance. Qui accepte un nouveau marché. Qui tente de revenir de blessures. Qui essaie de retrouver son tir. Et qui se retrouve rapidement marginalisé, exposé, humilié hockey-wise.

Même dans les moments où il aurait pu aider — avantage numérique, fin de match, situation offensive — on l’a laissé de côté.

Ce n’est pas un hasard.

C’est une décision.

Et Kent Hughes le sait.

C’est pour ça que le dossier avance maintenant à vitesse accélérée. C’est pour ça que tout le monde dans la ligue est au courant. C’est pour ça que les insiders parlent déjà au passé.

Laine ne fait plus partie du projet.

Il est devenu un actif à liquider.

Un contrat à bouger.

Un dossier à fermer.

Peu importe la destination. Peu importe le retour. Peu importe le montage financier. Le Canadien veut tourner la page.

Et Martin St-Louis a gagné son bras de fer.

Parce qu’au final, c’est lui qui décide qui joue.

C’est lui qui bâtit le vestiaire.

C’est lui qui choisit ses soldats.

Et Patrik Laine n’en fait plus partie.

Ce n’est pas une question de talent.

Ce n’est pas une question de potentiel.

C’est une question de confiance.

Et cette confiance-là est morte depuis longtemps.

Alors oui, sans communiqué officiel, sans conférence dramatique, sans adieux publics — Patrik Laine a probablement déjà joué son dernier match à Montréal.

La suite se règlera en coulisses.

Mais sportivement, émotionnellement et humainement?

C’est déjà fini.