Officiel: le CH veut se débarrasser de Patrik Laine

Officiel: le CH veut se débarrasser de Patrik Laine

Par David Garel le 2026-01-22

La pire nouvelle possible pour Patrik Laine vient de tomber sur sa tête.

Non seulement l’attaquant finlandais est enfin prêt à revenir au jeu après son opération à la paroi abdominale, non seulement il patine avec aplomb, vitesse et intensité à l’entraînement, mais l’organisation du Canadien de Montréal travaille activement à s’en débarrasser.

Et cette fois, ce n’est plus une rumeur de corridor. C’est une information qui circule ouvertement dans les médias traditionnels, notamment à RDS, par la voix de François Gagnon.

Le verdict est brutal : le Canadien veut échanger Patrik Laine, même si cela implique de retenir une partie importante de son salaire, même si cela signifie recevoir un contrat indésirable en retour, même si cela coûte cher politiquement et sportivement.

Quand une équipe accepte de payer pour se débarrasser d’un joueur, le message est clair.

Il n’y a plus de plan B. Il n’y a plus d’espoir de réintégration naturelle.

Il n’y a plus de patience.

Prêt à jouer… mais sans chaise

C’est là que la situation devient presque cruelle.

Patrik Laine est prêt. Les images de Brossard le confirment. Son tir sur réception est toujours élite. Son coup de patin, paradoxalement, n’a jamais été aussi fluide depuis son arrivée à Montréal. Tout indique qu’il pourrait aider une équipe de la LNH dès maintenant.

Mais pas celle-ci.

Le Canadien gagne sans lui.

Le Canadien est structuré sans lui.

Le Canadien a bâti une chimie sans lui.

Et surtout, Martin St-Louis n’a plus de place logique à lui offrir. Laine n’est pas un joueur de quatrième trio. Il ne peut pas être utilisé à répétition à cinq contre cinq contre les meilleurs. Et en avantage numérique, là où il était censé être indispensable, le CH a trouvé ses solutions autrement.

Résultat : Laine est prêt à revenir… mais l’équipe ne sait pas quoi faire de lui.

Pire encore : elle ne veut plus avoir à se poser la question.

Selon ce qui circule autour de la LNH, et ce que François Gagnon a clairement exposé, le Canadien est conscient d’une chose : Patrik Laine n’a plus de valeur de marché positive.

Son contrat est lourd. (8,7 M$ jusqu'à la fin de l'année, 9,1 M$ en argent réel)

Son historique de blessures est inquiétant.

Son profil défensif dégoûte les DG de la LNH.

Donc, pour l’échanger, Montréal devra payer. Gagnon est persuadé que le CH devra retenir 50 pour cent de son salaire et accepter un contrat indésirable en retour.

Ce que le Canadien ne veut pas faire, par contre, c’est sacrifier un choix de repêchage ou un espoir important pour compléter la transaction. L’organisation est prête à absorber financièrement le problème, mais pas à hypothéquer son avenir.

C’est là que la situation devient dramatique pour Laine : il n’est plus un joueur qu’on cherche à intégrer, il est un problème qu’on cherche à régler... en payant pour s'en débarrasser. Ouch.

Dans ce genre de transaction, le marché est extrêmement limité. On ne parle plus de “fit hockey”. On parle de nettoyage de masse salariale.

Des équipes comme Edmonton reviennent dans les discussions précisément pour cette raison. Pas parce qu’elles rêvent de Patrik Laine, mais parce qu’elles cherchent elles aussi à se débarrasser de contrats encombrants.

Andrew Mangiapane, par exemple, revient souvent dans les conversations de ligue comme "salary dump". Mais à 3,6 M$ jusqu'en 2027, il est clair que Kent Hughes ne veut pas de ce plombier surpayé.

Reste que le DG du CH est certain d'une chose: il doit se débarrasser de Laine coûte que coûte.

C’est ça, la réalité dans laquelle le Finlandais se retrouve : celle des joueurs qu’on échange non pas pour ce qu’ils apportent, mais pour ce qu’ils libèrent.

Et pour un joueur de son statut, de son talent brut, c’est une information extrêmement dure à avaler.

Car on parle d'un rejet qui dépasse le hockey.

Ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est le contexte humain.

La fin de semaine dernière, la conjointe de Patrik Laine a publié un message sur les réseaux sociaux, évoquant l’angoisse de vivre une année de contrat, la date limite des transactions, l’incertitude totale quant à l’avenir et surtout que ses valises étaient prêtes pour un déménagement.

Ce n’était pas une provocation.

C’était un aveu qui venait du fond du coeur.

Mais dans les coulisses de la LNH, ce genre de publication n’est jamais bien reçu par une organisation déjà inconfortable avec un dossier.

Le Canadien n’aime pas perdre le contrôle du narratif. Encore moins quand il s’agit d’un joueur fragile mentalement, passé par le programme d’aide aux joueurs.

La femme de Laine a amplifié la pression.

Sur son mari.

Sur son entourage.

Sur l’organisation.

Tout le monde marche maintenant sur des œufs.

Le pire drame sportif possible.

Pour Patrik Laine, il n’y a pas de bonne lecture possible de la situation actuelle.

S’il est échangé, ce sera parce que Montréal a accepté de payer pour s’en départir.

S’il reste, ce sera comme une police d’assurance en cas de blessures, comme un bouche-trou.

S’il joue, ce sera sous une loupe impitoyable où les gens vont le juger au moindre repli défensif raté.

S’il ne joue pas, le message sera encore plus violent.

Et surtout, une chose est désormais claire : son avenir n’est plus à Montréal.

Ce n’est plus une question de “si”.

C’est une question de “quand” et “à quel prix”.

Pour un joueur qui espérait se relancer sportivement, se stabiliser mentalement après une dépression majeure et retrouver un sentiment d’appartenance, c’est la pire nouvelle possible.

Non seulement Laine est sur le départ, mais il est devenu un dossier dont on veut se débarrasser proprement, discrètement… et définitivement.

Le hockey est un sport cruel.

Mais parfois, il l’est encore plus hors de la glace.