Le Canadien de Montréal vient peut-être de voir une solution parfaite lui filer entre les doigts.
L’attaquant Nick Schmaltz, qui devait devenir joueur autonome sans compensation cet été, a finalement choisi de prolonger son aventure avec le Mammoth de l’Utah. Le vétéran de 30 ans a signé une entente de huit ans d’une valeur moyenne annuelle de 8 millions de dollars.
Schmaltzy is here to stay!
— Utah Mammoth (@utahmammoth) March 11, 2026
We have signed forward Nick Schmaltz to an 8-year deal. pic.twitter.com/Jm3JoqBPde
Une signature logique pour Utah.
Mais une mauvaise nouvelle pour plusieurs équipes de la LNH… dont le Canadien de Montréal.
Parce que Schmaltz représentait exactement le type de joueur qui aurait pu combler un besoin criant dans l’alignement de Martin St-Louis : celui du fameux deuxième centre.
Depuis le début de la reconstruction, la question revient constamment autour du Tricolore. Qui va épauler Nick Suzuki au centre du top-6?
Pour l’instant, la réponse demeure floue.
Montréal possède plusieurs jeunes joueurs prometteurs, mais aucun ne s’est encore imposé clairement dans ce rôle crucial. Et dans une équipe qui tente tranquillement de franchir une nouvelle étape dans son développement, cette absence commence à peser lourd.
La chaise du deuxième centre reste incertaine à Montréal. C’est un trou évident dans l’alignement actuel et, tôt ou tard, Kent Hughes devra absolument trouver une solution stable pour venir épauler Nick Suzuki.
Et c’est précisément pour cette raison que le nom de Nick Schmaltz faisait autant de sens.
Le droitier est l’un des attaquants les plus constants de la LNH depuis plusieurs saisons. Pas nécessairement une superstar qui attire tous les projecteurs, mais un joueur extrêmement fiable offensivement.
Cette saison encore, Schmaltz affiche 59 points en 65 matchs, dont 24 buts, en plus d’un impressionnant différentiel de +21.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.
Au cours des dernières années, il a régulièrement dépassé les 50 points et même franchi la barre des 60 à quelques reprises. Un joueur capable d’évoluer au centre comme à l’aile, capable de produire sans monopoliser la rondelle et capable de compléter des joueurs offensifs.
Bref, un profil presque parfait pour venir stabiliser le top-6 du Canadien.
Imaginez simplement un instant ce que Schmaltz aurait pu apporter à Montréal.
Un joueur expérimenté pour soutenir l’attaque.
Un centre capable de jouer des minutes importantes.
Un vétéran capable d’encadrer les jeunes talents comme Juraj Slafkovský, Ivan Demidov ou Oliver Kapanen.
Au lieu de ça, il restera en Utah pour les huit prochaines saisons.
Et ce contrat, à 8 millions par année, est considéré par plusieurs observateurs comme raisonnable dans le marché actuel.
Ce qui rend l’occasion encore plus intrigante.
Du côté du Mammoth, la décision était simple. L’organisation veut bâtir autour d’un noyau offensif solide composé notamment de Logan Cooley, Dylan Guenther et Clayton Keller.
Looking to finish the road trip strong. pic.twitter.com/VyDkVTYilb
— Utah Mammoth (@utahmammoth) March 10, 2026
Garder Schmaltz assure une continuité.
Mais ailleurs dans la ligue, plusieurs équipes qui espéraient profiter du marché des joueurs autonomes cet été viennent de perdre une cible importante.
Parce que la réalité est assez brutale : la cuvée des joueurs autonomes de 2026 s’annonce extrêmement mince.
À part Alex Tuch, il n’y a pratiquement aucun joueur de premier plan disponible.
Et plusieurs vétérans comme Alexander Ovechkin ou Evgeni Malkin pourraient même décider de mettre un terme à leur carrière.
Autrement dit, les options se font rares.
Pour Kent Hughes, la pression pourrait donc augmenter au cours des prochains mois.
Le directeur général du Canadien sait très bien que son équipe progresse, que les jeunes joueurs se développent et que la reconstruction commence tranquillement à porter ses fruits.
Mais il sait aussi qu’à un moment donné, il faudra combler certaines lacunes importantes.
Et celle du deuxième centre reste probablement la plus évidente.
Nick Schmaltz aurait pu représenter une solution crédible.
Une solution stable.
Une solution immédiate.
Mais cette porte vient maintenant de se refermer.
La question est donc simple.
Qui sera le fameux deuxième centre du Canadien de Montréal?
Kent Hughes devra trouver une réponse.
Et avec un marché des joueurs autonomes aussi mince… la tâche s’annonce loin d’être facile.
Le prochain été risque d’être extrêmement intéressant à Montréal.
Parce qu’une chose est certaine : ce trou dans le top-6 ne pourra pas rester ouvert éternellement.
Et maintenant que Nick Schmaltz n’est plus une option… tous les regards se tournent vers Kent Hughes.
À suivre...
