Nuit blanche à venir: Cole Caufield et Ivan Demidov ne vont pas dormir

Nuit blanche à venir: Cole Caufield et Ivan Demidov ne vont pas dormir

Par David Garel le 2026-05-01

Le cauchemar continue pour Cole Caufield et Ivan Demidov.

Et cette fois, ça commence à devenir inquiétant pour vrai.

Les Canadiens de Montréal avait le Centre Bell en délire. Une occasion parfaite d’éliminer le Lightning de Tampa Bay.

Une occasion de frapper un grand coup devant une foule complètement folle. Mais au final, c’est un autre match où les gros canons offensifs montréalais ont disparu au pire moment.

Oui, Andrei Vasilevskiy a été spectaculaire. Oui, il a retrouvé son niveau des grandes années. Mais à un moment donné, les vedettes du Canadien doivent aussi finir leurs chances.

Et présentement, c’est là que le malaise devient énorme.

Depuis le début de la série, le premier trio composé de Nick Suzuki, Caufield et Juraj Slafkovský n’a pratiquement rien produit à cinq contre cinq. Un seul point à forces égales pour cette ligne supposément dominante. Un. Seul. Point.

Tu ne peux pas gagner longtemps comme ça en séries éliminatoires.

Pas contre Tampa Bay. Pas contre un gardien comme Vasilevskiy. Pas quand chaque match se joue par un but.

Et le plus troublant dans tout ça, c’est le langage corporel de Demidov.

On l’a vu sur le banc complètement découragé après ses occasions ratées en avantage numérique. On l’a vu regarder dans le vide après les arrêts de Vasilevskiy.

On l’a vu pratiquement en état de choc après s’être encore fait voler par le gardien russe. À un certain moment, c’est même Slafkovský qui semblait essayer de le calmer et de le consoler.

Imaginez la scène.

Le jeune prodige russe, celui qui était supposé faire exploser la série offensivement, avait l’air de ne plus savoir comment battre Vasilevskiy. Comme si le gardien du Lightning était rendu directement dans sa tête.

Et pendant ce temps, Caufield continue lui aussi de rater des chances qu’il enterrait automatiquement pendant la saison régulière.

Le poteau. Les tirs ratés. Les occasions en or qui ne touchent même pas le filet. Les ouvertures parfaites qui finissent dans la baie vitrée.

Pour un marqueur de 51 buts, ça commence à faire énormément.

Les critiques étaient déjà violentes autour de Caufield depuis quelques jours. Là, après un autre match sans impact offensif majeur, ça devient impossible d’éviter la pression.

Le pire?

Le Canadien avait besoin d’un seul but.

Un seul.

Et malgré toute l’énergie du Centre Bell, malgré un Jakub Dobeš héroïque, malgré les jeux défensifs incroyables de Phillip Danault et Lane Hutson, les vedettes offensives montréalaises ont encore quitté la glace frustrées, silencieuses et visiblement hantées par les occasions ratées.

Ce soir, Caufield et Demidov ne dormiront probablement pas beaucoup.

Vasilevskiy risque de ne pas quitter leur tête de sitôt.

Ouch...