Le doute s’installe à Tampa Bay, et pour une équipe comme le Lightning de Tampa Bay, les questions continuent de tourner sur l'ambiance dans la chambre.
Depuis le début de la série, un thème revient constamment : quelque chose ne tourne pas rond à l’interne. Et là, ça commence à sortir au grand jour.
La question se pose de plus en plus clairement : est-ce que Jon Cooper est en train de perdre son vestiaire?
Parce que ce qui s’est passé après le match 1 dépasse le simple cadre d’une défaite.
D’abord, il y a ses propos. Un coach reconnu pour son calme, pour sa gestion posée, qui sort publiquement et qui parle de « stupidité » pour décrire les pénalités de ses joueurs. Un mot fort. Un mot qui ne passe jamais sous le tapis dans un vestiaire, surtout en séries.
Et selon ce qui circule autour de l’équipe, plusieurs joueurs n’auraient pas apprécié.
Le lendemain, à l’entraînement, l’ambiance était lourde.
Martin McGuire de Cogeco l’a senti immédiatement :
« L’énergie n’était pas au rendez-vous… on sentait que la défaite avait fait mal. »
On ne parle pas juste d'une déception normale.
Une tension.
Une équipe expérimentée comme Tampa ne devrait pas avoir l’air d’un groupe qui doute après un seul match. Et pourtant, tout indiquait le contraire. Moins de rythme. Moins d’intensité. Moins de communication.
Et au centre de tout ça : Nikita Kucherov.
Selon plusieurs observations, il a traîné les patins pendant l’entraînement. Peu impliqué. Peu bavard. Presque en retrait du groupe. Une attitude qui rappelait certaines séquences passées où son langage corporel devenait un problème plus qu’une solution.
Regardez ses statistiques contre le CH cette saison: Montréal est rentré dans sa tête:
Nikita Kucherov has now played 5 games against the #GoHabsGo this season.
— HabsFinn (@HabsFinn) April 21, 2026
His minutes at 5v5:
Shots: 28–41 (40.6%)
xGoals: 2.9–4.5 (39.2%)
Goals: 6–4 (60%)
He has not been on the ice for a Tampa goal in 2026. pic.twitter.com/0Z4M6jdTPM
Autour de Nikita Kucherov, un autre élément commence à agacer à l’interne : le temps et l’énergie qu’il consacre à ses engagements commerciaux, notamment avec Adidas.
Depuis quelques mois, il est très présent dans des tournages et des campagnes, et ironiquement, c’est toujours dans ces contextes qu’on le voit le plus détendu, souriant et impliqué.
Sur la glace, c'est tout le contraire: attitude fermée, frustration visible sur le banc, implication défensive et physique honteuse.
Après la mise en échec d'Arber Xhekaj, Kucherov est devenu complètement invisible:
Xhekaj qui écrase Kucherov après le sifflet.
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) April 20, 2026
Le 72 fait sa job. J’aime. pic.twitter.com/dMddWMGfwd
Cette attitude toxique commence à faire jaser, et selon ce qui circule, ça ne plaît pas du tout à Jon Cooper.
Pas seulement pour une question d’image, mais parce qu’en séries, chaque détail compte, chaque distraction devient un facteur.
Et quand ton meilleur joueur semble plus léger devant la caméra que sur la glace, ça finit par déranger dans un vestiaire qui cherche des réponses.
L'information est sorti clairement, et elle vient de quelqu’un qui ne parle jamais pour rien dire : Dany Dubé.
Et ce qu’il décrit autour de Nikita Kucherov, ce n’est pas juste une mauvaise soirée. C’est une attitude qui commence à inquiéter.
« Moi, je n’ai pas aimé le langage corporel de certains de ces vétérans, dont Kucherov. Il est négatif. Après l’arbitre, il revient au banc, tu vois qu’il chiale, il n’est pas… il ne se comporte pas de la bonne manière. »
Dubé va même plus loin dans son analyse du rythme et de l’engagement :
« C’est un très bon joueur, mais c’est un joueur qui a un rythme plus lent. Sa zone de confort est très large. En séries, tout le monde va à fond à chaque présence… »
Cooper a donc décidé de le punir.
Alors que des gars comme Brandon Hagel ont explosé leur temps de glace, Kucherov, lui, a été limité à environ 17 minutes. Pour un joueur de ce calibre dans un match aussi intense, c’est un signal très clair.
Dubé l’explique sans détour :
« L’entraîneur, à un moment donné, il regarde ça et il dit : moi, il faut que je gagne. J’envoie les joueurs qui m’en donnent le plus. »
Cooper n’a pas puni Kucherov par caprice.
Il l’a mis de côté… parce qu’il n’avait pas le choix.
Le message est passé.
À un moment précis lors de l'entraînement, la scène a attiré l’attention.
Cooper qui s’impatiente. Qui élève le ton. Qui reprend Kucherov sur un exercice mal exécuté.
Ouch.
Ce genre d’échange-là, en plein entraînement de séries, ça envoie un message.
Et ce message-là peut être interprété de deux façons.
Soit le coach tente de reprendre le contrôle.
Soit il commence à le perdre.
Ajoute à ça le contexte des dernières années, et le portrait devient encore plus lourd.
Trois éliminations consécutives en première ronde. Dont deux assez sèches contre les Panthers de la Floride. Une fiche globale inquiétante en séries de 4-23 à ses 27 derniers matchs. Et maintenant, une équipe qui semble fragile mentalement dès le match 1.
Oui, sur papier, Tampa a l’expérience.
Oui, des gars comme Nikita Kucherov, Brandon Hagel et Jake Guentzel ont vécu ce genre de moments.
Mais l’expérience ne protège pas contre le doute.
En ce moment, il s’installe.
On ne voit aucunement un groupe parfaitement soudé.
Les Canadiens de Montréal, eux, sentent l’ouverture.
Clairement, Josh Anderson et Arber Xhekaj vont encore viser Nikita Kucherov ce soir. Jusqu'au point de lui faire sauter les plombs...
