Qui veut Robert Thomas à Montréal?
Tout le monde lève la main... mais s'il faut sacrifier Michael Hage... non merci...
Depuis quelques jours, le nom du joueur de centre vedette des Blues circule de nouveau autour du Canadien de Montréal, alimenté par les propos de Darren Dreger et par l’attitude de plus en plus transparente du directeur général des Blues de Saint-Louis, Doug Armstrong, qui n’essaie même plus de cacher qu’il est en mode vente de feu.
Mais attention : ce n’est pas parce qu’Armstrong “pêche gros” que Montréal mord.
Quand Dreger rapporte que les Blues cherchent « un choix de première ronde et deux solides espoirs », il faut lire entre les lignes. Ce n’est pas une offre acceptée. Ce n’est même pas une négociation avancée.
C’est une ligne de départ, une position opportuniste d’Armstrong, qui teste le marché en espérant qu’une organisation panique.
Et Montréal ne panique pas.
Michael Hage demeure intouchable. Absolument.
Même chose pour David Reinbacher, Alexander Zharovsky et Jacob Fowler.
Ce noyau-là est verrouillé. Scellé. Hors de portée.
Ce que Kent Hughes est prêt à faire, en revanche, c’est écouter. Et c’est une énorme différence.
Le Canadien a maintenant quelque chose qu’il n’avait pas il y a un an : du levier. Une banque d’espoirs profonde, des choix au repêchage, une équipe qui gagne, une fenêtre qui commence à s’entrouvrir.
Hughes peut donc se permettre de laisser les autres parler, d’évaluer les prix, de regarder la panique ailleurs… sans sacrifier son plan.
Dans le dossier Robert Thomas, le message de Kent Hughes est sans pitié :
Oui à un choix de première ronde protégé,
Oui à un défenseur gaucher excédentaire (Struble, Engström, peut-être Xhekaj).
Oui à un espoir hors noyau dur. (Owen Beck, Bryce Pickford).
Selon Dreger, le DG des Blues pourrait accepter deux choix de 1re ronde du CH (2026-2027) et un espoir qui ne fait pas partie des intouchables.
Est-ce que Kent Hughes est prêt à sacrifier deux premiers choix et un espoir parmi Engström ou Pickford? (on ne compte pas Beck tellement il ne vaut rien sur le marché)?
À Saint-Louis, Armstrong sait que personne ne paiera le prix irréaliste qu’il demandait l’été dernier. Il sait que Reinbacher ne viendra pas. Il sait que Hage ou Zharovsky ne viendra pas. Il sait que Montréal n’est plus l’équipe naïve prête à surpayer pour “faire un pas de plus”.
Pendant ce temps, le contexte des Blues se détériore. Le vestiaire craque. Les résultats ne suivent pas. Le message est brouillé.
Armstrong doit vendre. Et pour bien vendre, il doit accepter que la valeur réelle de Robert Thomas sur le marché ne correspond pas à son rêve initial.
C’est là que Montréal devient intéressant.
Non pas parce qu’il est prêt à tout donner.
Mais parce qu’il peut se permettre d’attendre.
Si le prix descend, si Armstrong accepte une structure basée sur des choix + des actifs secondaires, le CH sera là. Sinon, Hughes passera son tour. Sans regret. Sans pression.
Et c’est ça, le vrai changement de statut du Canadien de Montréal.
Avant, on parlait de rumeurs parce que le CH cherchait désespérément une pièce maîtresse.
Aujourd’hui, on parle de rumeurs parce que les autres équipes essaient de lui en soutirer trop.
Kent Hughes n’est pas en train de tout renverser.
Il est en train de choisir le bon moment pour frapper, ou de ne pas frapper du tout.
Et ça, c’est exactement ce qu’un DG en contrôle fait.
