Toute la semaine du Canadiens de Montréal s’est résumée en une seule soirée à Ottawa.
Une semaine lourde, pénible, remplie de signaux d’alarme, qui semblait tranquillement mener vers un autre coup dur contre un rival direct dans la course aux séries.
Tout commence pourtant bien. Montréal frappe vite, Montréal frappe opportunément, Montréal profite de ses occasions.
Un scénario déjà vu : peu de tirs, mais des buts quand ça compte.
Le problème, c’est que ce genre de hockey-là ne pardonne pas quand la discipline s’effrite.
L’indiscipline arrive tôt en deuxième période.
Deux pénalités, deux ouvertures.
Les Sénateurs d’Ottawa n’ont pas besoin d’invitation supplémentaire.
Le momentum change, la foule embarque, la machine se met à tourner.
Ottawa pousse, Ottawa domine, Ottawa contrôle le territoire.
Le Canadien reprend l’avance à 3-2, mais rien ne se stabilise.
À partir de là, le match devient un long avertissement.
Les jambes ralentissent. Les décisions deviennent floues. Le volume de tirs raconte toute l’histoire : Montréal survit pendant qu’Ottawa travaille.
La fatigue se fait sentir. Pas juste dans les jambes, mais dans les détails.
Couvertures en retard, sorties de zone précipitées, jeu sans rondelle hésitant.
Le résultat arrive sans surprise : Ottawa prend les devants. Puis Ottawa creuse l’écart.
À 5-3 en troisième période, avec cinq minutes à jouer, la soirée semble réglée.
Un autre revers en temps régulier contre un rival direct.
Une autre défaite qui donne des munitions à ceux qui chassent Montréal au classement. Une autre preuve que cette semaine-là est en train de mal vieillir.
Puis, sans prévenir, le hockey décide de devenir cruel… pour l’équipe dominante.
Deux buts. Bang. Bang.
Slafkovsky nous remet dans le coup!
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 18, 2026
Slafkovsky gets us back in the game!#GoHabsGo pic.twitter.com/xQfKyaLDRr
Une défense d’Ottawa qui craque exactement là où on savait qu’elle pouvait craquer.
Un match complètement volé sur le plan territorial, mais ramené à égalité sur le tableau indicateur.
CINQ PARTOUT!
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 18, 2026
TIE GAME, BABY!#GoHabsGo pic.twitter.com/ySIa32Fp6b
À ce moment précis, tout bascule.
La pression change de banc. Le doute s’installe du mauvais côté. Montréal n’a toujours pas tiré plus souvent, mais Montréal respire encore.
La prolongation arrive comme une gifle pour Ottawa. Et quand une équipe laisse traîner un adversaire aussi longtemps, le hockey finit souvent par punir.
Un nom sort alors du chaos : Cole Caufield.
Un tir. Fin de l’histoire.
MONSIEUR SAMEDI SOIR
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 18, 2026
COLE CALLS GAME#GoHabsGo pic.twitter.com/Hpzw7dl6yC
Un match que le Canadien n’a jamais vraiment contrôlé.
Un match où Samuel Montembeault a encore dû composer avec un barrage de lancers.
Un match où les chiffres racontent une domination claire… mais où le résultat raconte autre chose.
Ce genre de victoire n’efface pas les problèmes.
Ce genre de victoire ne transforme pas une mauvaise semaine en chef-d’œuvre.
La semaine avait pourtant des allures de naufrage annoncé.
Samedi dernier, une défaite humiliante de 4-0 contre les Red Wings de Detroit lance le signal d’alarme.
La suite n’arrange rien : revers contre les Capitals de Washington, puis autre claque face aux Sabres de Buffalo.
Trois défaites, trois rivaux directs ou presque, et la perspective très réelle d’en ajouter une quatrième contre les Sénateurs d’Ottawa pour conclure une semaine cauchemardesque contre des équipes de la division.
Finalement, ce scénario noir a été évité de justesse : Montréal s’est sauvé la face en revenant de l’arrière à Ottawa, transformant une semaine qui glissait vers le désastre en rappel brutal que cette équipe refuse encore de plier.
Mais ce genre de victoire empêche une équipe de sombrer.
Refuser de mourir, parfois, c’est tout ce qui compte.
Cette fois-ci, Montréal s’en sort encore.
