Milliers de dollars en fumée: fiasco au Centre Bell

Milliers de dollars en fumée: fiasco au Centre Bell

Par David Garel le 2026-04-05

Des milliers de dollars partis en fumée… pour ça.

Le Centre Bell était prêt à exploser. Les billets s’arrachaient à des prix complètement fous (600 $ le billet dans le top, jusqu’à 3000 $ l'unité pour voir un moment précis : le 50e but de Cole Caufield. Les partisans ont payé pour l’histoire. Ils ont payé pour vivre quelque chose d’unique.

Ils ont eu un match somnifère.

Une défaite 3-0. Sans énergie. Sans urgence. Sans âme pendant 40 minutes.

Et c’est là que le malaise s’installe.

Parce que oui, le Canadien venait de se qualifier pour les séries. Oui, la pression retombe un peu. Oui, après huit victoires de suite, il peut y avoir un relâchement. C’est humain.

Mais ce qui s’est passé sur la glace, ça dépasse le simple “match moyen”.

C’était vide.

Après deux périodes, le Canadien avait à peine testé Jacob Markstrom. Les attaquants étaient invisibles. Les entrées de zone étaient molles. Les avantages numériques? Inoffensifs. Même les meilleures occasions de Caufield ont fini à côté du filet, comme si tout le timing était décalé.

Cole Caufield a même sauté une coche contre la foule du Centre Bell qui criait "Shoot" pendant l'avantage numérique.

"Taisez-vous!" a crié Caufield:

Et pendant ce temps-là, les Devils, eux, faisaient le travail. Simples. efficaces. Opportunistes.

Résultat : 2-0… puis 3-0 dans un filet désert.

Match terminé.

Et dans les gradins?

Des gens qui attendaient. Qui espéraient. Qui regardaient chaque présence de Caufield comme si c’était la bonne. Qui retenaient leur souffle pour rien.

Parce que ce but-là n’est jamais venu.

C’est ça, la réalité crue.

Le Canadien a donné un spectacle qui ne correspondait pas du tout à l’attente créée autour de ce match-là. Et cette attente, elle était immense. Alimentée par la séquence de victoires, par la course aux 50 buts, par l’ambiance de fin de saison.

Tout était en place.

Sauf l’exécution.

Et c’est là que ça fait mal.

Parce que ce n’est pas juste une défaite. Ce n’est pas juste un mauvais match. C’est un moment manqué dans un contexte où tout le monde était prêt à payer le prix pour être là.

Et ils l’ont payé.

Cher.

Très cher.

Pendant que le Canadien, lui, semblait déjà ailleurs.

Déjà en mode séries.

Déjà en mode “mission accomplie”.

Le problème, c’est que les partisans, eux, n’étaient pas là pour ça.