Une voix tremble… puis tout s’arrête.
Pas de mise en scène. Pas de masque. Juste l’émotion brute. Celle qui frappe sans avertissement quand les souvenirs remontent trop vite. Celle qui prend à la gorge quand un ami part pour vrai.
Devant les caméras, Michel Bergeron n’a pas été capable de retenir ce qu’il ressentait. Et en quelques secondes, toute l’ampleur de la journée est devenue réelle.
« C’est tough… c’est triste… »
Ces mots-là ont frappé plus fort que n’importe quel discours.
Une cérémonie qui a profondément touché Michel Bergeron 🙏 pic.twitter.com/AkUu9nH9Kd
— TVA Sports (@TVASports) April 11, 2026
Parce que cette journée à Sainte-Thérèse, ce n’était pas juste des funérailles. C’était un dernier rendez-vous avec une figure qui faisait partie du quotidien des Québécois depuis des décennies. Une présence. Une voix. Une énergie.
Dans l’église de Sainte-Thérèse-d’Avila, les proches se sont réunis dans une atmosphère lourde, mais étrangement lumineuse. À l’image de l’homme qu’ils venaient saluer une dernière fois.
Le cercueil porté par des noms bien connus… dont Michel Bergeron lui-même, accompagné notamment de Jean-Charles Lajoie et Denis Casavant.
Denis Casavant : une collaboration de 40 ans avec Rodger 🤝 pic.twitter.com/s132g5bcOO
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Des amis. Des collègues. Une famille élargie.
Et au centre de tout ça… une histoire.
Parce que ce qui rend le témoignage de Bergeron si puissant, ce n’est pas seulement la tristesse. C’est la complicité. Une relation construite sur des décennies, sur des souvenirs qui dépassent largement le sport.
« On a fait les 100 coups… les 100… »
Il en rit encore. Même dans la peine.
Deux gars qui se ressemblaient. Deux fouineux, comme il le dit lui-même. Deux passionnés qui se retrouvaient entre saisons, entre matchs, entre villes. L’un avec les Nordiques, l’autre avec les Expos. L’hiver à Québec. L’été à Montréal.
Des billets échangés. Des histoires exagérées. Des rivalités sur le terrain de golf.
« Je pense qu’il me doit encore 35 piastres… »
Et là… un sourire passe à travers les larmes.
C’est ça, la marque des grandes amitiés. Même au moment de dire adieu, elles trouvent une façon de faire vivre un dernier rire.
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Mais derrière ces anecdotes, il y avait aussi quelque chose de plus profond. Quelque chose qui a marqué Bergeron autant que tous les autres présents.
Le contrôle. La préparation. Le sens du moment.
« Il avait tout préparé… »
Et ça, ça ne surprend personne.
Parce que même dans ses derniers moments, tout avait été pensé. La cérémonie. Les chansons. Le timing. Jusqu’au détail du calendrier.
Le week-end du Masters.
Un hasard? Pas du tout.
« Il n’aurait pas voulu ça une autre semaine… »
Tout était aligné avec qui il était. Avec ses passions. Avec sa façon de voir la vie. Même la fin devait ressembler à quelque chose qu’il aimait.
Et ça, ça a frappé fort.
Parce que ce n’était pas seulement un départ. C’était une mise en scène fidèle à une personnalité plus grande que nature. Une façon de dire au revoir… à sa manière.
Les témoignages se sont enchaînés. Pierre Karl Péladeau, Stephen Bronfman… tous ont parlé d’un homme qui rassemblait. Qui faisait du bien. Qui transformait chaque rencontre en moment unique.
Et puis… la musique.
Des performances qui ont fait vibrer l’église. Des regards remplis d’eau. Des silences lourds. Et ce moment-là… impossible à oublier.
Sa voix.
“My Way.”
Comme un dernier clin d’œil. Comme une signature.
Comme une façon de dire : j’ai vécu comme je voulais.
Et dans ce moment précis, même les plus solides ont craqué.
Michel Bergeron aussi.
Parce qu’au-delà des mots, au-delà des souvenirs, une vérité s’impose tranquillement.
« Ça va être difficile de s’en remettre… »
Et il a raison.
Parce que certaines personnes ne quittent jamais vraiment le quotidien des gens. Elles s’y incrustent. Elles deviennent des repères. Des habitudes. Des émotions.
Et quand elles partent…
Un vide s’installe.
Mais aujourd’hui, à travers les larmes, à travers les rires, à travers les anecdotes… une autre chose s’est installée aussi.
La certitude qu’on ne l’oubliera jamais.
AMEN…
