Le 2 janvier, ce n’est pas une date comme les autres pour Cole Caufield. C’est sa fête. Vingt-cinq ans.
L’âge où un joueur entre officiellement dans la fenêtre la plus précieuse de sa carrière. Le moment exact où tout ce qu’il a bâti commence enfin à rapporter.
Et c’est précisément ce matin-là que Bill Guerin a choisi de fermer la porte.
Pas un appel.
Pas une explication publique.
Pas même une phrase pour justifier l’absence.
Rien.
Le message est passé sans être prononcé, et c’est souvent comme ça que les coups font le plus mal.
Parce que ce n’est pas seulement un nom rayé d’une liste olympique.
C’est un anniversaire gâché.
C’est une reconnaissance refusée.
C’est un rappel brutal que, peu importe ce que tu produis, tu peux quand même être ignoré.
Et ce n’est même pas le refus en soi qui fait mal.
Cette nouvelle-là, elle est déjà digérée. Elle a déjà été commentée, analysée, disséquée sous tous les angles possibles.
Ce qui frappe aujourd’hui, c’est le timing.
Parce qu’à 25 ans, Caufield n’est plus un projet.
Il n’est plus une promesse.
Il n’est plus un pari.
Il est exactement là où un joueur offensif doit être.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils ne mentent pas.
20 buts. 20 passes.
Un rythme de près de 80 points sur une saison complète.
18 minutes et 27 secondes par match.
Plus de trois minutes en moyenne en avantage numérique.
Des buts gagnants.
Des buts dans les moments lourds.
Saison après saison, la progression est nette, presque scolaire.
36 points.
65 points.
70 points.
Et maintenant, un sommet qui se dessine. En route pour 80 points.
C’est ça, l’apogée.
Le début de la vraie fenêtre.
Le moment où le jeu ralentit, où les décisions deviennent instinctives, où le talent cesse d’être forcé.
Et pourtant, ce matin-là, on lui dit non.
Pas parce qu’il n’est pas bon.
Pas parce qu’il ne produit pas.
Pas parce qu’il n’a pas prouvé sa valeur.
Mais parce qu’il ne correspond pas au profil que Bill Guerin veut imposer.
Un hockey plus lourd.
Plus rude.
Plus conservateur.
Résultat?
Des choix discutables.
Des comparaisons qui font grincer des dents.
Des statistiques qu’on décide soudainement d’ignorer.
Le plus difficile à avaler dans toute cette histoire, ce n’est même pas l’exclusion en soi.
C’est le nom de ceux qui ont été préférés.
Quand Bill Guerin choisit JT Miller ... une saison ordinaire, le corps magané, l’impact en chute libre ... au détriment d’un Cole Caufield en pleine ascension, productif, décisif, dangereux à chaque présence, le message devient troublant.
Et le message est brutal :
À 25 ans, malgré tout ce qu’il fait bien, la porte reste fermée.
La prochaine occasion?
Dans quatre ans.
29 ans.
Un autre cycle.
Une autre version de lui-même.
Possiblement déjà de l’autre côté de son sommet.
Cruel?
Oui.
Injuste?
Probablement.
Mais il y a une ironie savoureuse là-dedans.
Parce que pendant que l’équipe américaine se prive volontairement d’un marqueur d’élite dans sa meilleure phase, Canadiens de Montréal en récolte tous les bénéfices.
Chaque présence.
Chaque avantage numérique.
Chaque fin de match serrée.
Pas de tournoi international à gérer.
Pas de surcharge mentale.
Pas de distractions.
Juste du hockey.
Juste Montréal.
Juste la progression.
Le refus fait mal aujourd’hui, surtout un jour d’anniversaire.
Mais à long terme, c’est peut-être le carburant parfait.
Parce que certaines humiliations ne cassent pas un joueur.
Elles le polissent.
Et à voir comment cette saison se dessine, la seule équipe qui risque vraiment de regretter ce 2 janvier…
Ce n’est pas le Canadien.
AMEN
Bonne fête, Cole! 🎈
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 2, 2026
Happy birthday @colecaufield!#GoHabsGo pic.twitter.com/m7HyyMIbub
