Mensonge public: Martin St-Louis avoue enfin

Mensonge public: Martin St-Louis avoue enfin

Par David Garel le 2026-02-24

Patrik Laine humilié devant tout le monde… et personne n’a osé poser la vraie question...

Ce qui s’est passé à Brossard dépasse largement le simple retour à l’entraînement après la pause olympique.

On a vu des trios bricolés. On a vu Alex Newhook encore en chandail non-contact. On a vu Martin St-Louis parler longuement de standards, de science, de gestion de charge, de structure défensive, de croissance collective.

On l’a entendu expliquer comment son groupe devait « stacker les journées », comment il fallait élever le niveau d’exigence, comment les gardiens allaient se partager les prochains départs.

Mais il y a une chose dont personne n’a vraiment parlé.

Patrik Laine.

Ou plutôt : la façon dont on vient publiquement de l’écraser.

Parce que oui, Laine était sur la glace. Oui, il patinait. Oui, il est médicalement capable de jouer. Et pourtant, pendant les exercices, on l’a placé… à la défense.

Un ailier naturel. Un franc-tireur payé 8,7 millions. Un joueur déjà isolé, déjà en sursis, déjà au cœur de toutes les rumeurs.

On l’a utilisé comme bouche-trou à la ligne bleue.

Imagine la scène.

Imagine l’humiliation.

Ce n’est plus de la gestion d’effectif. C’est un message. Brutal. Délibéré. Public.

Et le plus troublant dans tout ça?

Aucun journaliste montréalais n’a eu le courage de poser LA question.

Personne n’a demandé à Martin St-Louis pourquoi il faisait jouer Laine en défense.

Personne n’a demandé pourquoi un joueur qu’on dit « blessé » depuis des semaines est soudainement assez en forme pour participer à tous les drills.

Personne n’a confronté l’entraîneur sur cette mise à l’écart évidente.

À la place, on a eu droit à une question molle :

Est-ce que Patrik Laine pourrait être disponible demain?

Réponse de St-Louis, sèche et expéditive :

Oui. (à 9 minutes 43 de la vidéo):

Et c’est là, subtilement, le mensonge est enfin dévoiléé.

Parce que depuis des semaines, le discours officiel, c’était toujours le même : on attend le feu vert médical,
les médecins évaluent au jour le jour, on ne veut pas prendre de risques.

Mais là, pour la première fois, Martin St-Louis admet du bout des lèvres que Laine pourrait jouer.

Autrement dit : il est disponible.

Donc toute l’histoire du feu vert devient soudainement très fragile.

Tout le monde le sait maintenant : Patrik Laine peut jouer.

Et tout le monde sait aussi qu’il ne jouera pas.

Pas parce qu’il est blessé.

Parce que son entraîneur ne veut plus l’habiller.

C’est ça, la vérité. Et Martin St-Louis avoue aujourd'hui qu'il a menti.

Et au lieu de l’assumer clairement, on préfère continuer à se cacher derrière des formules vagues, pendant qu’on expose le joueur devant ses coéquipiers en le transformant en faux défenseur pendant les exercices.

Pendant ce temps-là, Martin St-Louis parlait de leadership, de standards, de détails défensifs, de science du sport.

Il parlait de Slavkovský, de Suzuki, de Kapanen. Il expliquait comment les joueurs revenant des Olympiques seraient gérés avec précaution. Il expliquait comment l’équipe devait être calculée physiquement pour « frapper fort dès jeudi ».

Mais jamais un mot sur Laine.

Jamais une explication sur cette humiliation en plein entraînement.

Et c’est là que le malaise devient collectif.

Parce que ce n’est plus seulement Patrik Laine qui est dans une position intenable.

C’est aussi le corps médiatique montréalais, qui vient encore une fois de démontrer qu’il marche sur des œufs dès que Martin St-Louis est devant un micro.

Tout le monde a vu Laine jouer en défense.

Tout le monde a compris le message.

Mais personne n’a osé confronter l’entraîneur.

Résultat?

Un joueur est publiquement humilié.

Un entraîneur évite les vraies questions.

Et le public, lui, voit très clair dans ce jeu-là.

Patrik Laine est fini à Montréal.

Sportivement... et St-Louis vient de l'achever... humainement...

Il le sait.

Martin St-Louis le sait.

Kent Hughes le sait.

Et maintenant, tout le Québec le sait aussi.

Le reste, ce n’est plus que du théâtre.

Et chaque jour qui passe rend cette situation encore plus lourde, encore plus cruelle, encore plus indéfendable.