Toute une nation retient son souffle.
À peine remis de la victoire dramatique du Canada en quart de finale, voilà que l’attention s’est brutalement déplacée vers une seule image, une seule séquence, un seul corps étendu sur la glace : Sidney Crosby.
Le capitaine du Canada est tombé au combat après une mise en échec de Radko Gudas. Le contact est solide, mais ce n’est pas tant l’impact qui glace le sang, c’est la chute.
The cheap shots that got Sidney Crosby injured today in the Olympics. pic.twitter.com/TbWOcJ5m1m
— Bill Capone (@bcapone9) February 18, 2026
Crosby retombe maladroitement, sa jambe droite plie dans le mauvais sens, et instantanément, tout le monde comprend que c'est grave.
Sidney Crosby will not return after an injury off a hit from Radko Gudas, per @PierreVLeBrun. pic.twitter.com/U7x1PvsAqn
— TSN (@TSN_Sports) February 18, 2026
De retour au banc, le numéro 87 a le visage fermé. Quelques secondes plus tard, il prend lentement le chemin du vestiaire, visiblement en douleur, avançant à petits pas dans le couloir menant à la chambre des joueurs.
Un médecin pense que c'est grave:
« On s’inquiète d’une possible blessure au ligament collatéral médial (LCM) pour Crosby.
La majorité de ces blessures nécessitent plus qu’un simple statut au jour le jour, donc son tournoi pourrait être terminé. » (Docteur Harjas Grewal)
Concern would be an MCL injury for Crosby
— Dr. Harjas Grewal (@Harjas_Grewal) February 18, 2026
Majority are longer than day-to-day timelines so his tournament may be over 😢 pic.twitter.com/WpFa8VqzDg
Avant même le début de la troisième période, le verdict tombe : soirée terminée pour Crosby.
Son statut pour la suite du tournoi demeure complètement incertain.
Et depuis ce moment-là, c’est le chaos.
Sur les réseaux sociaux, ça dérape solide. Radko Gudas se fait inonder de messages haineux. Des menaces physiques circulent. Des appels à la violence. Des propos absolument incontrôlables et horribles.
Au point qu'on le menace de lui enlever la vie. On est loin du hockey. Très loin.
Même sa famille a été directement visée. Sa femme, Barbora Chrenková, et ses quatre enfants se font attaquer verbalement.
Tout ça pour une mise en échec qui, selon plusieurs observateurs sur place, ne semblait pas intentionnelle. Gudas joue dur, oui, c’est sa réputation, mais rien n’indique qu’il cherchait à blesser Crosby. C’est un jeu rapide, un mauvais angle, une chute malheureuse… et une tempête mondiale.
Pendant ce temps, l’émotion est triste jusque dans la LNH.
À la télévision, on a vu le visage du pilote des Penguins, Dan Muse, qui regardait la scène en direct. Le coach semblait complètement démoli. Regard vide. Mâchoire crispée. Un homme qui voit son capitaine, son leader, son cœur d’équipe potentiellement perdre un tournoi olympique… et peut-être plus.
Dan Muse real time reaction to Sidney Crosby injury pic.twitter.com/Tilz2ZUGIh
— Dan Kingerski (@TheDanKingerski) February 18, 2026
Rarement on aura vu un entraîneur aussi affecté devant une caméra.
Et c’est ça, la vraie ampleur du drame.
Ce n’est pas juste une blessure olympique.
Ce n’est pas juste un quart de finale.
C’est tout un écosystème hockey qui retient son souffle.
Le Canada vient de survivre à la Tchéquie grâce à un but égalisateur de Nick Suzuki et un gagnant en prolongation de Mitch Marner, mais cette victoire a maintenant un goût amer. Parce que personne ne célèbre vraiment pendant que le sort de Crosby est en suspens.
À Milan, la fête est sur pause.
Les joueurs canadiens ont gagné, oui.
Mais ils ont peut-être perdu leur âme.
Crosby est plus qu’un joueur dans ce vestiaire. Il est la boussole. La référence. Le calme dans la tempête. Et maintenant, tout le tournoi repose sur l’état de sa jambe droite.
Les médecins évaluent.
Les partisans attendent.
Les réseaux sociaux explosent.
Et pendant ce temps-là, un pays entier se demande si son capitaine pourra encore enfiler les patins.
Après une semaine déjà chargée en émotions, voilà que le Canada doit maintenant composer avec le pire scénario possible.
Perdre Sidney Crosby.
On ne parle plus de hockey.
On parle d’un choc national.
Et tant qu’on n’aura pas de nouvelles claires sur son état de santé, une chose est certaine : aux Jeux olympiques de Milan, le Canada a gagné un match… mais pourrait bien avoir perdu beaucoup plus.
