Zachary Bolduc brise le silence : on peut sentir le poids de l’attente… et du party trop arrosé?
Dans tous les cas, le Québécois peut enfin respirer. Après un été complet à attendre la conclusion de son dossier contractuel, le Québécois a signé une entente de quatre ans et 16,8 millions $ avec le Canadien.
Le dossier est réglé, il peut maintenant se concentrer sur son hockey. Sauf qu’à quelques jours du camp d’entraînement, une autre question commence à circuler autour de lui : dans quelle forme Bolduc va-t-il réellement se présenter à Montréal?
Parce que sur les images qui circulent, une chose est difficile à manquer : Bolduc semble avoir pris du poids, surtout au niveau de son visage.
Et disons que son ventre semble beaucoup plus mou que ses abdos de la saison dernière.
Le jeune attaquant ne donne pas exactement l’impression d’arriver au camp dans la condition physique idéale.
Ce n’est évidemment pas une question de quelques livres sur une balance, mais de l’allure générale du joueur, de sa préparation et de l’image qu’il projette à quelques jours du début des activités.
Et dans son cas, cette question prend une importance particulière compte tenu de tout ce qui s’est passé au cours des derniers mois.
On savait que Bolduc avait connu une saison en dents de scie. On savait que son rôle avait énormément fluctué. On savait qu’il avait été laissé de côté à quelques reprises et qu’il avait dû gagner progressivement la confiance de Martin St-Louis.
On savait également que son dossier contractuel avait traîné pendant une bonne partie de l’été. Mais maintenant que le contrat est signé, il faut regarder le portrait complet : est-ce réellement la durée du contrat qui a fait traîner les négociations, ou est-ce que le Canadien avait aussi des interrogations concernant le sérieux, la préparation et l’éthique de travail du jeune attaquant?
Kent Hughes affirme que la durée était le principal problème.
Le directeur général a expliqué que les discussions tournaient autour d’un contrat de deux, trois ou quatre ans et que c’est finalement la durée de quatre ans qui a permis de conclure. Bolduc, de son côté, a reconnu que l’attente était devenue une distraction.
« Je suis content, car ce fut un peu long et c’est resté dans ma tête cet été. Un contrat de quatre ans était sensé pour nous. Cela offre de la stabilité autant sur le plan hockey que financièrement. Je suis excité et privilégié d’être ici pour les quatre prochaines saisons. »
Très bien.
Mais maintenant, il faut livrer.
Car un été de fiestas nocturnes… c’est toujours dangereux pour un athlète millionnaire québécois.
On s’attendait à une transaction concernant Bolduc à un certain moment cet été. Son nom a circulé dans différents scénarios à Détroit (Larkin) et Columbus (Marchenko) alors que le Canadien cherchait ce fameux attaquant top-6.
Avec l’arrivée de Chris Kreider, la congestion est devenue encore plus importante. Bolduc a finalement obtenu son contrat, mais il arrive maintenant dans une formation où chaque place sera disputée.
Et si son poids, tout comme son amour pour la bière et la malbouffe, a effectivement augmenté, ce n’est pas le genre de détail qui va passer inaperçu dans une organisation comme celle du Canadien.
Surtout avec Martin St-Louis.
Le coach exige énormément de ses joueurs sur le plan physique et dans la préparation quotidienne. Bolduc ne peut pas se permettre d’arriver au camp en donnant l’impression qu’il a pris son été à la légère.
Il vient de signer pour quatre ans. Il vient d’obtenir la sécurité financière qu’il recherchait. Maintenant, c’est à lui de démontrer qu’il mérite chaque dollar.
Et c’est ici que les histoires de party, de sorties et de vidéos qui ont circulé autour de lui cet été deviennent embarrassantes.
Il faut être prudent : personne ne peut mesurer l’éthique de travail d’un joueur simplement en regardant quelques images, et une prise de poids ne permet certainement pas de conclure qu’un joueur ne s’est pas entraîné.
Mais lorsqu’un jeune joueur arrive au camp avec une apparence physique qui soulève des questions, alors que son environnement a déjà fait l’objet de discussions et de critiques pendant l’été, le Canadien aura raison de surveiller sa préparation de très près.
Bolduc a maintenant quatre ans pour prouver qu’il est un élément important du noyau montréalais. Il ne peut plus se cacher derrière le contrat, les négociations ou l’adaptation à un nouvel environnement.
Il connaît maintenant la ville, ses coéquipiers, le système, ce que Martin St-Louis attend de lui.
À quatre millions de dollars par saison, personne ne lui demandera d’être Connor McDavid.
Mais on va lui demander d’être professionnel.
Bolduc jure qu’il est maintenant mieux préparé pour sa deuxième saison à Montréal.
« L’an dernier, il y avait beaucoup de nouveautés pour moi. Le seul fait de jouer ici constituait une adaptation et, en tant que Québécois, ça passe à un autre niveau. Il y avait aussi le système de jeu et de nouveaux coéquipiers. Donc, je suis content d’arriver à Montréal avec une année derrière la cravate, surtout avec l’attention des gens et des médias. »
Alors il est temps de passer aux actes.
Fini les « rhum et coca-cola », fini le McDo, fini la bière.
C’est le temps de travailler.
