Mauvaise surprise à Montréal: Steven Stamkos ne veut pas jouer pour Martin St-Louis

Mauvaise surprise à Montréal: Steven Stamkos ne veut pas jouer pour Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-02-26

Ouch. Cette nouvelle frappe comme une gifle.

Et celle-là en est une.

Selon les informations rapportées par Pierre LeBrun, Steven Stamkos ne serait pas totalement fermé à une transaction… mais il aurait identifié trois destinations possibles s’il devait lever sa clause complète de non-mouvement : le Lightning de Tampa Bay, les Stars de Dallas et le Wild du Minnesota.

Pas Montréal.

Rien sur le Canadien.

Rien sur Martin St-Louis.

Et ça, c’est une surprise. Une vraie.

Parce que quand on parle de Stamkos, on parle d’un Ontarien. D’un Canadien. D’un gars qui a grandi dans la culture hockey du pays. D’un joueur qui a passé 16 saisons avec le Lightning de Tampa Bay, qui a gagné deux Coupes Stanley comme capitaine, qui a été le visage d’une dynastie moderne.

Et surtout, on parle d’un gars qui a joué avec Martin St-Louis. Qui l’a côtoyé. Qui l’a vu travailler. Qui a été influencé par lui. St-Louis, à Tampa, c’était plus qu’un coéquipier. C’était un mentor. Un modèle. Presque un grand frère hockey.

Alors quand tu regardes ça froidement, tu te dis : comment le Canadien de Montréal ne fait pas partie des destinations envisagées?

Surtout dans le contexte actuel.

Le Canadien est en ascension.

Nick Suzuki est établi comme capitaine.

L’équipe cherche clairement un ailier capable de marquer.

On parle depuis des mois d’un franc-tireur pour compléter le premier trio.

Un vétéran capable d’apporter du leadership, du calme, de l’expérience des séries.

Stamkos coche toutes les cases.

À 36 ans, il a encore 44 points en 57 matchs cette saison, dont 28 buts. Il peut encore marquer. Son tir sur réception reste élite. Sur l’avantage numérique, il est encore une arme.

Et pourtant, selon les priorités dévoilées, Montréal ne serait pas dans l’équation.

Pourquoi?

Il faut être honnête : le facteur fiscal et le climat jouent. Nashville, Dallas, Tampa… ce sont des marchés à fiscalité avantageuse. Le Tennessee, par exemple, n’impose pas de taxe sur le revenu d’État. Le Texas non plus. La Floride non plus.

Montréal?

Impôts élevés. Hiver long. Pression médiatique intense. Marché exigeant.

C’est la réalité.

Mais au-delà de ça, il y a quelque chose qui surprend davantage : le lien avec Martin St-Louis.

Parce que si Stamkos ne considère même pas Montréal, est-ce qu’il ne veut pas jouer pour le Canadien? Ou est-ce qu’il ne veut pas jouer pour St-Louis?

La question mérite d’être posée.

On sait que St-Louis est intense. Exigeant. Émotif. On sait qu’il pousse ses joueurs. On sait aussi qu’il est en train de transformer l’identité du Canadien vers un modèle plus rapide, plus créatif, plus imprévisible.

Est-ce que Stamkos, à ce stade de sa carrière, cherche plutôt la stabilité d’un contender déjà établi? Tampa, où il connaît tout. Dallas, structure solide. Minnesota, groupe mature.

Peut-être.

Il faut aussi se poser l’autre question.

Est-ce que le Canadien voulait vraiment Stamkos?

Oui, l’équipe cherche un ailier. Oui, on veut un marqueur pour Suzuki. Mais est-ce qu’à 36 ans, avec une clause complète de non-mouvement et un historique de blessures, il correspond parfaitement à la fenêtre d’âge du noyau?

Le Canadien construit autour de Suzuki, Caufield, Slafkovský, Hutson. Une courbe ascendante. Une patience stratégique.

Stamkos, lui, veut des matchs significatifs maintenant. Il l’a dit clairement : il a signé pour jouer des matchs importants. Il veut gagner.

Montréal est en progression, mais est-ce déjà une garantie de longue course en séries?

Pas encore.

Alors oui, c’est une surprise. Oui, ça frappe l’imaginaire de voir un Canadien, ancien coéquipier de St-Louis, ne pas inclure Montréal dans ses priorités.

Mais en même temps, ça révèle quelque chose de froid et de moderne : les décisions ne sont plus romantiques. Elles sont stratégiques.

Fiscalité. Chances réelles de Coupe. Environnement stable. Moins de pression.

Ce qui est fascinant dans cette histoire, c’est la perception.

Il y a quelques années, Montréal était perçu comme un marché à éviter en reconstruction. Aujourd’hui, c’est une équipe excitante, compétitive, en montée.

Et malgré ça, un vétéran comme Stamkos regarde ailleurs.

Ce n’est pas un rejet émotif. Ce n’est pas une déclaration contre le Canadien. C’est un choix calculé.

Mais ça fait mal quand même.

Parce qu’on aimerait croire que l’aura du Canadien, le prestige du chandail, le lien avec St-Louis, suffisent encore à attirer automatiquement des vétérans canadiens.

La LNH de 2026 ne fonctionne plus comme ça.

Est-ce que St-Louis doit le prendre personnel?

Probablement pas.

Les joueurs choisissent des contextes. Pas des sentiments.

Et si une transaction impliquant Stamkos est plus probable cet été que maintenant, comme le laisse entendre LeBrun, rien ne dit que le paysage ne peut pas changer.

Mais une chose est certaine :

Si le Canadien veut attirer des joueurs élites établis, il faudra plus que l’histoire et le prestige.

Il faudra des garanties concrètes de Coupe.

Parce qu’au final, à 36 ans, Steven Stamkos ne cherche pas une belle histoire.

Il cherche une dernière vraie chance de gagner