Mauvaise nouvelle pour Arber Xhekaj: le CH fait son choix pour les séries

Mauvaise nouvelle pour Arber Xhekaj: le CH fait son choix pour les séries

Par David Garel le 2026-04-13

Le stress commence à monter pour Arber Xhekaj. Et cette fois, ce n’est pas une impression. C’est un scénario très réel qui se met en place sous leurs yeux.

Parce que le plan du Canadien est en train de changer.

L’arrivée de David Reinbacher vient tout bouleverser. Son premier match dans la LNH n’avait rien d’évident : troisième match en trois soirs, seul droitier dans l’alignement, adversaire désespéré chez les Islanders de New York.

Et pourtant, il a livré exactement ce que le Canadien voulait voir. Simple, efficace, sans panique. Une première passe, un différentiel positif, des tirs bloqués, du jeu propre.

Pas spectaculaire.

Mais rassurant.

Au point d'être nommé le joueur du match dans la chambre du CH. Ouch. Xhekaj a dû avoir la chair de poule négative en voyant le vestiaire célébrer et acclamer Reinbacher:

Et dans la tête de l’organisation, c’est souvent ça qui fait la différence. À quel point le groupe te fait confiance.

À voir l'entrevue d'après-match de l'Autrichien, on réalise à quel point ce match lui a donné confiance et qu'il n'a aucune envie de retourner à Laval:

« Je suis revenu à la maison et je venais de m’asseoir pour regarder le match du CH, puis j’ai réussi l’appel. Ça été une vague d’émotions. J’ai ramassé mes affaires, j’ai appelé ma famille et j’ai pu rejoindre l’équipe. Mon père, ma blonde et mon meilleur ami ont pu se rendre à Long Island» a affirmé le défenseur, très ému.

« Ça s’est déroulé comme dans un rêve. Je suis heureux d’avoir joué avec les gars et d’avoir goûté à la victoire. Le chemin a été difficile pour se rendre ici et je profite de chaque instant présentement. Je ne le réalise pas encore tout à fait, mais ça viendra. J’ai vu mon père en larmes, ça m’a touché. Il y a tellement de gens qui m’ont aidé à y arriver. Les gars ici sont incroyables, ils m’aident beaucoup. »

Maintenant, la question n’est plus “est-ce qu’il est prêt?”… mais “est-ce qu’on peut se permettre de ne pas le faire jouer en séries?”

« Je trouve qu’il a été en contrôle. Je dois donner du crédit à notre staff en bas, parce que quand les gars montent, ils n’ont pas l’air mélangé ou pas à leur place. Je suis content de son match. » a affirmé Martin St-Louis.

Cette réponse commence à faire peur au shérif.

Car si Reinbacher est en uniforme pour le premier match des séries, et de plus en plus de gens autour de l’équipe croient que c’est possible, il ne reste pratiquement plus de place. Avec Alexandre Carrier qui doit revenir, avec Mike Matheson, Kaiden Guhle et Lane Hutson déjà installés, il reste une chaise.

Une seule.

Et pour l’instant, celui qui est en train de la perdre… c’est Xhekaj.

Les chiffres du dernier match parlent d’eux-mêmes. Struble a joué près de 19 minutes. Reinbacher un peu plus de 11 dans un rôle protégé. Xhekaj, lui, a été limité à environ 12 minutes. Utilisation réduite. Impact discutable.

Et surtout, une perception qui ne change pas.

Même physiquement, même dans un match où ça brassait, même après des séquences où il a dérangé l’adversaire, au point où certains joueurs des Islanders l’ont traité de joueur salaud, ça ne suffit pas. Parce que le Canadien ne juge plus seulement l’intimidation ou les coups vicieux.

Et la mise en échec de Xhekaj hier, était en vicieuse comme jamais:

Le CH ne juge pas si tu es capable de blesser un adversaire. Martin St-Louis juge la fiabilité.

Et dans cette catégorie-là, Reinbacher vient de marquer des points importants.

Struble aussi.

Pas Xhekaj.

Et c’est là que le scénario devient cruel.

Parce que tout le monde comprend ce qui s’en vient. Si Reinbacher reste, si Carrier revient, si la structure actuelle tient… le choix final se fera entre Struble et Xhekaj.

Et en ce moment, la tendance est claire.

Le Canadien semble prêt à vivre avec les erreurs d’un jeune droitier prometteur. Il semble aussi plus à l’aise avec la stabilité de Struble.

Mais avec Xhekaj?

On hésite encore.

Et en séries, l’hésitation n’existe pas.

Ce qui fait en sorte qu’un scénario impensable il y a quelques mois est maintenant bien réel : voir le Shérif dans les estrades… pendant que la nouvelle génération prend sa place sur la glace.