Ce but en prolongation, il va coller longtemps à la peau de Nathan MacKinnon.
Et pas pour les bonnes raisons.
Il y a une image qui résume toute cette finale perdue contre les États-Unis.
Une seule.
La rondelle est libre en zone offensive. MacKinnon arrive en premier. C’est sa rondelle. Pas une bataille 50-50. Pas un jeu désespéré. Sa possession potentielle, son moment.
Et pourtant… il hésite.
Il ne met pas son bâton.
Il ne ferme pas l’angle.
Il ne protège pas la rondelle.
Il ne met pas le corps.
Il flotte.
Zach Werenski lui vole la rondelle les yeux fermés.
Deux secondes plus tard. La rondelle se retrouve à Jack Hughes. Tir. But. Fin du Canada.
C’est exactement là que tout s’écroule.
Parce qu’en prolongation olympique, à trois contre trois, tu n’as pas le luxe d’être mou. Tu n’as pas le droit d’avoir peur d’engager ton bâton. Tu n’as pas le droit d’attendre que quelqu’un d’autre fasse le sale boulot.
Surtout pas quand tu es Nathan MacKinnon.
Un joueur supposément bâti pour les grands moments.
Un moteur.
Un bulldozer.
Un gars qui joue toujours à pleine vitesse.
Sauf là.
Là, il a reculé.
Et ce n’est pas juste ce jeu.
Plus tôt en 3e période, il rate une occasion en or dans l’enclave. Une chance franche dans but désert. Un tir qu’il marque neuf fois sur dix dans la LNH. Encore une fois, ça ne rentre pas.
Nathan MacKinnon did not score a goal on this play pic.twitter.com/hazsLlPXnf
— Wes Mantooth M.CJ (@WestonMantooth) February 22, 2026
Puis arrive la prolongation.
Et au lieu de compenser par l’urgence, par la hargne, par le réflexe de survie… il se tasse.
Cette rondelle-là était à lui.
C’était à lui de fermer la porte.
C’était à lui de réveiller tout le monde.
Mais non.
Et comme si ça ne suffisait pas, après le match, MacKinnon sort une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit :
Il laisse entendre que le Canada était la meilleure équipe « aujourd’hui », comme si une finale olympique se gagnait aux points de style.
" Je vous laisse juger qui était la meilleure équipe aujourd'hui".
Nathan MacKinnon on Canada's Olympic final loss:
— The Athletic NHL (@TheAthleticNHL) February 22, 2026
"You be the judge of who was the better team today."
MacKinnon's open-net miss was one of several opportunities the Canadians failed to convert. pic.twitter.com/iyiBDdrjIS
Comme si on distribuait des médailles d'or pour la domination.
It's almost as if goalies and defense are a part of the game too. Maybe if they would have taken advantage of a 5 on 3 or MacKinnon wouldn't have missed a wide open net. At least you can hang the banner I guess 🤷♂️ pic.twitter.com/04KTeqdmfu
— Motown Cats (@FULL13_FA22) February 22, 2026
MacKinnon a ensuite visé directement la prolongation à trois contre trois.
Après la défaite contre les États-Unis, Nathan MacKinnon a expliqué, visiblement frustré, que décider une finale olympique en 3-contre-3, c’était absurde.
Selon lui, ça transforme le hockey en concours de finesse, presque comme du patinage artistique, où tu peux « gagner sur des points de style », alors qu’un match pour l’or devrait se jouer à cinq contre cinq, avec structure, échec avant, cycles, batailles le long des rampes.
« Ce sport ne devrait pas décider l’or comme ça ».
Oh qu'il est mauvais perdant.
Parce que oui, le Canada a dominé des séquences.
Oui, Connor Hellebuyck a été exceptionnel.
Oui, le Canada a bombardé le filet.
Mais à la fin, il y a un tableau indicateur.
Et dessus, ça dit défaite.
Les grands joueurs trouvent une façon de faire basculer ces matchs-là.
Les vrais leaders ne parlent pas de style ou ne cherchent pas d'excuses.
Ils parlent d’exécution.
Le but gagnant part directement d’une mollesse de MacKinnon.
Pas d’un jeu compliqué.
D’un manque d’engagement.
C’est ça, la vérité inconfortable.
Tu peux perdre une mise au jeu.
Tu peux rater un tir.
Mais tu ne peux pas, en finale olympique, regarder une rondelle passer devant toi sans t’imposer physiquement.
Surtout pas quand tu es censé être l’un des visages du hockey canadien.
Ce match-là ne s’est pas perdu uniquement parce que Sidney Crosby était absent.
Il s’est perdu aussi parce que Nathan MacKinnon n’a pas assumé son moment.
Et ça, peu importe combien de tirs le Canada a pris, peu importe la domination territoriale, peu importe les excuses d’après-match…
Ça reste gravé sur la bande vidéo.
Une rondelle libre.
Un joueur qui hésite.
Et un pays qui regarde l’or s’envoler.
Nathan le mauvais perdant peut aller se coucher.
