Mathieu Darche a perdu la tête: la marionnette de Lou Lamoriello

Mathieu Darche a perdu la tête: la marionnette de Lou Lamoriello

Par David Garel le 2026-04-06

Mathieu Darche a perdu la tête.

À la date limite des transactions, Darche a fait un geste majeur : il a donné un choix de première ronde pour acquérir Brayden Schenn, un centre de 34 ans.

C’est un signal clair envoyé à toute la ligue : les Islanders ne sont pas en reconstruction, ils sont en mode « on y va ».

Quand tu paies ce prix-là pour un joueur de cet âge-là, tu ne bâtis pas pour dans trois ans. Tu veux gagner maintenant.

Et c’est exactement là que le problème commence.

Parce que quelques semaines plus tard, ce même Mathieu Darche congédie Patrick Roy en invoquant un manque de structure, des lacunes défensives, une équipe mal organisée dans sa zone.

Mais ces lacunes-là, elles existaient déjà.

Tout le monde les voyait.

Les Islanders dépendaient énormément de Ilya Sorokin, leur gardien, pour masquer les problèmes défensifs. Les statistiques avancées étaient inquiétantes, l’équipe accordait trop de chances de qualité, et Roy lui-même l’avait reconnu publiquement :

“On leur a donné 11 chances dans cette période… tu penses gagner comme ça?”

“On ne peut pas jouer comme ça défensivement.”

Il ne se cachait pas. Il pointait le vrai problème.

Donc Darche savait.

Il savait dans quoi il s’embarquait… et malgré ça, il a choisi d’être acheteur.

Et ensuite?

Il change complètement de direction.

Il congédie Roy et se tourne vers Peter DeBoer, un entraîneur reconnu dans toute la LNH pour son système défensif extrêmement structuré, pour son approche méthodique, pour son obsession du détail en zone défensive.

Ce n’est pas un coach de spectacle.

Ce n’est pas un coach de transition rapide.

C’est un coach de contrôle.

Et là, la contradiction est totale.

Tu paies cher pour un vétéran afin de pousser ton équipe vers les séries… puis tu changes de philosophie en pleine course, comme si tu découvrais soudainement que ton équipe n’était pas structurée défensivement.

Ça ne tient pas.

Il y a un autre élément qui rend toute cette situation encore plus difficile à comprendre, et c’est ce que Mathieu Darchelui-même avait promis en arrivant en poste.

Dès ses premières sorties publiques, Darche avait été clair sur sa vision. Il voulait moderniser les Islanders. Il voulait s’éloigner du modèle instauré pendant des années par Lou Lamoriello.

Il parlait d’une équipe plus rapide, plus créative, plus portée vers l’offensive. Une équipe capable de générer du spectacle, de marquer, de suivre la tendance actuelle de la LNH plutôt que de s’enfermer dans un système fermé et conservateur.

En d’autres mots, il voulait briser ce moule-là.

Mais aujourd’hui, qu’est-ce qu’on voit?

Il congédie Patrick Roy, puis il se tourne vers Peter DeBoer, un entraîneur qui incarne exactement ce modèle que Darche disait vouloir laisser derrière. Un coach ultra-structuré, obsédé par la défensive, par le contrôle du jeu, par la réduction des risques.

C’est un virage à 180 degrés.

Et ça soulève une question qui dérange de plus en plus de monde, autant à New York qu’ailleurs dans la ligue.

Est-ce que Mathieu Darche est vraiment en train d’imposer sa vision?

Ou est-ce qu’il est en train de revenir, tranquillement, vers celle de Lou Lamoriello?

Et c’est là que le mot commence à circuler.

Marionnette.

Peut-être excessif. Peut-être injuste.

Mais quand les actions contredisent autant les intentions affichées au départ, quand le discours initial s’effondre aussi rapidement… la perception devient difficile à contrôler.

Parce qu’au final, Darche avait promis une rupture.

Et aujourd’hui, tout ce qu’on voit, c’est un retour en arrière.

Alors quand Darche change de cap aussi drastiquement, aussi rapidement, après avoir fait un mouvement aussi agressif à la date limite… la question devient inévitable.

Est-ce qu’il suit vraiment son plan?

Ou est-ce qu’il est en train d’ajuster le tir sous influence?

Parce qu’au final, ce n’est pas seulement Patrick Roy qui a payé le prix.

C’est toute la direction de l’équipe qui est devenue floue.

Acheteur… puis changement de cap.

Urgence… puis virage défensif.

Pression pour gagner… puis remise en question complète.

Et dans une course aux séries aussi serrée, ce genre d’hésitation, ça ne pardonne jamais.