Geneviève Guibault prend la porte de sortie. Ube véritable gifle politique pour Jean-Charles Lajoie.
Pendant des mois, l'animateur de TVA Sports répétait sur les ondes que Martin St-Louis ne survivrait pas à la tempête, que le coach du Canadien serait congédié avant tout le monde, que son temps à Montréal était compté et qu'il allait démissionner en décembre 2024.
Dans ce même souffle, on laissait entendre que Geneviève Guilbault, elle, était solide, installée pour longtemps, protégée, promise à un avenir encore plus grand. Certains la voyaient déjà succéder à François Legault.
Le temps vient de trancher. Brutalement.
Martin St-Louis est toujours là. En poste. Respecté. Sous contrat à 5 millions de dollars par année jusqu’en 2027, avec une crédibilité intacte et, plus que jamais, un profil de candidat sérieux au trophée Jack Adams.
Il a encaissé les défaites, absorbé la pression, assumé publiquement ses décisions, protégé ses joueurs et reconstruit une équipe dans la transparence. Il n’a jamais nié la réalité. Il l’a affrontée.
Geneviève Guilbault, elle, vient de quitter par la petite porte.
Et la différence entre les deux est fondamentale. Martin St-Louis est payé par une organisation privée et livre ce pour quoi il est rémunéré. Geneviève Guilbault est payée par les contribuables… et laisse derrière elle un gouffre de 1,1 milliard de dollars, un système public paralysé et une crise de confiance sans précédent.
Le symbole parfait de cette chute porte un chiffre précis : 393 000 $.
C’est le coût de cette fameuse « cellule de restructuration » mise en place pour gérer un fiasco qu’elle connaissait déjà.
Trois conseillers à 131 200 $ chacun, embauchés non pas pour réparer le système, mais pour produire un rapport, évaluer des services effondrés et, surtout, diluer les responsabilités politiques.
Leur mandat : évaluer la qualité des services de la SAAQ… après le fiasco.
Alors que les Québécois faisaient la file pendant des heures, que les frais augmentaient et que le système plantait, la ministre a décidé de payer près de 400 000 $ d’argent public pour faire écrire un rapport sur un désastre qu’elle savait déjà exister. (certains affirment que le montant se rapproche de 400 000 dollars car ces faux conseillers ont reçu des bonis en plus du montant initial).
Et c’est là que le scandale prend toute sa dimension.
Parce que la commission Gallant a démontré que Geneviève Guilbault était au courant du chaos dès 2023. Des courriels le prouvent. Elle parlait elle-même du « merdier » de la SAAQ en privé. Elle dénonçait la situation dans ses échanges internes… tout en affirmant publiquement que tout allait bien.
Donc, Guibault a dépensé tout cette argent pour cacher son mensonge.
On n'a jamais vu une ministre mentir effrontément en live comme la belle Geneviève:
MON HOMMAGE À GENEVIÈVE ! TU T'EN VAS COMME UN SOLEIL QUI DISPARAÎT COMME UN ÉTÉ, COMME UN DIMANCHE !!!
— Pat Laliberté - La Tribune du peuple (@Pat77432407) January 18, 2026
La docile nous quitte. pic.twitter.com/QGOqhi7DkG
Un vérificateur indépendant aurait pu produire un diagnostic similaire pour une fraction du prix. Mais un vérificateur indépendant, ça ne protège pas la tricherie d'une ministre. Une cellule nommée par la menteuse.., oui.
Et c’est pour cette raison que Geneviève Guilbault ne peut pas simplement partir et tourner la page.
Ces 393 000 $ doivent être remboursés.
Pas par la SAAQ.
Pas par le ministère.
Par elle.
Parce que Martin St-Louis, lui, gagne 5 millions par année avec de l’argent privé et livre ce qu’on attend de lui.
Parce qu’il n’a jamais menti.
Parce qu’il a tenu le cap.
Parce que l'honnêteté est toujours plus payante que les mensonges. Une véritable leçon.
La commission Gallant a fait voler en éclats le dernier rempart de défense de la ministre : l’ignorance. Les courriels existent. Les documents ont circulé. Les réunions ont eu lieu.
Dès 2023, elle savait que le projet était un désastre. Elle en parlait dans des échanges privés avec François Legault, tout en affirmant publiquement que tout était sous contrôle.
Et pendant qu’elle se présentait en victime, elle autorisait des mécanismes coûteux pour cacher la crise médiatique, pas pour corriger la faute initiale.
La cellule à 393 000 $ est devenue le symbole de cette fuite en avant : payer pour camoufler.
La différence avec Martin St-Louis est cruelle… et révélateur.
Jean-Charles Lajoie avait prédit l’inverse. Il s’était trompé. Complètement. St-Louis est toujours debout, mieux armé que jamais, respecté par son vestiaire et par la ligue.
Geneviève Guilbault, elle, voit son rêve politique s’effondrer. Celui de succéder à Legault. Celui de s’imposer comme figure centrale du gouvernement. Ce rêve ne sera jamais lavé. Trop de preuves. Trop de contradictions. Trop d’argent public englouti.
Dans une société normale, un départ politique comme celui-là ne suffit pas. Il doit y avoir des conséquences concrètes. Le remboursement des 393 000 $ n’est pas une vengeance. C’est un minimum moral. Un geste de réparation symbolique envers un public qui a payé pour une opération de camouflage politique.
Martin St-Louis gagne 5 millions par année et personne ne réclame un remboursement, parce qu’il livre, parce qu’il assume, parce qu’il ne ment pas.
Geneviève Guilbault quitte son poste en laissant derrière elle un système brisé, une facture astronomique… et une cellule de sauvetage payée par ceux qu’elle a trompés.
La conclusion s’impose d’elle-même.
Jean-Charles Lajoie s’est trompé sur toute la ligne.
Martin St-Louis est encore là, peut-être pour longtemps.
Geneviève Guilbault est partie.
Et si la justice financière existait vraiment au Québec, son départ serait accompagné d’un chèque de 393 000 $ retourné aux contribuables.
Tout le reste n’est que discours.
