Le Québec vient de perdre l’un de ses plus grands acteurs.
Marc Messier est décédé à l’âge de 78 ans, laissant derrière lui un héritage immense qui aura marqué plusieurs générations de Québécois.
La nouvelle provoque une onde de choc partout dans la province.
Pendant plus de cinquante ans, Marc Messier a été l’un des visages les plus aimés de la télévision, du théâtre et du cinéma québécois. Peu d’artistes peuvent se vanter d’avoir créé autant de personnages devenus cultes.
Pour plusieurs, il restera à jamais Marc Gagnon, le capitaine passionné du National de Québec dans la télésérie Lance et compte, un rôle qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise.
Pour d’autres, il sera toujours Bob Chicoine dans Les Boys, avec ses répliques inoubliables et son amour du hockey.
Le discours de Bob "sur la dureté du mental" a marqué la province du Québec en entier.
Impossible également d’oublier Réjean dans La petite vie, personnage complètement éclaté qui est encore aujourd’hui associé à l’une des plus grandes séries humoristiques de notre histoire.
Au théâtre, son nom demeurera éternellement lié à Broue, cette pièce mythique qu’il a portée pendant près de quatre décennies aux côtés de Michel Côté et Marcel Gauthier, devenant un véritable phénomène culturel au Québec.
Né à Granby en 1947, Marc Messier n’était pourtant pas destiné au métier d’acteur. Passionné de hockey durant sa jeunesse, c’est un professeur d’anglais qui lui a fait découvrir le théâtre en lui demandant d’interpréter un monologue de Hamlet. Ce moment allait changer sa vie… et celle de millions de Québécois.
Au fil de sa carrière, il s’est imposé comme un acteur capable de tout jouer. La comédie comme le drame. Les personnages colorés comme les rôles plus profonds. Avec son regard perçant, sa présence imposante et son immense talent, il est devenu une véritable institution culturelle.
Marc Messier laisse dans le deuil ses trois enfants, Gabrielle, Félix et Jeanne, mais également tout un peuple qui a grandi avec ses personnages.
Aujourd’hui, c’est le Québec entier qui lui rend hommage, tout le comme le monde du hockey québécois qui se rappellera de Bob et Marc Gagnon pour l'éternité.
Lui qui avait grandi tout près d’une patinoire à Granby avait conservé toute sa vie cet amour du sport. On sentait cette authenticité dans chacun de ses personnages liés au hockey. Rien ne paraissait forcé. Que ce soit comme capitaine du National, amoureux des femmes, ou comme vétéran-séducteur des Boys, il dégageait cette crédibilité qui faisait croire aux téléspectateurs qu’il avait réellement passé sa jeunesse dans un vestiaire.
Une immense page de notre culture vient de se tourner.
Merci pour tout, Marc Messier. Reposez en paix.
