L'entourage de Brendan Gallagher commence à grincer des dents.
Parce que pendant que les Canadiens de Montréal envoient, match après match, le message qu’il ne fait plus partie de leurs plans (laissé de côté, exclu de la rotation, dépassé par des gars comme Zachary Bolduc et Joe Veleno), le clan Gallagher, lui, commence à trouver que la ligne est franchie.
Parce qu’il y a une différence entre gérer la fin d’un cycle… et humilier un joueur qui a tout donné à ton organisation.
On parle d’un gars qui a joué blessé, qui s’est sacrifié pendant des années, qui a porté cette équipe dans des moments où elle n’avait plus rien. Et aujourd’hui, on lui fait comprendre qu’il est rendu un indésirable. Pas en mots. Mais en gestes. En décisions. En silences.
Et ça, ça passe très mal dans son entourage.
Parce que tout pointe vers une direction extrêmement claire : on prépare la sortie.
Est-ce que ce sera un rachat cet été? C’est une possibilité très réelle, surtout avec tout ce qu’on sait de l’impact sur la masse salariale qui serait minime.
Un rachat, dans ce cas précis, ne coûterait pas “rien”… mais ne serait pas non plus catastrophique. Gallagher doit encore toucher 4 millions de dollars en salaire réel pour 2026-2027, et dans un scénario de rachat, le Canadien paierait environ 67 % de ce montant.
Sur la masse salariale, ça se traduirait par un cap hit d’environ 3,83 M$ la saison prochaine, soit une économie immédiate d’environ 2,67 M$ par rapport à son impact actuel de 6,5 M$. C’est ça, le nerf de la guerre.
Mais comme toujours avec un rachat, la facture se déplace dans le temps.
En 2027-2028, alors que son contrat serait normalement complètement effacé, le Canadien traînerait encore une pénalité d’environ 1,33 M$ sur sa masse salariale. Donc oui, tu sauves de l’argent à court terme, mais tu t’imposes une petite dette l’année suivante.
Rien de majeur dans un plafond qui continue de monter, mais suffisant pour forcer une vraie réflexion et surtout, éliminer le malaise autoue de l'attaquant qui boude de plus en plus.
La question n’est pas seulement “peut-on racheter Gallagher?”, mais plutôt “est-ce que ça vaut la peine de le faire?”.
Est-ce que sauver 2,67 M$ dès l’an prochain permet d’ouvrir une place pour un joueur plus utile, plus rapide, plus aligné avec la nouvelle identité du club?
Ou est-ce que le Canadien préfère absorber son contrat une dernière année par respect, quitte à ne plus l’utiliser réellement?
Dans les faits, le calcul est brutal : payer moins cher pour ne plus avoir à le faire jouer et ne plus voir sa face de boeuf… ou payer plein prix pour un joueur que tu n’oses plus envoyer dans la mêlée... et avoir à supporter sa mauvaise humeur.
Est-ce que le club pourrait tenter de contourner le problème en “inventant” une blessure pour le placer sur la LTIR, comme certains le murmurent en coulisses?
Ce genre de scénario, s’il se matérialise, attirerait inévitablement l’attention de la ligue, et on sait très bien que la LNH ne prend pas ça à la légère.
Mais au-delà des scénarios, c’est le message actuel qui choque.
Parce que Gallagher ne joue plus. Parce qu’il ne fait même plus partie de la rotation normale. Parce qu’on l’a vu disparaître de moments clés (la photo du 50e de Cole Caufield), puis réapparaître de façon forcée pour celle du 100e de Nick Suzuki, sans même participer pleinement. Parce que même quand il est là… il n’est plus vraiment là.
Et pendant ce temps, le Canadien gagne.
C’est peut-être ça, le plus cruel dans toute l’histoire.
Parce que quand une équipe avance sans toi, quand elle trouve des solutions ailleurs, quand des joueurs plus jeunes, plus rapides, plus impliqués prennent ta place et ne la redonnent plus… le verdict est déjà en train de tomber.
Et le clan Gallagher le voit.
Sa conjointe, ses proches, son agent… tout le monde comprend ce qui se passe en ce moment. Ce n’est plus une simple baisse de régime. Ce n’est plus une gestion temporaire. C’est une mise à l’écart progressive, méthodique.
Et la question qui dérange commence à circuler de plus en plus fort :
Après tout ce qu’il a donné… est-ce que le Canadien est en train de lui manquer de respect?
Parce qu’il y a une façon de tourner la page.
Et en ce moment, à Montréal, ça commence dangereusement à ressembler à une rupture mal gérée.
