Manque de classe: Matthew Tkachuk va trop loin

Manque de classe: Matthew Tkachuk va trop loin

Par David Garel le 2026-02-09

Matthew Tkachuk est un joueur exceptionnel. Personne ne remet ça en question. Mais côté classe? Encore une fois, on repassera.

En pleine préparation olympique à Milan, alors que les projecteurs sont braqués sur chaque mot prononcé par les vedettes internationales, l’attaquant de Team USA a choisi de régler ses comptes de rivalité de la Floride… au détriment d’un gars blessé.

Quand Matthew Tkachuk affirme publiquement que l’arrivée de Sam Bennett représente une « amélioration » pour le Canada après la blessure de Anthony Cirelli, il ne fait pas juste complimenter son coéquipier des Panthers de la Floride. Il envoie une flèche directe à Cirelli. Un gars qui vient tout juste de perdre son rêve olympique à cause d’une blessure.

C’est ça, le problème.

Cirelli ne s’est pas fait sortir parce qu’il jouait mal.

Il ne s’est pas fait tasser parce qu’il n’était pas assez bon.

Il est OUT parce que son corps l’a lâché.

Et pendant que lui encaisse le coup dans le silence, Tkachuk choisit ce moment précis pour dire devant les caméras que Bennett rend le Canada meilleur.

Sérieusement?

On parle d’un joueur qui devait avoir un rôle clair dans les trios de profondeur, dans le jeu défensif, dans les mises au jeu importantes. Un joueur respecté dans le vestiaire du Lightning de Tampa Bay. Un joueur qui se préparait mentalement à représenter son pays.

Et là, en une phrase, Tkachuk transforme ça en bulletin scolaire.

C’est gratuit.

C’est inutile.

Et c’est exactement du Tkachuk.

Parce que oui, ça fait partie du personnage.

Depuis des années, Matthew Tkachuk vit pour ça : provoquer, piquer, alimenter les rivalités. On l’a vu dans les guerres Panthers–Lightning, on l’a vu dans les mêlées générales, on l’a vu dans les séries.

Il déteste Cirelli depuis toujours vu que c'est son ennemi de Tampa Bay. Mais c'était tellement gratuit de l'enfoncer au fond du trou publiquement.

Cette saison seulement, ces deux équipes ont accumulé près de mille minutes de pénalité en se croisant la route. C’est une haine sportive assumée.

Mais là, on n’est plus dans un match de saison régulière.

On est aux Jeux olympiques.

Et quand tu représentes ton pays, il y a un minimum de décence attendu.

Ce commentaire-là n’était pas nécessaire. Tout le monde sait que Bennett est un joueur utile, intense, capable de jouer du hockey de séries. Pas besoin d’écraser Cirelli pour le valoriser.

Mais Tkachuk ne peut pas s’en empêcher.

Il veut entrer dans la tête du monde.

Il veut créer du bruit.

Il veut mettre de l’huile sur le feu Canada–États-Unis.

C’est sa marque de commerce.

Sauf que cette fois, la cible n’est pas un rival sur la glace. C’est un joueur blessé, laissé de côté malgré lui.

Imagine deux secondes Anthony Cirelli, chez lui, en rééducation, à regarder ça passer.

Tu rates les Olympiques.

Tu encaisses la déception.

Et tu vois un joueur adverse dire publiquement que ton remplaçant est une « amélioration ».

C’est brutal.

Oui, Bennett est un bon ajout.

Oui, le Canada reste extrêmement fort.

Mais non, ça ne justifiait pas ce manque total de tact.

Matthew Tkachuk est bâti pour la guerre.

Pas pour l’élégance.

Et c’est exactement ce qu’on vient de voir.

Un joueur élite.

Un compétiteur féroce.

Mais encore une fois, un sérieux déficit de classe.

À Milan, la rivalité Canada–États-Unis n’a même pas encore atteint la première mise au jeu qu’elle est déjà en ébullition. Et ce sont précisément des commentaires comme ceux de Matthew Tkachuk qui mettent le feu aux poudres.

Dans le village olympique, chaque mot est disséqué, chaque déclaration circule d’un vestiaire à l’autre, et personne ne fait semblant de ne pas entendre. Quand un leader américain suggère publiquement qu’un joueur canadien blessé est remplaçable, pire, améliorable, ça ne reste jamais sans réponse.

Pas dans ce contexte-là. Pas avec ce passif-là. Pas avec deux nations qui se préparent à se sauter à la gorge pour l’or. Tkachuk dit peut-être tout haut ce qu’il pense, mais il nourrit surtout une animosité qui n’avait pas besoin de ça pour exploser. Et si le Canada cherchait une motivation supplémentaire, elle vient de lui être servie sur un plateau d’argent.