Manque de classe: Mathieu Darche nous donne mal au coeur

Manque de classe: Mathieu Darche nous donne mal au coeur

Par David Garel le 2026-04-12

Quelle honte suprême pour Mathieu Darche le lâche.

Il y a des soirs qui ne sont pas juste des défaites. Il y a des soirs qui exposent tout. Qui arrachent tout ce qui est fake.

Qui révèlent les erreurs, les raccourcis, le manque de classe et de respect de la part du DG québécois.

Une défaite de 4-1 contre le CH qui élimine officiellement les Islanders de New York.

Pendant que Nick Suzuki atteignait le plateau symbolique des 100 points, incarnant une équipe en pleine ascension, structurée, assumée… de l’autre côté, c’était le vide.

3 buts... en 55 secondes...

Une équipe désorganisée. Une équipe qui ne ressemblait plus à rien. Une équipe qui s’est littéralement effondrée au pire moment.

Et au centre de tout ça?

Mathieu Darche.

Parce qu’à un moment donné, il faut arrêter de tourner autour du pot. Ce n’est pas juste une défaite. Ce n’est pas juste une mauvaise séquence.

C’est le résultat direct d’une gestion honteuse.

C’est le prix à payer pour avoir voulu jouer au plus fin.

Darche a congédié Patrick Roy à quatre matchs de la fin.

Alors que l’équipe était encore dans la course. Alors qu’elle se battait. Alors qu’elle était imparfaite, oui… mais vivante.

Ce qui choque encore plus dans toute cette histoire, ce n’est même pas la décision de congédier Patrick Roy. Dans la LNH, ça fait partie du métier.

Ce qui dérange profondément, c’est la façon. Parce que quelques semaines à peine avant de le remercier, Mathieu Darche répétait partout qu’il avait une excellente relation avec lui, qu’il aimait travailler avec lui, qu’il respectait son travail. Il parlait d’un coach engagé, d’un homme de hockey compétent.

En agissant ainsi, Darche ne s’est pas seulement séparé d’un entraîneur, il a exposé un manque de respect envers un homme qui tenait encore son vestiaire, qui se battait avec un groupe limité, et qui n’a jamais été lâché par ses joueurs.

Dans une ligue où la crédibilité d’un dirigeant repose aussi sur sa parole, sur sa capacité à être droit avec ses employés, ce genre de revirement laisse des traces.

Ça donne l’impression d’un DG qui protège son image, qui cherche un coupable, plutôt que d’assumer ses propres décisions.

Et il a remplacé son chum par Peter DeBoer, un entraîneur reconnu pour sa structure défensive rigide, dans un vestiaire qui n’avait même pas le temps d’assimiler un nouveau système.

Résultat?

Un désastre.

Un groupe perdu.

Une équipe qui se fait exposer… au moment le plus critique de la saison.

Et pendant ce temps-là, Montréal joue son meilleur hockey de l’année.

La claque est totale.

Parce que cette décision-là, Darche l’a prise en pensant provoquer une étincelle.

Mais il a plutôt éteint ce qui restait.

Et ce n’est pas un cas isolé.

Parce que quand tu regardes l’ensemble de son travail… le portrait devient encore plus inquiétant.

Tu échanges un défenseur numéro un comme Noah Dobson.

Un droitier de premier plan.

Un joueur encore jeune.

Un pilie.

En retour?

Des espoirs.

Viktor Eklund. Kashawn Aitcheson.

Des bons jeunes, oui.

Mais rien qui change une organisation à court terme.

Et pendant ce temps, Montréal récupère Dobson… et met la main sur Alexander Zharovsky en 2e ronde alors qu'en réalité, il est un choix top-10.

C’est une double perte.

Une lecture complètement ratée.

Et comme si ce n’était pas assez, Darche décide ensuite… d’être acheteur.

Dans une équipe qui n’est même pas prête.

Un choix de première ronde sacrifié pour Brayden Schenn.

Un vétéran de 34 ans.

Pas un joueur de concession.

Pas un joueur qui change une trajectoire.

Un pari court terme… dans une organisation qui aurait dû penser long terme.

Puis tu ajoutes des morceaux comme Ondrej Palat, fini à la corde et dans les gradins, sans oublier Carson Soucy, qui n’a jamais stabilisé quoi que ce soit.

Et là, tu comprends.

Ce n’est pas une erreur.

C’est une série d’erreurs.

Une direction floue.

Une équipe coincée entre deux visions.

Et au milieu de tout ça, tu as sacrifié ton entraîneur.

Patrick Roy a servi d'agneau sacrifié.

Il a pris les critiques.

Il a pris la pression.

Il a pris les coups.

Alors que cette équipe-là… n’aurait jamais dû être dans cette position en premier lieu.

Le contraste avec Montréal est brutal.

D’un côté, une équipe qui construit.

Qui développe.

Qui assume sa vision.

De l’autre, une organisation qui improvise.

Qui panique.

Qui change de cap en pleine tempête.

Ce n’est pas juste une défaite des Islanders.

C’est l’échec de Mathieu Darche... le pire DG de la LNH en 2025-2026.

Karma.

Parce que congédier ton coach pour masquer tes propres erreurs…c'est un manque de classe qui nous donne mal au coeur...